Actualités de la paroisse 
Sainte Anne des Monts et Rivières

Page d'accueil

Epidémie de coronavirus : pas de messe le dimanche et en semaine,
 ni de réunion, ni de catéchisme ni d'aumônerie des jeunes  jusqu'à nouvel ordre

PÈLERINAGE À GRIGEAS le 2 juin, dans le respect des règles sanitaires

Grande fête de la foi dimanche 20 septembre pour toute la paroisse
avec notamment les premières communions et professions de foi

Toutes les homélies du père Gilles Gracineau et infos paroissiales depuis le début du confinement

 Funérailles religieuses célébrées dans l'intimité familiale - mise à jour 28 mai

l'Ascension  père Gilles gracineau- télécharger

Neuvaine à partir de l'Ascension pour nous préparer à recevoir l'Esprit saint - télécharger

6e mardi de Pâques – 19 mai 2020 - télécharger

Dimanche 17 mai  6e dimanche de Pâques  Célébrons la Parole - télécharger

5e samedi de Pâques – le discernement dans l'Esprit- 16 mai 2020 - télécharger

En ce jour du 14 mai, à toutes les personnes de "bonne volonté"

Vie d'ici  mise à jour du 18 avril   2eme bulletin Eymoutiers, soutien psychologique, un médecin vous répond... 

Lettre aux familles du 8 mai 2020 - télécharger

Quelques notes pour me guider dans une « relecture » de ma vie.  

        Quelques informations 18 avril

L'angélus,
prière à St Martial : Mgr Bozo nous invite à prier chaque jour    

Lettre de Monseigneur Bozo du 8 mai 2020 - télécharger

Liens pour participer à la messe ou pour prier          - pour les enfants 

Le Rosaire pendant le mois de Marie - suivi de témoignages de paroissiennes

Si vous connaissez un personne hospitalisée au CHU, contactez  l'Aumônerie 

Retraite virtuelle à Lourdes

Crise sanitaire, Confinement : des « situations d’ouverture »
pour accueillir les lumières de la Parole de Dieu - père Gilles -
Télécharger

Témoignages de paroissiens sur le temps du confinement et le rosaire - télécharger

5e Lundi de Pâques - Homélie du père Gilles - télécharger

5eme dimanche de Paques 10 mai 2020 – Homélie du père Gilles - télécharger 
suivie des méditations des paroissiens 

Homélie du 4eme vendredi de Pâques – 8 mai 2020 - télécharger

4eme dimanche du Bon Pasteur - Homélie du 3 mai 2020 - télécharger

Dimanche du Bon pasteur, des témoins -  3 mai 2020 - télécharger

 Liens pour nous aider à prier ce dimanche 3 mai et les jours suivants

Mgr Bozo: Bénédiction des rameaux en période de confinement, 
à transmettre
à toute personne qui s'interroge 

Père Gilles Gracineau 2 avril: Rameaux en période de confinement, sacrement du pardon, communion spirituelle - télécharger

Lettre de Monseigneur Bozo du 26 mars : aider le diocèse, la semaine sainte

Voir en direct la messe tous les jours: Monseigneur Bozo a besoin de 1000 abonnés sur la chaîne « YouTube du diocèse de Limoges » -
cliquer sur "je m'abonne"

Monseigneur Bozo sur KTO

Bénédiction du pape François du vendredi 27 mars

Le gouvernement en appelle à la solidarité des Français

Interview de Gael Giraud ce matin 29 mars sur le site de France inter

Gaël Giraud, 24 mars, dépister, confinement, fabriquer des masques...

Lettre de Monseigneur Bozo du 17 mars 2020 à tous les catholiques

MESSAGE DES ÉVÊQUES DE FRANCE du 19 mars
AUX CATHOLIQUES ET À TOUS NOS CONCITOYENS- 
invitation à sonner les cloches et à prier le 25 mars, jour de l'Annonciation

Adieu sœur Marie Gabrielle

Adieu père Jean Michel Salomon

Adieu père Alain Carof : complice associatif et curé laïc

Appel de Monseigneur Bozo : « YouTube diocèse de Limoges »

Equipe Laudato Si  : et l'association « Qu’est ce qu’on attend" ?

Atelier chants suspendus jusqu'à nouvel ordre

La paroisse va demander le label  « Eglise verte »

Permanence « Vie libre » (Aide aux malades de l’alcool) 
suspendues en raison du confinement

Dimanches fraternels , rendez-vous  paroissiaux, été 2020

Les lettres de Carême du père Jean Michel Salomon en 2019

Itinérance du prêtre 

Secours Catholique  

Eveil à la foi pour les enfants à partir de 3 ans, catéchisme, 
et aumônerie des jeunes pour les jeunes à partir de la 6eme
Renseignements et inscriptions

Adieu Soeur Marie-Jo 

Deuxième lettre notre évêque monseigneur Bozo aux diocésains septembre 2019

Qu'est-ce que le Prado?

L'Ordination diaconale de Jean Vincent a eu lieu le 9 juin 2019

A propos des migrants: lettre de communautés chrétiennes 
Journée mondiale du migrant et du réfugié 
fixée par le saint Père au 29 septembre 2019

Lettre du pape François au peuple de Dieu       télécharger  
C'est une lettre importante concernant les abus sexuels, de pouvoir et de conscience commis par .......

Collecte du denier de l'Église  :  www.collectedudenier.fr.  
qui permet au diocèse de donner aux prêtres un salaire 

Fête des 50 ans de la paroisse jumelle de Seguénéga le 25 novembre 2018

Le calendrier de l'Avent géant en 2018, 2017

Notre nouvel évêque Monseigneur Pierre Antoine Bozo a visité notre paroisse
 du 23 au 25 février 2018 

 

les photos 
de son ordination  le 3 septembre 2017
 les adultes, les jeunes de 15 à 30 ans et les collégiens étaient invités, 

Sa lettre aux diocésains  

Départ des soeurs
en 2017

19 novembre 2017, journée mondiale des pauvres
pour en savoir plus, télécharger: 
la lettre du pape François et la lettre de monseigneur Bozo 

Migrantscene du 18 novembre au 10 décembre 2017
festival organisé par la CIMADE, 
à Chateauneuf, Eymoutiers, Peyrat, St Martin Chateau, ..

Après le forum sur l'éducation, écoutez les échanges 
avec Anne Barth  réalisatrice des films 
« Quels enfants laisserons-nous à la planète ? »
  et « L’arbre de l’enfance, aux racines de l’être ».

Éduquer, c'est quoi? texte de la conférence de Bernard Vigneras en 2017

 

Retraite virtuelle à Lourdes
Amis pèlerins, allons à Lourdes 

Tout cela peut sembler un peu irréel, artificiel, improbable. Et pourtant.... dans un quotidien où on nous demande de "rester chez soi", nous osons proposer un pèlerinage, un chemin spirituel qui permette d'aller à la découverte de Bernadette, à la rencontre et à l'écoute de Marie et du Christ.

Sans hésiter une seconde, nous faisons venir le sanctuaire de Lourdes dans notre lieu de vie. Il nous suffit de lui faire une petite place chaque jour, au gré de nos envies, de nos besoins, de notre temps.... Bernadette sera notre guide. Il faut simplement cliquer sur le lien pour commencer le voyage. 


https://www.diocese-limoges.fr/actualites/marie-notre-dame-de-lourdes-viens-me-visiter
 
En France, face à la crise du Covid-19, le gouvernement en appelle à la solidarité des Français

 https://www.20minutes.fr/societe/covid-19/. Il a lancé une plate-forme, jeveuxaider.gouv.fr, qui met en relation les citoyens avec les associations.

Des « missions vitales » qui vont de l’aide alimentaire d’urgence à la « garde exceptionnelle d’enfants » en passant par le maintien d’un « lien avec les personnes fragiles isolées ». Alors que des milliers de salariés se retrouvent au chômage technique, sans activité, certains y voient l’occasion de s’engager et donner de leur temps, autrement.

Est-ce votre cas ? Allez-vous répondre à l’appel du gouvernement ? Si oui, pourquoi ? Vers quelles actions souhaitez-vous vous tourner ? Quelle est votre autre manière de témoigner votre solidarité ? Vous pouvez témoigner en remplissant le formulaire ci-dessous. Vos témoignages serviront à la rédaction d’un article. Merci d’avance !

chômage technique :https://www.20minutes.fr/economie/2738367-20200312-coronavirus-3600-entreprises-60000-salaries-concernes-chomage-technique
 
Si vous connaissez un personne hospitalisée au CHU, contactez  l'Aumônerie 

En ce temps difficile, je viens m'unir à votre prière et vous rappeler que même si nous n'avons pas la possibilité d'aller au chevet des personnes hospitalisées, nous pratiquons l'accompagnement par téléphone, qu'il soit humain, spirituel ou/et religieux.

Aussi, n'hésitez pas à signaler toute personne de votre connaissance hospitalisée au CHU et qui serait contente d'avoir une conversation avec une personne de notre service. Nous sommes aussi à l'écoute des familles dont un membre est hospitalisé. Pour celles qui auraient une personne décédée suite au COVID 19, une présence, un accompagnement, une prière, voire une célébration est possible à la chapelle du CHU. Pensez à nous signaler comme accompagnant plutôt que de les laissez aller seules voir leur défunt. (possibilité sur un temps très court)

UN N° direct : 06 08 54 85 34

Vous pouvez aussi me joindre au 06 74 53 52 66 (en particulier pour les circonstances permises lors d'un décès suite COVID 19)

Marie Claire Taubregeas, déléguée diocésaine de la pastorale de la santé

 
Mgr Bozo 26/03/20

L'actualité du diocèse                La communication du diocèse                  La Semaine Sainte

Chers donateurs, 

Notre monde, notre pays traversent une crise sanitaire sans précédent. Elle a des conséquences multiples : politiques, économiques, sociales, familiales, religieuses aussi. La priorité est sur la ligne de front, puisqu’il s’agit d’un genre de guerre : dans les hôpitaux, les EHPAD mais aussi auprès des plus vulnérables. Sans compter l’urgence économique, pour sauvegarder nos capacités de production, nos
emplois.

La mission de l'Église

Comme vous le devinez, cette crise du Covid 19 n’est pas sans fortes répercussions également sur la vie de l’Église. En ce temps de crise, nous essayons d’honorer au mieux la mission, par le soutien fraternel et les réponses aux appels de détresse, mais aussi en allant porter le sacrement des malades ; en restant en lien avec les personnes les plus isolées et vulnérables, ou avec les enfants du catéchisme et les jeunes ; en assurant la célébration des obsèques selon les termes prévus par la loi d’urgence sanitaire, en célébrant les messes aux intentions demandées. C’est beau de voir les prêtres et les communautés s’organiser et se mobiliser. Merci à vous aussi de cet engagement et de celui de la prière, accessible à tous et décisif ! 

L'actualité du diocèse

Nous nous sommes concentrés sur le plus urgent en nous disant que « l’intendance suivrait »… Vous-mêmes avez bien d’autres préoccupations et difficultés de tous ordres. Cependant, la situation économique du diocèse va être rendue difficile. Ainsi, il ne nous est pas possible d’imprimer les lettres de lancement de la campagne du Denier de l’Église qui devraient actuellement être distribuées. Ce n’est pas sans incidences. Sans Denier, avec le manque à gagner des quêtes qui ne rentreront pas durant plusieurs semaines, nous ne pourrons assurer les traitements des prêtres, religieuses et les salaires des personnels laïcs. Nous avons d’ores et déjà informé les prêtres que leur traitement, comme ceux des laïcs en chômage partiel, serait diminué durant tout le temps du confinement.

Aussi, je me permets, même en ces temps difficiles, de vous inviter à provisionner la somme que vous versez habituellement au Denier, et pourquoi pas l’argent que vous donnez chaque dimanche à la quête, pour pouvoir répondre à l’appel du Denier lorsque la vie « normale » aura repris et que les courriers vous parviendront. Cela peut-être pour certains l’occasion de passer au versement électronique... (vous en trouverez la procédure sur notre site Internet. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des difficultés). 


La communication du diocèse

Une autre manière d’honorer la mission en ces temps compliqués, c’est de communiquer. Notre Pôle Communication ne chôme pas. Vous pouvez consulter le nouveau site diocésain. C’est là que vous trouverez d’ailleurs les informations pour votre don électronique. Chaque jour, le vicaire général ou moi-même célébrons la messe à l’oratoire de l’évêché à 11 h 30, retransmise en direct sur la page Facebook du diocèse suivie de la prière de l’Angelus et d’une prière à Saint Martial. 

Site internet du diocèse 

Facebook du diocèse 

La Semaine Sainte

Pour la Semaine Sainte, les offices seront retransmis depuis la cathédrale, vous pourrez y avoir accès par Internet et en consulter les horaires sur le site du diocèse. 

Pour que ces retransmissions puissent être accessibles au plus grand nombre, nous avons besoin d’avoir 1000 abonnés sur la chaîne
« YouTube du diocèse de Limoges ». Aussi, je vous invite à vous y rendre et à cliquer sur « s’abonner », cela rendra service à tous ceux qui n’ont accès qu’au site Internet et pas aux réseaux sociaux.

En ce lendemain de l’Annonciation, je confie chacun de vous à Notre-Dame. Qu’elle nous entraîne dans son « Oui » sans réserve à la Volonté de Dieu, plus nécessaire que jamais. Prions bien les uns pour les autres. Merci de votre soutien si précieux. 

Je vous bénis. 

À Limoges, le 26 mars 2020

+ Mgr Pierre-Antoine Bozo

 
Appel de Monseigneur Bozo : chaîne « YouTube diocèse de Limoges »

Voir en direct la messe célébrée chaque jour à l'évêché

Pour que les « directs » puissent être visionnés sur le site internet, nous avons besoin de
1000 abonnés sur la chaîne « YouTube diocèse de Limoges ». 
Merci de le faire savoir. Il suffit de se connecter à cette adresse :
https://www.youtube.com/channel/UCbKcpuBV4QoHqPBbvr_SBMg
et de cliquer sur « je m’abonne ».

 
Vie d'ici

Mairie d'Eymoutiers: 2eme bulletin spécial corvid; 

Le syndicat de la Montagne limousine

Un médecin retraité répond à vos questions sur la vie locale, le virus et ses conséquences

Mairie d'Eymoutiers: bulletin spécial corvid; manger local, dessins pour EHPAD,....

Mairie de St Martin Chateau: producteurs locaux (3 articles)

Pylône de téléphonie mobile
à côté des maisons à Peyrat le Chateau  ; témoignage          pétition

Communiqué des médecins
du plateau  du 22 mars 2020 : à quoi sert le confinement? 

 
Le syndicat de la Montagne limousine 3 avril

On s'organise comment ? 
En ces temps de confinement forcé, de nombreuses initiatives, communales, individuelles ou collectives, sont prises pour s'entraider ou se soutenir. Nous en avons regroupé ci-dessous quelques-unes qui émanent de différents membres ou groupes de travail du Syndicat de la Montagne limousine. 


Informations du  syndicat de montagne limousine

Soutien moral et psychologique

Réseau mille soins

 

 
Communiqué des médecins du plateau des milles vaches, 22 mars 2020

Bonjour à tous

Nous sommes plusieurs soignants, travaillant sur le plateau, à avoir été surpris par la désinvolture observée ce week-end ici et là. Il nous semble nécessaire de faire de toute urgence un point au sujet du confinement

Nul doute que cette épidémie va se répandre chez nous. Elle est déjà là, il y a des cas sur le plateau. Pour la majorité d’entre nous, elle ne sera « qu’une grosse crève », voire juste une « petite crève » chez nos enfants. Alors pourquoi rester confiner ?

1 – pour PROTÉGER LES PLUS FRAGILES : moins le virus circulera, plus on aura de chance de leur éviter de tomber malade;

2 – pour « ÉTALER » LA DURÉE DE L’EPIDEMIE DANS LE TEMPS afin que tout le monde ne soit pas malade au même moment. Pour que les plus fragiles, qui développeront une forme grave, puissent être pris en charge correctement à l’hôpital, et ainsi ÉVITER LES DRAMES.
Si tous le monde tombe malade au même moment, les hôpitaux ne pourront pas faire face, les soignants se trouveront dans la situation terrible de devoir CHOISIR QUI SOIGNER EN PRIORITÉ, ET QUI LAISSER MOURIR. C’est déjà le cas dans certaines régions. Ce pourra être votre voisin ou votre grand-mère.

LE CONFINEMENT, C’EST POUR EVITER CELA


Alors, prenons tous nos responsabilités, c’est URGENT :
RESTER CONFINER, ça veut dire
QU’ON RESTE CHEZ SOI,
QU’ON NE SE MÉLANGE PAS,
QU’ON GARDE SES ENFANTS CHEZ SOI,
QU’ON NE PREND PLUS L’APÉRO CHEZ LES COPAINS…

Et en cas de symptômes parmi fièvre/toux/courbatures/maux de tête/disparition brutale de l’odorat, il faut mettre les bouchées doubles :
NE PLUS SORTIR DU TOUT
SE FAIRE PORTER LES COURSES
METTRE SON ENTOURAGE EN QUARANTAINE PENDANT TOUTE LA DURÉE DE LA MALADIE
MAIS AUSSI PENDANT LES 14 JOURS QUI SUIVENT LA FIN DES SYMPTÔMES.

C’est très pénible, nous en sommes conscients. Mais IL Y A URGENCE.

Du côté des soignants, nous sommes en train de nous organiser pour pouvoir répondre de manière efficace à l’épidémie. Nous n’y arriverons pas sans vous.
Merci.

Lénaïc Mazé, pour les médecins du réseau Mille Soins

 
Pylône de téléphonie mobile à côté des maisons : pétition

Témoignage d'une personne électrosensible

A Peyrat, lieu dit Champseau où est installée  la Ferme des Ânes qui propose des randonnées et fait de l'accueil
. C'est tout prés de nos maisons, de notre entreprise, qu'Orange vient d'annoncer l'installation d'un immense pylône de téléphonie (30 mètres). 
Nous sommes opposés à cette installation, nous demandons que des solutions alternatives soient trouvées, nous souhaitons tout simplement nous protéger et protéger notre activité..

http://chng.it/c9J9hXj8wL

Vous pouvez nous apporter votre soutien en signant cette pétition qui sera adressée à la Mairie de Peyrat-le-Château, propriétaire de la parcelle et qui a délivré l'autorisation de travaux : 
N'hésitez pas à transmettre ce message à vos contacts.

Témoignage d'une personne électrosensible

Les ondes émises au pied d’une antenne ne sont pas négligeables. .
La norme en France pour les fréquences entre 900 et 1800 MHz est que l’intensité des ondes soit inférieure à 41.2 V/m.
Le rapport “bioinitiative” préconise des ondes inférieures à 0.6 V/m à l’extérieur.
Avec un appareil pour mesurer les ondes je constate que suis gênée la nuit par des ondes d’une intensité de l’ordre de 0.02 V/m, bien inférieurs aux différentes normes 
Une antenne si près de chez moi, signifierait pour moi des nuits blanches garanties (comme avec la wifi ou le téléphone portable allumés ou le téléphone à base branché sur le secteur) et je comprends très bien l’inquiétude des habitants de Champseau sur la commune de Peyrat.

 
Liens pour participer à la messe ou pour prier

A partir du lundi 23 mars après midi, le diocèse de Limoges proposera la messe chaque jour en direct

https://www.levangileauquotidien.org/FR/gospel

https://www.aelf.org/ : 
les textes des messes des dimanches et de la messe quotidienne

https://www.prionseneglise.fr/textes-du-jour
les textes des messes des dimanches et de la messe quotidienne

Accès gratuit à la version numérique de MAGNIFICAT : 
https://francais.magnificat.net/prier

Carême dans la ville                       https://decouvrir-dieu.com/

RCF 

KTO (Messe du pape à 7 h le matin) , Télévision: messe sur France II à 11h

 L'angélus, prière à St Martial : Mgr Bozo nous invite à prier chaque jour

Neuvaine  de l'Annonciation

Je reste à la maison, Seigneur!           télécharger la prière
Prière d'un prêtre italien en quarantaine dont le frère prêtre est mort du covid-19

La messe du dimanche TV2 : Si cela aide, faites un décor durant la messe à la TV , mettez une fleur sur la table, une bougie allumée.. et sortez du canapé si vous le pouvez, faites des gestes si cela vous aide… l’important c’est de prier et d’être en communion avec la paroisse et les chrétiens du monde au jour du Seigneur.
  N’oubliez pas de prier St Martial, St Psalmet !!!

 
Pour les enfants : liens pour participer à la messe ou pour prier 

Le service diocésain de la catéchèse propose chaque jour de prier avec les enfants

Dessins pour l'EHPAD d'Eymoutiers
bulletin covid de la mairie d'Eymoutiers

Diocèse de Limoges: ECOLE DE PRIERE POUR TOUS 

Belle école de prière à domicile !!!

Théobule le site des Dominicains: "A la maison, le caté continue"

Gratuit, proposé par Prions en église : la semaine Sainte, Pâques

Gratuit, proposé par  Magnificat: emaine Sainte, Pâques
- une version numérique de Magnificat Junior, revue destinée aux 7-12 ans, ainsi que des coloriages pour permettre aux plus jeunes de prier en s'amusant.
https://francais.magnificat.net/flipbook/JUNIOR/semaine_sainte/

- coloriages : https://francais.magnificat.net/accueil/coloriages/

Jardin de Pâques pour préparer la fête de Pâques en famille; télécharger le jardin de Pâques en .pdf

Ce jardin de Pâques est une proposition du service diocésain de la catéchèse de Paris: "Vivre le Carême 2020 en famille "
Il est proposé:
-Une activité manuelle qui fait évoluer le Jardin de Pâques
-Un rappel de ce que le Christ a vécu et comment l'église en fait mémoire
-Un temps de prière avec une parole de Dieu et une prière.
En ce temps de confinement où il n'y a pas de rassemblements de catéchisme, cela permet de garder le lien avec la préparation des fêtes pascales, même si elles seront vécues de façon très particulière cette année.

 
Le site du diocèse de limoges     http://www.diocese-limoges.fr/ propose

Un point quotidien de quelques minutes en vidéo est posté chaque jour ; 
la messe est diffusée en direct de l’oratoire de l’évêché, célébrée alternativement par le P. Morin ou Mgr Bozoi et
suivie de l’Angelus et d’une prière à Saint Martial ; 
une récollection sur les « Oui » de Marie est prêchée par le P. Barrière...

 
Funérailles religieuses célébrées dans l'intimité familiale
après la levée du confinement, une célébration paroissiale sera prévue pour les familles endeuillées

mardi 2 juin, Mr Jean Citerne, Eymoutiers

Jeudi 14 mai, Neuvic, Mme Paulette Demars

Mercredi 13 mai , St méard, Mme Jumeau Georgette

Mercredi 13 mai , Nedde, Jean Henri Carrer

mercredi 6 mai, cimetière de Surdoux, madame Marthe Bellot

mercredi 29 avril, cimetière de La Croisille, Madame Raymonde Larry

jeudi 23  avril, cimetière de Domps, André Desremaux

mercredi 22 avril, cimetière d'Eymoutiers, André Guyaunnod

mardi 21 avril, cimetière d'Eymoutiers, Paule Bérard

lundi 20 avril à 15h, cimetière de St Bonnet Maurice Marchessou

vendredi 17 avril, 16h au  cimetière de Chateauneuf, madame Claude Gilles

samedi 11 avril, 14h30 au cimetière de St Bonnet Briance, Marie Faure, 104 ans

samedi 11 avril, 10h30 au cimetière de Peyrat le Château, Marie Louise Roux, 94 ans

lundi 6 avril, au cimetière de Peyrat le Château, Henri Claude Authier, 91 anq

vendredi 27  mars, au cimetière de Domps, Alice DESREMAUX née Thoron 96 ans

mardi 24 mars, au cimetière de Neuvic, Philippe Matthieu

samedi 21 mars 2020, au cimetière de Peyrat le Château , 
 Madame Anne-Marie Moreau, d' Eymoutiers, 95 ans. 
Célébration à la Collégiale plus tard

vendredi 20 mars - cimetière de Chateauneuf, Gardelle Marie, 96 ans, EHPAD

 
"JE RESTE À LA MAISON, SEIGNEUR !"             télécharger la prière

Prière d'un prêtre italien en quarantaine dont le frère prêtre est mort du covid-19

Je reste à la maison, Seigneur ! Et aujourd'hui, je m'en rends compte, 
tu m'as appris cela, demeurant obéissant au Père, pendant trente ans dans la maison de Nazareth, 
en attente de la grande mission.

Je reste à la maison, Seigneur, et dans l'atelier de Joseph, ton gardien et le mien,
j'apprends à travailler, à obéir, pour arrondir les angles de ma vie 
et te préparer une œuvre d'art.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je sais que je ne suis pas seul parce que Marie, comme toute mère,
est dans la pièce à côté, en train de faire des corvées et de préparer le déjeuner 
pour nous tous, la famille de Dieu.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je le fais de manière responsable pour mon propre bien, 
pour la santé de ma ville, de mes proches, et pour le bien de mon frère, que tu as mis à côté de moi, 
me demandant de m'en occuper dans le jardin de la vie.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et dans le silence de Nazareth, je m'engage à prier, à lire, étudier, méditer,
être utile pour les petits travaux, afin de rendre notre maison plus belle et plus accueillante.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et le matin, je te remercie pour le nouveau jour que tu me donnes,

en essayant de ne pas la gâcher et l'accueillir avec émerveillement, comme un cadeau et une surprise de Pâques.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et à midi, je recevrai la salutation de l'ange, je me rendrai utile pour l'amour,
en communion avec toi qui t'es fait chair pour habiter parmi nous ; 
et, fatigué par le voyage, assoiffé, je te rencontrerai au puits de Jacob, et assoiffé d'amour sur la Croix.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et si le soir me prend la mélancolie, je t'invoquerai comme les disciples d'Emmaüs :
reste avec nous, le soir est arrivé et le soleil se couche.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et dans la nuit, en communion de prière avec les nombreux malades, les personnes seules et tous les soignants, j'attendrai l'aurore pour chanter à nouveau ta miséricorde et dire à tout le monde que, dans les tempêtes, tu as été mon refuge.

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je ne me sens pas seul et abandonné, parce que tu me l'as dit :
je suis avec vous tous les jours. Oui, et surtout en ces jours de confusion, ô Seigneur, dans lesquels, 
si ma présence n'est pas nécessaire, je vais atteindre chacun, uniquement avec les ailes de la prière.

Amen

(prière d'un prêtre italien en quarantaine dont le frère prêtre est mort du covid-19)


 
L'angélus, prière à St Martial : Mgr Bozo nous invite à prier chaque jour

Angelus
L’ange du Seigneur porta l’annonce à Marie
Et elle conçut du Saint Esprit
Je vous salue Marie…

Voici la Servante du Seigneur
Qu’il me soit fait selon ta parole
Je vous salue Marie…

Et le Verbe s’est fait chair
Et il a demeuré parmi nous
Je vous salue Marie…

V/ Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu, afin que nous
soyons rendus dignes des promesses du Christ.

Prions : Que ta grâce Seigneur se répande en nos cœurs. Par le message de l’Ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien aimé. Conduis-nous, par sa Passion et par sa mort jusqu’à la Gloire de la Résurrection. Amen.

Prière à saint Martial
Nous te rendons grâces Seigneur pour la foi qui se transmet de générations
en générations dans notre diocèse. En particulier pour la foi en la

puissance d’intercession de son premier évêque Saint Martial.

C’est Martial qui a apporté en Limousin le nom de Jésus-Christ aux débuts
de l’évangélisation de notre pays. C’est par son intercession que
nos compatriotes ont été délivrés du mal des ardents en 994. C’est lui
que les confrères invoquent fidèlement tous les mercredis soir pour
notre diocèse, pour toutes les intentions qui nous sont confiées.

Aujourd’hui encore, de manière solennelle et grave, en communion avec
tous les diocésains, nous demandons à Saint Martial d’intercéder auprès
du Seigneur en ce temps d’épreuve.

Saint Martial, ami du Seigneur, toi qui vis en son Royaume, nous te
prions de continuer de faire du bien et de nous montrer comment mieux
ouvrir notre cœur au Sauveur que tu es venu nous annoncer, à Son Père
et à l’Esprit d’amour.
O Dieu trois fois saint, par l’intercession de Marie ta Mère, de Saint Martial,
et de tous les saints Limousins, délivre-nous du mal, de ce mal de
l’épidémie de Coronavirus qui afflige la plupart des pays, toi qui es Père,
Fils et Saint-Esprit pour les siècles des siècles.

 
MESSAGE DES ÉVÊQUES DE FRANCE
AUX CATHOLIQUES ET À TOUS NOS CONCITOYENS

pour les catholiques: invitation à sonner les cloches et à prier le 25 mars, jour de l'Annonciation

NOTRE PAYS, AVEC DE NOMBREUX AUTRES, TRAVERSE UNE GRANDE ÉPREUVE. LE CHEF DE L’ÉTAT NOUS APPELLE À LAISSER DE CÔTÉ NOS DIVISIONS ET À VIVRE CE TEMPS DANS LA FRATERNITÉ. C’EST POURQUOI NOUS AVONS VOULU QUE CE MESSAGE DESTINÉ EN PREMIER LIEU AUX CATHOLIQUES S’ADRESSE AUSSI À TOUS NOS CONCITOYENS SANS DISTINCTION.

NOUS LE FAISONS DANS UN ESPRIT D’HUMILITÉ, MAIS AVEC LA CERTITUDE QUE LA FOI CHRÉTIENNE A UNE MISSION SPÉCIFIQUE DANS CE MONDE ET QU’ELLE NE DOIT PAS S’Y DÉROBER. NOUS PENSONS AUSSI À TOUS CEUX ET CELLES QUI PARTAGENT AVEC NOUS LA FOI EN DIEU ET LA CONVICTION QU’IL ACCOMPAGNE NOTRE VIE. NOUS PENSONS ENFIN À TOUS CEUX ET CELLES QUI NE CROIENT PAS MAIS SOUHAITENT QUE LA SOLIDARITÉ ET L’ESPRIT DE SERVICE S’ACCROISSENT ENTRE LES HOMMES.
À TOUS, NOUS DISONS NOTRE DÉSIR QUE NOTRE COMMUNAUTÉ NATIONALE SORTE GRANDIE DE CETTE ÉPREUVE. DEPUIS BIEN DES ANNÉES DÉJÀ NOTRE HUMANITÉ A L’INTUITION QU’ELLE DOIT CHANGER RADICALEMENT SA MANIÈRE DE VIVRE. LA CRISE ÉCOLOGIQUE NOUS LE RAPPELLE SANS CESSE, MAIS LA DÉTERMINATION A FAIT LARGEMENT DÉFAUT JUSQU’ICI POUR PRENDRE ENSEMBLE LES DÉCISIONS QUI S’IMPOSENT ET POUR S’Y TENIR. OSONS LE DIRE, L’ÉGOÏSME, L’INDIVIDUALISME, LA RECHERCHE DU PROFIT, LE CONSUMÉRISME OUTRANCIER METTENT À MAL NOTRE SOLIDARITÉ. NOUS AVONS LE DROIT D’ESPÉRER QUE CE QUE NOUS VIVONS EN CE MOMENT CONVAINCRA LE PLUS GRAND NOMBRE, QU’IL NE FAUT PLUS DIFFÉRER LES CHANGEMENTS QUI S’IMPOSENT: ALORS, CE DRAME PORTEUR D’ANGOISSE N’AURA PAS ÉTÉ TRAVERSÉ EN VAIN.

LE MERCREDI 25 MARS, À 19H30
UN PEU PARTOUT EN FRANCE, LES CLOCHES DE TOUTES LES ÉGLISES SONNERONT PENDANT DIX MINUTES, NON POUR APPELER LES FIDÈLES À S’Y RENDRE, MAIS POUR MANIFESTER NOTRE FRATERNITÉ ET NOTRE ESPOIR COMMUN.
ELLES SONNERONT COMME ELLES ONT SONNÉ AUX GRANDES HEURES DE NOTRE HISTOIRE, LA LIBÉRATION PAR EXEMPLE. EN RÉPONSE À CE SIGNE D’ESPOIR, NOUS INVITONS TOUS CEUX QUI LE VOUDRONT À ALLUMER DES BOUGIES À LEUR FENÊTRE. CE GESTE, QUI EST DE TRADITION DANS LA VILLE DE LYON, EST UN SIGNE D’ESPÉRANCE QUI TRANSCENDE LES CONVICTIONS PARTICULIÈRES: CELUI DE LA LUMIÈRE QUI BRILLE DANS LES TÉNÈBRES!


CE QUI SUIT S’ADRESSE MAINTENANT AUX CATHOLIQUES.

Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde: «Car rien n’est impossible à Dieu» (Lc 1, 37).
Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion?
Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.
Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.

Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous: «Que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38) – [1re dizaine].

Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et soeurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, «le fruit béni de ses entrailles» (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2e dizaine].

Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea: «Comment cela va-t-il se faire?» (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse: «Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort», comme l’Église nous l’a
appris [3e dizaine].

Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus: «Guéris-nous!» Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4e dizaine.]

[5e dizaine avec intentions particulières].

Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.
C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition!

LES ÉVÊQUES DE FRANCE

 
Adieu, sœur Marie Gabrielle 

Sœur Gabrielle vient de nous a annoncer le décès de sœur Marie Gabrielle le 8 avril. la sépulture a été célébrée vendredi dans l'intimité.
Elle a vécu sur notre paroisse pendant de nombreuses années, jusqu'à l'été 2010 où avec sœur Gabrielle elle a rejoint la Bretagne.
Très simple, très présente et chaleureuse, elle s'est occupée essentiellement du catéchisme et de l'Action Catholique des enfants. Les parents et les enfants qu'elle rencontrait volontiers chez eux l'appréciaient beaucoup. Elle a suscité des vocations de catéchistes qui ont assuré la relève après son départ.
Religieuse de la congrégation du Sacré-cœur nous savons qu’aujourd’hui elle est proche du Cœur aimant du Christ.
Prions pour Sœur Marie Gabrielle et pour sa famille.
Prions pour sa congrégation du Sacré-cœur de Saint-Jacut-les-Pins déjà endeuillée par la disparition de Sœur Marie Jo en décembre.

Sur le site de la congrégation vous pouvez télécharger le faire-part de décès et lire le message d'adieu d'une religieuse.
https://www.soeursdusacrecoeurdejesus.org/blog-actualite/sepulture-en-temps-de-confinement.html

 
Adieu père Jean Michel Salomon

Présentation du père Jean Michel parue dans Le Sillon de juin 2019

Témoignage de Gilles et photos de l'au revoir des paroissiens, 30 juin 3019

Le père Jean Michel nous a quittés le lundi 16 mars; ses obsèques auront lieu dans l'intimité samedi 21 mars à 9h30 dans une église d'Annecy

Témoignage des paroissiens de la paroisse sainte Anne des Monts et Rivières

J'ai appris avec beaucoup d'émotion la mort de notre cher Père Jean Michel, un homme charmant qui semblait apporter la tranquillité de sa présence.
J'avais beaucoup apprécié son passage dans notre Paroisse Sainte-Anne et bien regretté son départ. Je
me souviendrai de lui avec affection..
Il a beaucoup donné à notre paroisse par sa parole vraiment inspirée, sa bonté, son écoute bienveillante, son attention à chacun. 
Il laissera un très beau souvenir auprès de la communauté paroissiale avec sa gentillesse et ses belles et profondes homélies. Il restera présent dans nos cœurs.
Nous avions beaucoup partagé avec Jean-Michel qui nous a fait l'amitié de nous accompagner au groupe bible. Nous garderons le souvenir d'un homme attentif aux autres et confiant.
Il était resté dans mon cœur depuis son départ ; je l'aimais tant, il était tellement près de nous! Nous avons eu de très longues discutions grâce auxquelles j'ai pu avancer dans ma foi car j'avais l'impression de n'être pas à ma place . Je vais aller lui mettre un cierge et le recommander à Marie qu’elle le garde en son sein .
Prêtre accompagnateur de l’équipe du service Évangélique des Malades, il nous a aidés à être au service des personnes que nous visitons. L’une de nous garde dans son cœur le conseil de Jean Michel : « Sois à la hauteur de leur attente. »
Le blé que vous avez semé tous les deux lève. Deux jeunes couples d'amis de Saint Moreil souhaitaient assister à la prochaine messe dans l’église de notre village.

Après une vie donnée et bien des souffrances, il est maintenant dans la lumière auprès de Celui qui a rempli toute son existence et veille sur nous. 
Je suis sûre que de la haut il prie pour nous et nous protège.
Que le Seigneur l'accueille près de lui pour un repos bien mérité où il n'y a plus de souffrance seulement l' amour , la tendresse du Seigneur notre Père .


20/03 - Comme disait Gilles: il était prêt... quel réconfort! J'ai du mal à m'imaginer une vie telle qu'il a vécu. 
Tout donner , s'abandonner aux autres tout en restant soi-même et fidèle à ses valeurs.... Quelle foi et quelle grandeur!
Il a rejoint la lumière de notre seigneur

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De Mission en mission avec l'âme de l'Évangile
paru dans le Sillon de juin 2019

Le Père Jean-Michel nous est arrivé il y a 4 ans. C’était hier. Et voici demain ! Demain il part pour une autre mission. Les départs ? Il les connaît comme il connaît le temps qui dure. 18 ans en Algérie dans un petit village, Ben Sliman, au milieu de voisins musulmans, vivant comme eux sans électricité, portes ouvertes à qui voulait entrer ; portes ouvertes de l’esprit et du coeur pour accueillir la langue arabe et la pensée arabe afin de comprendre les jeunes auxquels il apprenait ce qu’il faut savoir pour vivre la vie et la réussir. Beau travail d’enseignant et de conseiller pédagogique jusqu’au jour où la gangrène des années noires vint, une nuit, le toucher.
L’heure de partir vite ! Partir pour le Mexique ! Fini le monde de l’islam, aux amitiés tissées, au côtoiement des moines de Thibérine. Place aux pauvres des bidonvilles de Juan Suarez avec ses misères et ses violences, mais avec la foi de mexicains et mexicaines à fleur de cœur. Bel accompagnement de « communautés de base », présence dans l’univers terrible de la prison comme dans celui de la prostitution ; partout Jean-Michel accueille les petites lumières de l’Évangile dans des existences humaines blessées ! 9 ans au milieu des pauvres simplement pour les aimer et faire un bout de chemin avec eux.
Et voici un appel du Prado ! 6 ans à parcourir le monde à la rencontre des communautés du Prado pour soutenir et encourager le feu sacré de prêtres attelés à l’annonce de l’Evangile dans bien des pays écorchés par la guerre, parfois au risque de la vie.
Soudain l’accident cardiaque vient tout chambouler.
Quelques années de repos, et voici la route du Limousin. Parmi nous, Jean Michel se laisse familiariser au fil des rencontres avec la culture locale. Il témoigne avec une douce autorité qui vient de l’expérience, de ce que l’Esprit Saint lui a fait connaître au partage de la vie des petits et des humbles. Merci Père Jean-Michel de ce cheminement avec toi, de ces quatre années d’une belle présence d’homme traversée par la fatigue mais éclairée par ta foi au Christ guérissant, celui qui guérit – comme tu nous l’a raconté – toute faiblesse humaine.
Père Jean-Michel, bonne route à Annecy. Ta soeur malade t’attend. Ton évêque t’attend. Des hommes et des femmes prendront avec toi le pas lourd et mesuré du haut-savoyard. Et nous voici, petites communautés de Relais naissant, continuant la route avec le Père Gilles, héritier d’une heureuse fraternité missionnaire vécue avec toi, habitée d’amitié et de confiance.
Équipe pastorale

 
EN CE JOUR DE LA SAINT JOSEPH 

JEUDI 19 MARS 2020

ECOLE DE PRIERE POUR TOUS 

« Comme saint Joseph, préparons une maison à Jésus ! »
« Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » Mt5,8

Le service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat, les équipes de préparation et d’animation vous invitent à partager l’école de prière, à domicile !
Pendant les vacances de février une soixantaine d’enfants, entourés par des catéchistes et des grands jeunes ont cheminé avec saint Joseph. 
A votre tour, laissez glisser vos pas dans ceux de celui qui a été l’époux de Marie, qui a été un père pour Jésus
Comme saint Joseph nous sommes invités à être JUSTE, SOLIDE et CONFIANT.

A l’école de prière, le chant tient une place importante. Saint Augustin ne nous a-t-il pas appris que chanter c’est prier deux fois ?

Alors chantons !

Nous t'honorons saint Joseph https://www.youtube.com/watch?v=3-NQyjkCr9w 

Saint Joseph   https://www.youtube.com/watch?v=Pt5998ZEzdY 

La prière rythme notre journée : 
Prions !

Voici pour vous, la prière écrite par Monseigneur Soulier :

Joseph, on t’appelle le juste, le charpentier, le silencieux…
Moi, je veux t’appeler mon ami.

Avec Jésus, ton fils et mon Sauveur,
Avec Marie ton épouse et ma mère,
Tu as ta place dans mon cœur,
Tu as place dans ma vie.
Prends ma main et conduis-moi lorsque l’ombre et la nuit rendent mes pas incertains.

Toi qui as cherché le Seigneur,
Toi qui l’as trouvé, dis-moi où il est !

Dis-moi où il est quand les jours succèdent aux jours,
Remplis de travail et de soucis ou de solitude et d’ennui !


Dis-moi où il est quand l’épreuve et la souffrance sont le pain quotidien !
Dis-moi où il est quand l’espérance relève mon courage
et m’invite à avancer avec plus d’entrain !

Dis-moi où il est quand mon cœur veut l’aimer,
lui le premier et les autres, avec lui et en lui !

Dis-moi où il est quand on vient près de moi chercher réconfort, amitié et joie !

Joseph, mon ami, toi qui as cheminé à travers les rayons et les ombres,
Apprends-moi à rencontrer le Seigneur dans le quotidien de ma vie.

Toi, le témoin étonné de l’action de l’Esprit,
Aide-moi à reconnaître ses merveilles et à lui être soumis.


Toi, le grand attentif aux besoins des tiens,
Garde bien ouverts mon cœur et ma main. Amen. »

Monseigneur Léon Soulier

Extrait du carnets de chants et prière de l’école de prière 2020 :

« Je prie avec saint Joseph pour accueillir Jésus
Je reste dans la joie et la paix ! »

Nos activités, nos veillées nous permettent de mieux découvrir la spiritualité du saint qui nous accompagne.
Découvrons :

Pour mieux connaître saint Joseph

https://www.facebook.com/watch/?v=319241535701364&external_log_id=b5d3235501cd0cbed77575daad6bd0c4&q=tel%20%C3%A9tait%20saint%20joseph%20tv%20aleteia

Belle école de prière à domicile !!!

Vous pourrez la retrouver en ligne
A vivre en famille pour continuer, comme saint Joseph à préparer une maison à Jésus.

 
PANDEMIE 2020

Appel à toutes les personnes de bonne volonté, 14 mai

Informations du 29 avril 

Messes

Le Rosaire pendant le mois de Marie

Lettre aux familles du 8 mai 2020 - télécharger

Quelques notes pour me guider dans une « relecture » de ma vie.

Réflexions de paroissiens sur le temps du confinement - 8 mai 2020

l'Ascension  père Gilles Gracineau- télécharger

Neuvaine à partir de l'Ascension pour nous préparer à recevoir l'Esprit saint - télécharger

6e mardi de Pâques – 19 mai 2020 - télécharger

6e lundi de Pâques – 18 mai - télécharger

Dimanche 17 mai  6e dimanche de Pâques  Célébrons la Parole - télécharger

5e samedi de Pâques – le discernement dans l'Esprit- 16 mai 2020 - télécharger

5e vendredi de Pâques – 15 mars 2020 - télécharger

5eme jeudi de Pâques – 14 mai 2020 - télécharger

5e Lundi de Pâques
- Homélie du père Gilles
- télécharger

Homélie du 5e dimanche de Pâques et Méditations des paroissiens -10 mai 2020 -  télécharger

Homélie du 4eme vendredi de Pâques – 8 mai 2020 - télécharger

Homélie du  4e jeudi de Pâques – 7 mai 2020 - télécharger

Homélie du 4eme mercredi de Pâques – 6 mai 2020 - télécharger

Homélie du 4eme mardi de Pâques – 5 mai 2020 - télécharger

Homélie du 4eme lundi de Pâques – 4 mai 2020 – père Gille Gracineau - télécharger

4eme dimanche du Bon Pasteur - dimanche 3 mai 2020 - télécharger

Dimanche du Bon pasteur, 3 mai 2020 -  télécharger

Pour nous aider à prier ce dimanche et les jours suivants

Homélie du 3e vendredi de Pâques / Saul - 1er mai 2020 - télécharger

  3eme jeudi de Pâques –père  Gilles Gracineau-  30 avril 2020 - télécharger

Homélie du 3eme mardi de Pâques, 28 avril 2020 - télécharger

Lundi 27 avril 2020 – Homélie du 3eme lundi de Pâques - .- télécharger

Homélie du 3e dimanche de Pâques – 26 avril 2020 -  télécharger

Homélie du 2eme vendredi de Pâques - 24/04/20  - télécharger

Homélie du 2eme jeudi du temps pascal  - télécharger

Méditation du 2eme mercredi de Pâques - Père Gilles Gracineau  - télécharger

Méditation du 2eme mardi de Pâques - Père Gilles Gracineau - télécharger

Homélie du 2eme lundi de Pâques - télécharger

Octave de Pâques … 8 jours pour accueillir la Résurrection du Seigneur …

2e Dimanche de Pâques – Jn 20, 19-31 - télécharger

Vendredi de Pâques Octave de Paques - télécharger

Jeudi de Pâques – Luc 24, 35-48 - Octave de Pâques -  télécharger

Mercredi de Pâques Octave de Pâques. - télécharger

Mardi de Paques : « Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! » - télécharger

 Lundi de Pâques - télécharger

Père Gilles: Bonne fête de Pâques! -
télécharger

Père Gilles Gracineau : méditation du Vendredi Saint 20 avril- télécharger

Père Gilles Gracineau: méditation du  jeudi saint 9 avril - télécharger

Père Gilles Gracineau: méditation du  dimanche des Rameaux, 5 avril - télécharger

Du père Gilles, 2 avril:  Le pardon; Rameaux en temps de confinement - télécharger

Père Gilles, 29 mars,  5eme dimanche de Carême - télécharger

Père Gilles Gracineau et Équipe pastorale - 
télécharger la lettre du 22 mars

Mot du père Gilles dimanche 22 mars, méditation sur l'évangile du jour, 5eme dimanche - télécharger

Mot du père Gilles, 15 mars 2020 ; méditation sur l'évangile du jour, 4eme dimanche- télécharger

L'angélus, prière à St Martial : Mgr Bozo nous invite à prier chaque jour

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Informations 29 avril

Quand les célébrations dans les églises ? le Premier Ministre parle du 2 juin
Pas de baptêmes ni de mariages jusqu’au 2 juin
Communion et professions de foi sont repoussés au 20 septembre .
Les sépultures sont célébrées au cimetière. Mais s’il pleut nous irons à l’église en respectant les gestes barrière

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Quelques informations 18 avril
- Le confinement s’impose jusqu’au 12 mai Jusqu’au 12 mai sépultures au cimetière et report des célébrations : baptêmes, mariages, réunions de préparation au baptême des enfants. Les fêtes des premières communions et professions de foi sont vraisemblablement compromises en raison du dé confinement progressif.

Des rendez-vous 
: tous les jours, Messe du Pape à 7 h sur KTO, Messe de notre évêque à 11 h 30 sur Youtube et facebook. Prière de l’angélus et prière à St Martial
Le dimanche, messe de notre évêque à 11h

messe de notre éveque 

Un évènement : Dimanche prochain 19 avril. La relique du « chef » de Saint Martial sera portée de l’église Saint Michel à l’évêché pour le temps du confinement afin d’implorer l’intercession de Saint Martial pour Limoges et la région. Chaque Jour Mgr Pierre-Antoine Bozo bénira la ville et la région.

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Lettre aux familles du 8 mai 2020

A vous qui avez des liens avec notre Paroisse Saint Anne

Chers amis,

En ce temps de confinement qui, nous l’espérons, va aller vers un assouplissement je vous fais parvenir un petit guide pour vous permettre de tirer profit de ce temps d'épreuve.

Ce temps a pu vous conduire à faire silence en vous-mêmes et à laisser émerger ce qui a du prix dans votre vie personnelle, familiale sociale, ecclésiale.
Dans l'équipe pastorale nous nous sommes dit : comment, vous qui êtes attachés à la foi chrétienne avez pris conscience de l'importance de cette foi dans votre vie et l'importance d'être reliés à un réseau fraternel de chrétiens ?

Ne laissez pas s'achever ce temps du confinement sans recueillir ce qu'il vous  a appris.

N’hésitez pas, si vous le souhaitez, à me faire part, à moi où à un membre de l'équipe pastorale vos réactions à cette lettre.

N'hésitez pas à nous faire de suggestions, d’aspirations, de désirs pour une meilleure vie sur la Paroisse Sainte Anne.

Père Gilles , avec l’équipe pastorale : Hélène Laigneau, Colette Marliangeas, Monique Saintaman, Anne-Marie Meyzeaud, Christian Parseghian

gilles.gracineau@gmail.com            paroisse.sainte-anne@wanadoo.fr

Quelques notes pour me guider dans une « relecture » de ma vie.
Relecture à partager en couple, si c’est possible et opportun.


Après un temps de prière pour invoquer l’Esprit Saint et un temps de silence. 

1 – Porter un regard de foi sur ce que l’Esprit Saint est en train de faire, dans ma vie, dans ma famille, dans mes relations, sur le Territoire du Relais et recueillir, à travers ce qui me parait significatif, son œuvre (œuvre de l’Esprit saint) : une rencontre avec des enfants, des petits enfants, des paroles qui m’ont touché, un pardon donné, une demande de pardon accueillie, un geste de solidarité, un engagement pris, un choix important, un échec qui enseigne, une deuil vécu dans l’espérance, une grande joie…

2 – comprendre ce que cet évènement, cette rencontre, cette parole, cette situation signifient. Qu’est-ce que j’ai appris ? Qu’est que l’Esprit Saint m’a fait connaitre : en ce qui me concerne, moi, personnellement, mes relations familiales et sociales, mon travail, ma vie de retraité, le respect de l’écologie, la société, ma relation à la communauté chrétienne.

3 – Percevoir ce qui se dégage, en moi, comme aspirations, comme vie spirituelle, comme attentes.

4 – Me laisser toucher par une page d’Evangile, une attitude de Jésus, une parole de Jésus, écouter l’Esprit Saint me parler au cœur et peut-être me déranger et susciter en moi, personnellement, dans ma relation familiale, sociale, paroissiale, une conversion à une vie plus évangélique

5 – Prendre des décisions, des initiatives concrètes pour que ma vie personnelle rebondisse et rayonne de l’Evangile, de l’Esprit de Jésus. Des changements sont peut-être à envisager.

6 – Faire une prière de confiance, de pardon et de louange Dieu. Avec mes propres mots ou bien le « Notre Père », je « Vous salue Marie ». Ou bien encore redire l’angélus.

NB/ C’est une bonne aide de mettre votre réflexion par écrit.


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Crise sanitaire, Confinement : des « situations d’ouverture »
pour accueillir les lumières de la Parole de Dieu


Assurément notre foi chrétienne est une foi qui fait place au corps :

Corps de Jésus de Nazareth à la crèche et au calvaire
Corps de Jésus de Nazareth qui touche les corps
Corps du Christ ressuscité
« Christ total » : tête et ses membres
Corps spirituel
Corps eucharistique
Corps, temple de l’Esprit

Corps personnel de l’« être au monde » dans la charité
Corps ecclésial, corps communautaire.
Sacrements qui touchent le corps
Bénédiction, encensement du corps lors d’une sépulture.

Et, comme le dit Pierre-Antoine Bozo, notre évêque, bien des aspects, au regard du corps, nous manquent en ce temps du confinement et affectent l’expression de notre vie chrétienne. Assurément nous connaissons un manque.

Cependant ce manque fait place à une réalité qui nous fait défaut et, qu’à la faveur du confinement, nous pouvons retrouver. C’est la place que nous faisons à l’Evangile : « l’Evangile qui nous fait disciples » comme le disent les Pères de l’Église à la suite de la parole de Jésus : « qui sont ma mère et mes frères ? ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. ».

Chrétiens et bergers, nous sommes heureux d’une belle liturgie en communauté et nous avons raison. La liturgie est catéchèse par ses rites. Mais il se pourrait que l’on courre le risque, au fil des dimanches - ou des sépultures - d’entendre la Parole de Dieu comme une petite musique familière, sans se laisser travailler et convertir par le message et le style de vie de Jésus : de Jésus qui rejoint ce qui laboure ou enchante nos vies et qui nous parle.

Le confinement nous conduit à passer - sans l’oublier - du rite à l’Évangile et à l’Évangélisation, c'est-à-dire au partage d’une Bonne Nouvelle reçue et méditée comme un art de vivre. C’est un temps de désert que nous vivons, mais un temps favorable que nous connaissons pour que Dieu « converse » avec nous et que nous l’écoutions au sein de cette crise sanitaire.

C’est le moment de se dire : Ne pleurons pas sur le manque, mais écoutons le langage de Dieu dans l’histoire que nous vivons aujourd’hui : les douleurs, les angoisses, mais aussi les initiatives innovantes qui émergent sur nos territoires (services rendus, échanges téléphoniques, innovations en circuits-courts, diffusion d’informations par les mairies, visio-conférence etc…)
Alors, nourris de la Parole de Dieu inscrite dans nos vies, nous retrouverons avec une plus grande densité de présence et d’attention, les rites et la vie communautaire.

· Est-ce que j’ai la bible dans ma maison ? A chaque réunion de chrétiens il serait bon d’apporter avec soi ce livre.
· Est-ce que je dispose d’un magazine qui m’aide à approfondir la Parole de Dieu ? est-ce que je connais le texte de « Laudato Si »?
· Est-ce que je participe à un groupe de bible ? à un « groupe de parole » ?
· Est-ce que, dans des circonstances importantes (grandes joies, épreuves, déconvenues, covid-19 - décisions à prendre) je puise dans l’Évangile quelques lumières et peut-être dans un groupe de « relecture de vie » ?
· Est-ce que je fais tout pour que mon enfant soit initié à la connaissance de Jésus, par mon témoignage et ma parole, par « l’éveil à la foi », par la « catéchèse » de proximité ?
· Quelles pages de l’Évangile, quelles paroles des prophètes, quelles paroles de Jésus m’ont brûlé le cœur au point qu’elles sont pour moi les boussoles de ma vie ?

Et si le temps du confinement était un temps pour lire, avec « une oreille de disciple », un Évangile à la suite, lire les récits de la résurrection, lire les actes des apôtres !!
Et si ce temps faisait naître en nous des convictions et un art de vivre avec les empreintes de la Parole de Dieu !

Écoutons ce beau passage, bien actuel, du pape Paul VI, dans « Evangelii Nunciandi », que le pape François aime beaucoup :
« Que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance, puisse recevoir la Bonne Nouvelle, non d’évangélisateurs tristes et découragés, impatients ou anxieux, mais de ministres de l’Évangile dont la vie rayonne de ferveur, qui ont les premiers reçu en eux la joie du Christ, et qui acceptent de jouer leur vie pour que le Royaume soit annoncé et l’Église implantée au cœur du monde. » E.N fin du N° 79
Gilles G

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Réflexions de paroissiens sur le temps du confinement - 11 mai 2020

Je remercie beaucoup le Père Gilles pour ses belles homélies, qui m'ont aidée à approfondir ma foi. Pour moi ce temps de confinement a été vécu comme une retraite.
J'assistais à la messe le matin sur le site du Père Duten qui essaye de nous transmettre l'extraordinaire message de Luisa Picaretta sur le règne de la Divine Volonté .
Merci à l'équipe paroissiale pour tout le mal qu'elle se donne pour maintenir les liens d'amitié 
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Je remercie le père Gilles et l'équipe pastorale pour l'envoi des homélies et différents textes qui permettent de mieux réfléchir , cerner les textes et prier chaque jour .ce fut un des points positifs du confinement . 
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Nous voyons par les énumérations d'animations de la paroisse faites par Gilles et l'équipe pastorale, que rien ne s'est arrêté, mais vous avez travaillé différemment. C'est vrai que ce temps de confinement nous a fait complètement changer notre mode de relations. Nous vous disons bravo ! Gilles se démène comme d'habitude mais autrement.
Pour ma part, cela a été un temps de désert, mais très relationnel avec voisinage, facebook, par mail, tél.....J'ai l'impression de n'avoir rien fait. Et pourtant ! La prière, la parole de Dieu, les messes, les chapelets avaient une grande place dans ma journée. J'ai fait du mieux que j'ai pu pour servir la paroisse, notre France et le monde.
Merci beaucoup Gilles, grâce à tes homélies et tes propositions, cela nous a permis d'élargir notre réflexion personnelle et d'agrandir notre champ spirituel qui des fois est bien à l'état sauvage. J'ai bien aimé et cela m'a beaucoup aidé le texte du Père Chevrier du Prado sur l'Esprit Saint.
Bientôt nous allons nous déconfiner j'ai peur des débordements de certaines gens qui pourraient remettre en péril notre pays.


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Voilà plus d’un mois et demi que nous sommes entrés en confinement. Ce temps qui nous est imposé dans un but sanitaire m’apparaît à première vue comme un temps de privation de liberté, puisque nous ne pouvons pas circuler quand nous le voulons et où nous le voulons et que, de ce fait, nous sommes empêchés d’avoir une vraie vie familiale, conviviale et sociale. A la réflexion, personnellement, je peux dire que ce temps m’a permis de moins me disperser pour me recentrer davantage sur l’essentiel, en étant plus disponible au recueillement, à la prière. Les divers moyens proposés par le Diocèse, par la 
Paroisse, par le net sont une aide précieuse, surtout en ce moment de jeûne eucharistique.
Mais je sais aussi qu’une meilleure approche de la prière doit s’associer à une meilleure approche de ceux que nous côtoyons, de ceux qui sont mis sur notre passage. La chaîne de l’amitié « Si on se parlait autrement », lancée par Christian, est une initiative heureuse, à condition qu’elle ne soit pas que temporelle et débouche sur des relations plus suivies et plus sincères entre les Membres du Relais, même si l’on est conscient que l’on n’a pas des atomes crochus avec tous et que l’on ne peut pas non plus fréquenter régulièrement tout le monde. Cette période d’anxiété et d’incertitude, même si les médias se montrent parfois étouffants, m’a aussi permis, grâce à leur intermédiaire et après une nécessaire 
sélection, de sortir d’un certain repli sur moi-même pour prendre part à la souffrance de notre monde, de notre pays, de nos proches, de nos voisins, touchés par cette terrible épidémie. Plus disponible, cela m’a permis également de renouer des contacts avec des personnes proches ou amies, le téléphone et les moyens techniques de communication y contribuant largement et les démarches réciproques dont j’ai été 
l’objet m’ont été d’un grand réconfort. Là encore, comme dans le cas précédent, je souhaite que ces échanges ne soient pas trop éphémères. Je crois pouvoir dire également que ce temps de confinement m’amène à prendre de plus en plus conscience de la présence constante du Seigneur Jésus à mes côtés et à 
m’abandonner toujours plus à sa volonté, qui est celle du Père, mue par l’Esprit, en comptant pour cela sur l’assistance de Marie et des Saints, particulièrement de nos Saints Limousins. Et, c’est aussi une occasion de rendre grâce, pour tous ceux qui oeuvrent en vue de la sortie de l’épreuve que nous traversons et nous permettent de la vivre plus sereinement.
Enfin, je pense que ce confinement m’a permis aussi de mieux saisir la vulnérabilité de la nature humaine et notre impossibilité de tout maîtriser et de tout gérer dans le quotidien de nos existences, avec le souci constant du rétablissement de notre Maison-Terre dans sa condition originelle.


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Le Rosaire pendant le mois de Marie - 

Témoignages

Chacun personnellement, ou en famille si c’est possible , vous pouvez prier avec le chapelet. La salutation faite à Marie « je vous salue Marie » nous met en présence de Jésus à travers les mystères de sa vie. Ses mystères éclairent les événements de nos vies , heureux ou douloureux, les événements de nos campagnes, de nos Relais, de notre société. Nos cœurs, avec celui de Jésus, sont à la dimension du monde.
Jean-Paul II « En effet, sur l'arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus Christ. Réunis en Mystères joyeux, lumineux, douloureux, glorieux, et, ils nous mettent en communion vivante avec Jésus à travers le Cœur de sa Mère, pourrions-nous dire. En même temps, nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les événements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l'Église, de l'humanité : c'est-à-dire nos événements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur. C'est ainsi que la simple prière du Rosaire s'écoule au rythme de la vie humaine ». 
 Benoît XVI Quand on récite le chapelet, on revit les moments importants et significatifs de l'histoire du salut ; on parcourt de nouveau les différentes étapes de la mission du Christ. Avec Marie, on tourne son cœur vers le mystère de Jésus. On place Jésus au cœur de notre vie, de notre temps, de nos campagnes à travers la contemplation et la méditation de ses saints mystères de joie, de lumière, de douleur et de gloire... Que Marie nous aide à accueillir en nous la grâce qui émane de ses mystères, afin qu'à travers nous elle puisse "irriguer" la société, à partir de nos relations au quotidien, et la purifier de si nombreuses forces négatives en l'ouvrant à la nouveauté de Dieu. Le rosaire, quand il est prié de manière authentique, non d'une manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation. Il contient en lui-même la puissance qui guérit du très Saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et amour au centre de chaque Ave Maria.
Le Pape François a écrit le 25 mars à tous les catholiques pour les inviter en ce mois de mai à "redécouvrir la beauté et la simplicité de la prière du chapelet".
invitation spéciale à prier Marie "Reine de la paix" !
Prions : Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur, mais notre foi est faible et nous sommes craintifs, mais toi Seigneur ne nous laisse pas à la merci de la tempête, redis encore « n’ayez pas peur », et nous avec Pierre, nous nous déchargeons sur Toi de toutes nos peurs car tu prends soin de nous. 

Vous pouvez allez voir cette méditation sur le site des Evêques de France
https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/prier/prieres/369694-meditation-des-mysteres-du-rosaire/

télécharger les mystères du rosaire (d'après le site des Evêques de France)

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Témoignages 

La récitation du Chapelet, c'est une prière à laquelle je suis très attachée. Cela permet de prier avec quelques personnes de notre entourage proche, et de méditer sur tous les grands événements de la vie de Jésus et de Marie. 
C'est à la fois très simple et très profond.

Un membre de l'équipe du rosaire

Les équipes du Rosaire se retrouvent une fois par mois ; mais ce n’est pas pour réciter les 20 mystères. Chaque jour, chacun est invité à prier avec les autres membres de l’équipe les moments importants de la vie de Jésus, un mystère différent les uns des autres pour que le Rosaire soit dit entièrement ou presque parce que cela dépend du nombre des membres dans l’équipe…avec le livret de prière quotidien.
Et la rencontre de chaque mois doit se faire à la maison comme l’a voulu Pauline Jaricot, fondatrice des équipes du Rosaire. A cette rencontre, on vit un temps de prière et de réflexion avec le feuillet mensuel que chaque membre reçoit. 
On procède ainsi :Accueil- Prière à l’Esprit Saint- Invocation à Marie- A l’écoute de la parole de Dieu- Réflexion sur la parole- Réflexion pour notre vie- Prière de louange et d’intercession- Envoi en mission… bien sûr avec des chants.
Voilà le déroulement d’une rencontre des Equipes du Rosaire. Avec le « Rosaire en équipe », c’est bien sûr le Rosaire, mais récité autrement. 

Qu’est-ce que représente cette prière pour moi ?
C’est d’accueillir Marie au plus profond de moi-même ; je sais que par la prière, elle est là pour m’aider et me conduire à son Fils. Cette prière dite en équipe donne de n’être plus seul dans son coin à vivre sa foi, mais de vivre en communion avec tous les chrétiens et même avec des non-croyants.

Quelle est mon expérience ? Voilà plus de 16 ans que cette équipe a été fondée dans la paroisse par Sr Gabrielle ; Il faut surtout ne pas se mettre en avant mais demeurer à l’écoute des autres. J’ai de la chance d’être en équipe car on se sent aimé pour ce que l’on est.

Comment cela m’aide tous les jours ? En priant chaque jour, on sent que l’on est relié avec toutes les équipes à travers le monde et cela m’aide à regarder les faits et gestes que je fais dans cette vie.

A quelles intentions je prie ? 
Pour la conversion de ma famille et de la paroisse. Pour l’Eglise Universelle.
Pour les évènements qui se déroulent dans mon entourage et à travers le monde.
Pour le monde des personnes malades et handicapées, pour le corps médical. Pour les personnes qui nous ont quittés. 
Pour la situation que vivent nos frères au Burkina…


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Feuille de prière pour l’Ascension  avec une neuvaine.
et une proposition de neuvaine pour ceux qui le souhaitent.(chaque jour un texte de la Bible différent)


ASCENSION de Jésus…dans l’attente de…..l’ESPRIT SAINT

Actes des apôtres 1, 1-11  - 21/05/20

« L’ascension » est un mot de l’Evangile pour signifier l’ABSENCE VISIBLE de Jésus après qu’il se soit manifesté vivant, à ses disciples . Lors de ce départ il les invite à quitter le ciel des yeux ; il les invite à se rendre en Galilée.

Deux sens à cela :
Galilée aux origines de l’appel ; En effet les disciples ont été appelés en Galilée, là où Jésus a commencé sa mission . Les disciples se sont mis à sa suite. C’est le début d’une aventure. C’est le commencement d’une formation. Et ce fut une « suite de Jésus » plus ou moins heureuse, notamment à la passion. Avec son départ, Jésus leur donne rendez-vous au lieu de l’appel pour le suivre vraiment, lui, non seulement le Jésus de Nazareth mais Jésus ressuscité portant en lui son expérience d’homme de charpentier et témoin du Père.
C’est une Invitation pour nous à nous rendre à nos commencements à ce qui s’est éveillé un jour en nous : peut-être notre baptême, notre confirmation, notre mariage, une rencontre décisive, un événement qui nous a ouvert les yeux sur nous, notre famille, le monde. A partir de ces commencements nous dire : que dois-je vivre, faire, changer pour marcher avec Jésus ? 
Galilée des nations païennes. La Galilée était pour Jésus une région éloignée de Jérusalem, carrefour du commerce, « Galilée des nations ». 
Quelles sont , pour nous, les personnes, les situations, les lieux où l’Évangile est ignoré ou attendu. Invitation nous est faite à voir, sur notre territoire et nos Relais, où sont nos « Galilée ». Invitation à nous y rendre et à nous demander : comment y annoncer la Bonne nouvelle ? Avec qui sur nos Relais paroissiaux, notamment lors de l’Itinérance pastorale ?

Vivons cette fête de l’Ascension en priant :

Préparons nos cœurs– pendant cette neuvaine - à accueillir l’ESPRIT SAINT

« L’esprit Saint n'est pas dans le raisonnement, ni dans l'étude, ni dans les théories, ni dans les règles ; il est le feu divin qui bouge toujours, qui s'élève en haut de manière irrégulière, il se montre et il disparaît, comme la flamme du bois ; il faut le prendre et s'en réjouir quand il se montre et le conserver toutes les fois qu'il se communique à nous » (A. Chevrier)

« Ô mon Dieu, donnez-moi votre Esprit, c'est la prière que nous devons faire continuellement et toujours, à chaque instant ; l'Esprit de Dieu, c'est tout ! Si nous en sommes animés, nous avons tout, nous possédons toutes les richesses du ciel et de la terre. » (A Chevrier)
 
Loue sois-tu Seigneur
Seigneur Jésus, pendant 40 jours tu t’es monté vivant à tes disciples, affermis notre foi. Nous t’en prions Seigneur.
Seigneur Jésus, avant de quitter les tiens tu leur as promis l’Esprit Saint pour qu’ils annoncent l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre, fortifie notre témoignage. Nous t’en prions Seigneur
Seigneur Jésus Envoie-nous ton Esprit Saint pour mettre en pratique les lumières que ce confinement a mis dans nos cœurs. Nous t’en prions Seigneur
Seigneur Jésus, envoie-nous ton Esprit Saint pour que ta Charité demeure dans nos cœurs de croyants, nous t’en prions Seigneur
Seigneur Jésus, envoie-nous ton Esprit Saint pour qu’il remplisse notre paroisse, « maison commune », pour que les enfants et les jeunes y trouvent du bonheur, nous t’en prions Seigneur
Seigneur Jésus, envoie-nous ton Esprit Saint pour que les plus pauvres d’entre nous ne se sentent pas oubliés, nous t’en prions Seigneur.

NOTRE PERE
JE VOUS SALUE MARIE (intentions de prière…)

Prions la Vierge Marie présente au milieu des apôtres à la Pentecôte

Sainte Vierge Marie,
Vous nous aidez à devenir le Peuple de la Parole,
le Peuple de l'Eucharistie, le Peuple du message.
A quoi sert d'aller toujours plus vite,
si on ne sait pas où on va? .
A quoi sert de produire toujours davantage,
si on ne sait pas partager?
A quoi sert aux pauvres de s'enrichir 
et aux riches de s'appauvrir, 
si les uns et les autres ne savent pas vivre
comme le Christ?

Sainte Vierge Marie,
chaque jour, vous avez dû inventer
votre façon de. dire « oui» à Dieu.
Chaque jour, vous avez dû recommencer,
à découvrir Dieu dans votre vie,
tout autrement que vous l'aviez prévu.
Apprenez-nous à ne pas être une page achevée d'imprimer, 
mais une page chaque jour toute blanche,
où l'Esprit de Dieu dessine les merveilles qu'il fait en nous

Sainte Vierge Marie, .
à un monde dominé par l'argent,
vous enseignez votre libéralité.
A un monde de clinquant et de mensonge, 
vous montrez votre transparence. 
A un monde qui ricane et qui salit, 
vous offrez votre pureté.
A un monde de violence et de haine,
vous opposez votre tendresse. 

Etchegaray

PRIONS 
Dieu qui élèves le Christ au-dessus de tout, 
ouvre-nous à la joie et à l’action de grâce, 
car l’Ascension de ton Fils est déjà notre victoire : 
nous sommes les membres de son corps, 
il nous a précédés dans la gloire auprès de toi, 
et c’est là que nous vivons en espérance. 
Par Jésus e Christ Notre Seigneur . Amen

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Neuvaine à l’Esprit Saint

Neuvaine, sur notre paroisse Sainte Anne, pour mieux connaître l’Esprit-Saint et recevoir ses dons


Le Saint-Esprit est l’une des trois personnes du Dieu unique et trinitaire. De la même manière que nous pouvons parfois nous adresser à Dieu le Père, ou au Fils Jésus, nous devons également nous adresser à l’Esprit-Saint. Dans la bible, le Saint-Esprit est envoyé aux apôtres lors de la Pentecôte. Mais de le recevoir, les apôtres passent 9 jours en prière ; il s’agit de la première neuvaine ! Chaque année, les chrétiens ont ainsi l’habitude de faire une neuvaine à l’Esprit-Saint entre l’Ascension et la Pentecôte, en vue de se préparer à recevoir de nouveau l’Esprit. 

Belle neuvaine à l’Esprit-Saint en méditant la Parole de Dieu mettant en évidence : l’écoute de l’Esprit Saint pour vivre le beau combat de la foi en suivant le Christ au travers des adversités. Nous avons besoin de l’Esprit saint !

Chaque jour de la neuvaine, la prière commence
en invoquant l’Esprit-Saint en récitant la séquence à l’Esprit-Saint ou Veni Sancte Spiritus. 
Puis nous continuons en lisant un passage de la Bible 
et en récitant une courte oraison. 

Jour 1, 22 mai
Séquence à l’Esprit-Saint

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu'à l'intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
donne la joie éternelle. Amen.

Lecture du Livre d’Isaïe 11, 1-10 « Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins. Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure. »
“Dieu tout-puissant, Père de Jésus, le Christ, notre Seigneur, tu as fait renaître ces baptisés de l’eau et de l’Esprit, tu les as libérés du péché ; répands maintenant sur eux ton Esprit-Saint ; donne-leur un esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et d’affection filiale ; remplis-les de l’esprit d’adoration.”


Jour 2 , samedi 23 mai
Séquence à l’Esprit-Saint
Lecture du livre de la Sagesse 9 « Dieu de mes pères et Seigneur de miséricorde, par ta parole tu fis l’univers, Tu formas l’homme par ta Sagesse pour qu’il soit maître de tes créatures, qu’il gouverne le monde avec justice et sainteté, qu’il rende, avec droiture, ses jugements. Donne-moi la Sagesse, assise auprès de toi ; ne me retranche pas du nombre de tes enfants :je suis ton serviteur, le fils de ta servante, un homme frêle et qui dure peu, trop faible pour comprendre les préceptes et les lois. Le plus accompli des enfants des hommes, s’il lui manque la Sagesse que tu donnes, sera compté pour rien »
“Seigneur, quand tu mets en l’homme ton Esprit-Saint, tu illumines son cœur et tu l’instruis ; rends-nous dociles à ton Esprit pour apprécier ce qui est juste, et donne-nous d’éprouver toujours le réconfort de sa présence.”

Jour 3, dimanche 24 mai
Séquence à l’Esprit-Saint
Lecture de l’Evangile selon Saint Luc 24 « Apres s’être manifesté aux disciples d’Emmaüs, Jésus leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. » Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit. Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu. »
“Que l’Esprit de vérité qui vient d'auprès de toi, Dieu très saint, illumine nos esprits et notre paroisse ; et qu’il nous mène à la vérité tout entière, comme ton Fils en a fait”

Jour 4 , Lundi 25 mai
Séquence à l'Esprit-Saint

Lecture de la 1ere épître à Timothée 6, 11-14 «   Mais toi, homme de Dieu, fuis tout cela ; recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins. Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation, voici ce que je t’ordonne : garde le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ. »
“Seigneur, Dieu puissant et fort, toi qui relèves ce qui est déchu, toi qui protèges ce que tu as relevé, fais grandir le peuple de ceux que tu renouvelles en leur donnant de sanctifier ton nom : que soient toujours guidés par ton souffle ceux que purifie le sacrement du baptême.”

Jour 5 , Mardi 26 mai
Séquence à l’Esprit-Saint
Lecture de la seconde lettre à Timothée 4, 6-18 « Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.  Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. Efforce-toi de me rejoindre au plus vite, car Démas m’a abandonné par amour de ce monde, et il est parti pour Thessalonique. Crescent est parti pour la Galatie, et Tite pour la Dalmatie.  Luc est seul avec moi. Amène Marc avec toi, il m’est très utile pour le ministère. J’ai envoyé Tychique à Éphèse.  En venant, rapporte-moi le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpos. Apporte-moi aussi mes livres, surtout les parchemins.  Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres.  Toi aussi, prends garde à cet individu, car il s’est violemment opposé à nos paroles. La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ; le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen
“C’est ton Esprit qui nous conduit, Seigneur, c’est toi qui prends soin de nous ; montre-nous ta miséricorde, soit favorable à nos prières : que toujours tes bienfaits viennent soutenir notre foi au sein de nos communautés de Relais paroissial .”

Jour 6, mercredi 27 mai

Séquence à l’Esprit-Saint
Lecture de l’Évangile selon Saint Matthieu 11, 25-30 « En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.  Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.  Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.  Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
“Réponds à notre prière, Dieu tout- puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur ton Église l’Esprit de feu : qu’il éclaire le cœur de ceux que tu as fait renaître, et les confirme dans ta grâce.”

Jour 7, Jeudi 28 mai
Séquence à l’Esprit-Saint
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8, 14-17 « En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père !  C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.  Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire. »
“Que ton peuple exulte en tout temps, Seigneur, d’avoir retrouvé, grâce à ton Esprit, La jeunesse de son âme ; puisqu’il se réjouit aujourd’hui d’être rendu à la gloire de tes fils adoptifs, qu’il attende le jour de la résurrection dans l’espérance du bonheur promis.”

Jour 8 Vendredi 29 mai
Séquence à l’Esprit-Saint
Lecture de l’Evangile selon Saint Luc 5 « Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons.  Arrivent des gens, portant sur une civière un homme q
ui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus.  Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. »  Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. »  À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu.  Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! 
“Tu pénètres, Seigneur, le cœur de tout homme, tu connais les désirs de chacun et rien ne te reste caché ; daigne purifier les pensées de nos cœurs en y répandant le Saint-Esprit, afin que notre amour soit plus pur et notre louange, digne de toi.”

Jour 9 , samedi 30 mai
Séquence à l’Esprit-Saint
Lecture de l’épître aux Galates 5 « Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres. Je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez. Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi [nombreux préceptes anciens]. On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.  Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises. Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit.
“Ce que tu as promis, Seigneur notre Dieu nous te prions de l’accomplir pour nous dans ta bonté : que la venue de l’Esprit-Saint nous rende, à la face du monde, témoins de l’Évangile de notre Seigneur Jésus le Christ”

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6e mardi de Pâques – 19 mai 2020

Evangile selon Saint Jean 16, 5-11
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.
Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.

En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »

Ce que nous comprenons
Jésus est sur le départ. Sa mission s’achève. IL va vers le Père qui l‘a envoyé. Ainsi il nous fait comprendre quel est l’Horizon de la vie humaine : celle de voir le Père. « Et il vaut mieux que je m’en aille » En effet c’est bon que Jésus se retire près du Père pour nous laisser à notre liberté avec l’assistance de l’Esprit Saint qui parle à la conscience. Jésus nous veut libre de marcher sur ses traces jusqu’auprès du Père. Comme le Père a créé l’homme et la femme en se retirant, de même le Christ se retire pour nous rendre vraiment libres. La venue de l’Esprit ouvrira les yeux sur la justesse de la cause de Jésus, le péché du monde et la condamnation de l’instigateur du Péché.
Ce qui nous touche et que nous contemplons
Jésus n’est pas un gourou. Il veut créer des hommes et femmes libres avec l’assistance de l’Esprit. Il nous veut dans l’amour, dans son amour si nous le désirons. L’Esprit saint est précieux car le monde est plein d’embûches. Saint Paul l’a vite compris et ses lettres en témoignent.
L’Esprit Saint nous ouvre les yeux. Un homme averti en vaut deux ! Plus encore il nous défend contre l’instigateur de la défiguration de l’œuvre de Dieu, le Prince de ce monde. Unis à l’Esprit nous sommes associés à la victoire du Christ sur le diable. Car il est vaincu.

Nous sommes appelés

Demander ardemment l’Esprit Saint pour nous et pour le monde. Car notre monde est à un tournant de société. Va-t-il , à l’occasion de la crise sanitaire, s’ouvrir à la transcendance, à une spiritualité, à un horizon de vie ? Pour beaucoup le monde est un univers clos. Sans transcendance, beaucoup de personnes ne lèvent plus les yeux vers le Ciel, vers un port d’accostage. Ils centrent leurs préoccupations sur l’immédiat, le matériel, le travail, le corps, la santé, la sécurité. Les enfants sont naturellement portés à la vie spirituelle, mais ces belles aspirations se perdent dans les sables de l’absence d’écoute.. 
A voir le triomphe de l’Esprit Saint dans bien des cœurs d’hommes et de femmes remplis d’amour, et qui « rendent compte de leur Espérance », selon l’expression de la lettre de Pierre. Ces personnes sont des postes avancés pour faire signe à l’intérieur d’un Relais paroisse, d’une Paroisse d’un territoire, « bassin de vie » d’une communauté humaine.


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6e lundi de Pâques – 18 mai

Livre des Actes des Apôtres 16,11-15.

Avec Paul, de Troas nous avons gagné le large et filé tout droit sur l’île de Samothrace, puis, le lendemain, sur Néapolis, et ensuite sur Philippes, qui est une cité du premier district de Macédoine et une colonie romaine. Nous avons passé un certain temps dans cette ville et, le jour du sabbat, nous en avons franchi la porte pour rejoindre le bord de la rivière, où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies.
L’une d’elles nommée Lydie, une négociante en étoffes de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, et qui adorait le Dieu unique, écoutait. Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul.
Quand elle fut baptisée, elle et tous les gens de sa maison, elle nous adressa cette invitation : « Si vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc dans ma maison pour y demeurer. » C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,26-27.16,1-4a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés.
On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.
Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.
Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »

Ce que nous comprenons

Dans les Actes : Paul et ses compagnons ont traversé la Phrygie et la Mysie. Les voici à Troas puis à Philippe. Ils cherchent des lieux de rencontre au bord de la rivière. Ils enseignent et trouvent une femme disponible par l’Esprit Saint au Seigneur : « elle écoutait ». Eux reconnaissent sa foi au Seigneur. La voici baptisée. Elle les invite chez elle.

Dans l’Evangile : L’Esprit Saint. Son nom : « défenseur », « Esprit de vérité » « témoin ». Le témoignage est d’abord celui de l’Esprit Saint. Il témoigne en faveur de Jésus. C’est lui qui ouvre le cœur des gens à Jésus, il les assure sur le chemin de Jésus. C’est pourquoi tout chrétien peut prendre le risque de proposer la foi, car l’Esprit Saint le précède dans le cœur de l’auditeur. C’est alors que ce chrétien devient témoin : témoin du Christ Jésus à travers ce qu’il a compris de lui dans l’Evangile mais aussi au fil des événements de sa vie. Ainsi il n’y a pas de témoignage sans l’action de l’Esprit.
Mais ce témoignage n’est pas sans risque. Risque nécessaire. Car l’Évangile doit être annoncé malgré les obstacles. Paul et ses compagnons en savent quelque chose et nombre de martyrs d’hier et d’aujourd’hui.

Ce qui nous touche et que nous contemplons :
Ardeur missionnaire de Paul et ses compagnons : ils cherchent les lieux où ils peuvent rencontrer de gens. Ils apprennent que des femmes prient
Liberté de Paul et de ses compagnons rencontrant ces femmes.
Paul discerne chez l’une d’elle une disponibilité du cœur. Il l’appelle tout de suite au Baptême. C’est sans doute cela Vivre « dans l’Esprit de Vérité » (Paul voit avec le cœur le désir vrai de cette femme, qui s’ouvre à la Vérité de Dieu) et «selon l’Esprit de Vérité» (Paul agit , il l’appelle au baptême dans la Vérité du Christ). Paul va de l’Esprit en lui à l’Esprit en elle, grâce à l’Esprit de communion. C’est cela la mission.
Nous sommes appelés.
A chercher avec intelligence des lieux pour rejoindre les gens et témoigner. Déjà vous le faites en cherchant des familles pour la catéchèse de proximité, pour l’aumônerie des jeunes. Des réseaux se constituent pour former des groupes de bible. En ce moment des familles s‘invitent pour l’« Eucharistie domestique », comme aux premiers temps de l’Église que nous racontent les Actes des Apôtres.
A aimer l’Esprit Saint que nous ne voyons pas qui nous est intime ; Il nous assiste lorsque nous prenons le risque du témoignage. Il nous rend à l’intime du Seigneur Jésus. D’où l’importance de le prier, ce serait-ce que « Esprit Saint, fortifie-moi ! » (on peut se rappeler la prière d’Esther : Ancien testament , Esther chapitre 4,17)
A demander pardon pour nos manques d’audace parfois, oubliant que notre baptême fait de nous non seulement des disciples mais aussi « des apôtres ».
A oser appeler au baptême, même si les personnes n’ont pas tout compris pourvu qu’elles reconnaissent la foi au « Seigneur mort et ressuscité pour nous donner la vraie Vie ». La suite se fera par accompagnement et témoignage de la communauté.


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Dimanche 17 mai  6e dimanche de Pâques  Célébrons la Parole

Chant pour l’ouverture de notre prière
Donne moi seulement de t'aimer

1- Prends Seigneur et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence, toute ma volonté 
Ref: Et donne-moi, donne-moi, donne-moi seulement de t'aimer (Bis) 
2-Reçois tout ce j'ai, tout ce que je possède, c'est Toi qui m'as tout donné, à Toi Seigneur je le rends. 
3-Tout est à toi dispose-en, selon ton entière volonté, et donne-moi ta Grâce, elle seule me suffit.

Lecture du livre des Actes des Apôtres (8, 5-8. 14-17)
«?Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint?» En ces jours-là, Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. Les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean. À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint; en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint. – Parole du Seigneur.

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables! 

« Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes. 

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance. 

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme.
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour! 

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre (3, 15-18)
«?Dans sa chair, il a été mis à mort?; dans l’Esprit, il a reçu la vie?» Bien-aimés, honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal. Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair ; mais vivifié dans l’Esprit. – Parole du Seigneur.

Acclamation de l’Évangile
Alléluia. Alléluia. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur; mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 15-21)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Homélie du 6e dimanche de Paques 

Dans cette page d’Evangile, Saint Jean nous raconte une histoire d’amour. Celle de Jésus en quête de son épouse, de toute personne qui se met à l’écoute de sa Parole et qui se laisse séduire et qui réponde à son amour. La parole de Jésus fait écho aux paroles d’Osée : « mon épouse je vais la conduire au désert et je lui parlerai au cœur ». Il veut nous parler au cœur, nous entraîner en sa présence, nous appelle à répondre à son amour « puissiez-vous m’aimer : « Si vous m’aimez, dit Jésus, je prierai le Père et il vous fera le plus beau cadeau qui soit, celui qui met dans la vérité, dans la cohérence de vie, « il vous donnera l’Esprit de vérité.. » Aujourd’hui dit Jésus Il est à coté de vous puisque je suis là avec vous « moi qui suis la vérité et la vie » mais alors l’Esprit de vérité sera en vous, à demeure, assistant de votre liberté. 

Quel grand bonheur que d’être habité de l’Esprit Saint « avoir l’Esprit de Dieu, c’est tout » car alors se tient en nous la puissance de ressembler au Christ, d’entrer en cohérence de vie avec lui, avec le monde avec la terre, le vivant, à tel point que le Christ lui-même prend figure en nous, nous faisant entrer dans l’amour du Père. Nous ne sommes pas à l’abandon, orphelins. Avec l’Esprit Saint nous devenons compagnons du Christ, nous devenons enfants bien-aimés du Père. Là se tient notre dignité, notre sécurité.
La vie Chrétienne c’est une histoire d’amour. Beaucoup disent « Jésus il m’intéresse par sa sagesse, c’est une bonne morale ; qu’il soit vivant ou non, son message me plait » D’autres débattent à distance sur le message, son envergure dans la culture, chez les penseurs ». Télé-Millevaches vient de faire un bon film, astucieux, sur le retour de la mort incluant la mort de Jésus,- (https://vimeo.com/412244403) mais l’implication personnelle se fait désirer. Il n’y a pas d’histoire d’amour, mais plutôt un raffinement d’intelligence. D’autres encore se disent « Sur mes vieux jours je m’approche, on ne sait jamais, peut être que de l’autre côté… Mais Intérêt et peur sont étrangers à l’Evangile ; « dans l’amour, dit Saint Jean « il n’y a pas de crainte ».
Un prêtre ami avant de mourir me disait « tu sais Gilles je suis amoureux du Christ » Il avait tout compris. La foi c’est une aventure de gratuité et d’affection. Oui d’affection pour le Christ dans sa manière d’aimer, dans sa manière d’être compatissant. C’est une aventure de foi : croire qu’il est vivant, le voir sur le visage des compagnons de route, sur le visage des pauvres, faire un bout de chemin avec eux 
Dans cette crise, nous sommes démunis, dépouillés, atterrés, mais l’amour du Christ est notre assurance, notre sécurité. En nous demeure son Esprit qui nous attache à lui et par lui à l’amour du Père : « Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés ; ne sachant qu'espérer, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non annihilés. (2Co 4,8-9) et encore « Qui nous séparera de l'amour du Christ ? La tribulation, l'angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ? Selon le mot de l'Ecriture : A cause de toi, l'on nous met à mort tout le long du jour ; nous avons passé pour des brebis d'abattoir. Mais, en tout cela, nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés. (Ro 8, 35-37)
Demandons l’Esprit Saint, ardemment, pour suivre Jésus de plus près dans la vie quotidienne, dans les choix à faire, peut-être dans les semaines ou les mois à venir. Il est notre connexion sans faille à l’amour inconditionnel de celui qui s’est fait obéissant au Père pour nous introduire dans son amour en fils bien-aimés.

Méditation
L’ESPRIT DE DIEU C’EST TOUT ! »
 
« Mais il faut le demander avec l'intention réelle de le recevoir, avec la volonté de faire tout son possible pour l'acquérir, avec la volonté de faire tous les sacrifices possibles et exigés pour l'avoir et le recevoir ; autrement, nous ne pourrons le recevoir et Dieu ne pourra nous le donner.
« L'Esprit de Dieu n'est ni dans une règle positive, ni dans les formes, ni dans l'extérieur, ni dans les habits, ni dans les règlements ; il est en nous, quand il nous est donné. On entend ce son, mais on ne sait ni d'où il vient ni où il va ; il souffle où il veut. II nous vient au moment où nous nous y attendons le moins. Quand nous le cherchons, nous ne le trouvons pas ; quand nous ne le cherchons pas, nous le trouvons ; il est indépendant de notre volonté, du moment, du temps et de l'heure ; il vient quand il veut, à nous de le recevoir quand il vient. Il a la liberté d'action, et il est indépendant de nous, mais il se communique à nous quand nous y pensons le moins ; il n'est pas dans le raisonnement, ni dans l'étude, ni dans les théories, ni dans les règles ; il est le feu divin qui bouge toujours, qui s'élève en haut de manière irrégulière, il se montre et il disparaît, comme la flamme du bois ; il faut le prendre et s'en réjouir quand il se montre et le conserver toutes les fois qu'il se communique à nous » Antoine Chevrier (Véritable Disciple, page 511).
 
« Ô mon Dieu, donnez-moi votre Esprit, c'est la prière que nous devons faire continuellement et toujours, à chaque instant ; l'Esprit de Dieu, c'est tout ! Si nous en sommes animés, nous avons tout,
nous possédons toutes les richesses du ciel et de la terre.

Prière universelle
Ô SEIGNEUR, DONNE-NOUS TON ESPRIT 
PROCLAMONS LA BONNE NOUVELLE
FAIS DE NOUS DES TÉMOINS AUJOURD’HUI
Ô SEIGNEUR, DONNE-NOUS TON ESPRIT

« Ce n’est pas vous qui m’avez aimé le premier, c’est moi qui vous ai aimés. »
Seigneur ouvre nos cœurs à ton amour.
Refrain 

« Celui qui aime est né de Dieu et il connaît Dieu. »
Seigneur fais-nous te reconnaître en ceux et celles qui aiment dans le don d’eux-mêmes.

« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements »
Seigneur, fais que tes disciples mettent en pratique la loi nouvelle de l’amour auprès des plus défavorisés de notre monde.

Hommes et femmes ont besoin d’une respiration spirituelle
Seigneur ouvre leur cœur au don de ton Esprit Saint.

LOUANGE à l’Esprit Saint ( en ce 5e anniversaire de la publication de Laudato SI)

Loué sois-Tu ! Esprit-Saint, 
qui par ta Lumière orientes ce monde vers l’Amour du Père 
et accompagnes le gémissement de la création, 
Tu vis aussi dans nos cœurs pour nous inciter au bien. 
Loué sois-Tu ! Ô Dieu, Un et Trine, 
communauté sublime d’amour infini, 
apprends-nous à Te contempler dans la beauté de l’univers, 
où tout nous parle de Toi. 
Éveille notre louange et notre gratitude pour chaque être que Tu as créé.
Donne-nous la grâce de nous sentir intimement unis à tout ce qui existe. 
Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde 
comme instruments de ton Affection pour tous les êtres de cette terre, 

parce qu’aucun n’est oublié de Toi. 
Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent
pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence, 
aiment le bien commun, promeuvent les faibles, 
et prennent soin de ce monde que nous habitons. 
Les pauvres et la terre implorent : 
Seigneur, saisis-nous par ta Puissance et ta Lumière
pour protéger toute vie, 
pour préparer un avenir meilleur, 
pour que vienne ton Règne de justice, de paix, d’amour et de beauté. 
Loué sois-tu ! Amen. » (Pape François)

CHANT FINAL

Ô SEIGNEUR, DONNE-NOUS TON ESPRIT
PROCLAMONS LA BONNE NOUVELLE
FAIS DE NOUS DES TÉMOINS AUJOURD’HUI
Ô SEIGNEUR, DONNE-NOUS TON ESPRIT.

1. Sur les terres arides desséchées
Devenons semeurs d’espérance
Jésus-Christ nous invite à proclamer
L’Évangile, Parole vivante.

2. Dans un monde étreint d’obscurité
Devenons semeurs de confiance
Jésus-Christ nous appelle à révéler
L’Évangile, Parole apaisante.

3. Pour les femmes, les hommes de ce temps
Devenons semeurs de lumière
L’Esprit Saint nous éclaire à chaque instant
Nous serons le sel de la terre.

Oraison
Seigneur que ton Esprit Saint nous fasse contempler ton amour et nous tenir sous ta Parole bienfaisante. Nous te me demandons à toi qui es Père par Jésus le Vivant pour les siècles des siècles. Amen 

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5e samedi de Pâques – 16 mai 2020
Livre des Actes des Apôtres 16,1-10.

En ces jours-là, Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva ensuite à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée ; sa mère était une Juive devenue croyante, mais son père était Grec. À Lystres et à Iconium, les frères lui rendaient un bon témoignage. Paul désirait l’emmener ; il le prit avec lui et le fit circoncire à cause des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était Grec. Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu’elles entrent en vigueur. Les Églises s’affermissaient dans la foi et le nombre de leurs membres augmentait chaque jour. Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés de dire la Parole dans la province d’Asie. Arrivés en Mysie, ils essayèrent d’atteindre la Bithynie, mais l’Esprit de Jésus s’y opposa. Ils longèrent alors la Mysie et descendirent jusqu’à Troas. Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : « Passe en Macédoine et viens à notre secours. » À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,18-21.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Ce que nous comprenons

Dans les actes des Apôtres. Paul et ses compagnons reviennent d’Antioche. C’est là qu’ils rencontrent Timothée, auquel plus tard Paul écrira deux lettres. Contrairement à ses idées Paul fait circoncire Timothée à cause de la pression de ceux qui viennent du judaïsant et qui n’ont pas encore tout compris de la nouveauté de l’Evangile, car Paul veut le prendre avec lui pour la mission. Ils passent par les villes où, à grand peine, Paul et ses compagnons avaient fondé des communautés. Les chrétiens sont affermis par leur parole. Ensuite à travers des refus et divers évènements venant contrarier leur mission, ils arrivent à Troas. Et c’est là que Paul voit en songe un macédonien l’appelant « passe en Macédoine et viens à notre secours » Aussitôt ils partent pour la Macédoine, ils quittent l’Asie pour entrer en Europe

Ce qui nous touche et que nous contemplons.

Paul discerne en Timothée un jeune ardent pour l’Évangile, ce qu’il sera d’ailleurs. (Lisez la deuxième lettre de Paul à Timothée : « ravive le don de Dieu qui est en toi » 2 Tm 1,6)
Paul et ses compagnons ne contredisent pas l’Esprit Saint quand la mission est impossible. Ils poursuivent leur route sans amertume. Le serviteur n’est pas plus grand que le Maître ! parfois incompris, parfois persécutés, parfois écoutés comme il en fut pour Jésus. Pour nous, disciples-missionnaires, il en est ainsi.
Paul écoute les inspirations de l’Esprit et il obéit : passe en « Macédoine ». Paul et ses compagnons sont « collaborateurs » de l’Esprit Saint.

Nous sommes appelés 

A vivre en compagnie de l’Esprit Saint. Il nous assiste dans notre chemin de chrétiens, dans les décisions à prendre, dans les épreuves
A vivre dans le monde avec nos contemporains, sans avoir l’esprit du monde (mondanité) mais en appartenant au Christ.
A faire ce que nous inspire l’Esprit Saint, avec audace.

QUELQUES REPERES 
POUR AIDER AU DISCERNEMENT dans l’Esprit Saint

Introduction : Pour actualiser au fil des événements ou de la vie ordinaire, la réponse à notre vocation quelle qu'elle soit, nous avons souvent à faire des choix pas toujours évidents. Il nous faut faire un discernement. Voici quelques repères tirés de l'Écriture ou de l'expérience.

1/. A LA LUM1ERE DE L’ÉCRITURE (se mettre devant la Parole du Seigneur)
La Parole de Dieu nous incite à "faire la vérité" en tout ce que nous faisons, à ne poser que des actes libres ou libérateurs, à choisir en connaissance de cause. 
" Vous avez été appelés à la liberté. Seulement, que cette liberté ne se tourne pas en prétexte pour la chair." (Gal 5,13)
" Que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu,
ce qui est bon ce qui lui plait
ce qui est parfait" (Rm 12,2)
" Celui qui agit dans la vérité
vient à la lumière
pour qu'il apparaisse au grand jour
que ses œuvres sont faites en Dieu" (Jn 3,21)
" Quand il viendra, l'Esprit de vérité, il vous conduira vers la Vérité tout entière" (Jn 16,13)
" Jésus Christ est le soleil de nos intelligences et de nos âmes.
C'est à sa lumière que nous devons apprendre à connaître chaque chose
A connaître la vérité, la valeur spirituelle de chaque chose terrestre
A connaître le bien du faux, le juste de l'injustice, le bien du mal" (P.Chevrier V.D 90)

2. A LA LUMIERE DE L'EXPERIENCE
Voici quelques postulats auxquels confronter les situations concrètes en vue d'opérer un discernement. On peut y recourir comme à des repères qui tirent leur efficacité du "bon sens et de l'esprit de Dieu". Les voici présentés sans logique rigoureuse.
Consentir au réel quel qu'il soit.
C'est le seul appui objectif à partir duquel nous pouvons apprécier la suite à donner.
Le réel, c'est MOI, ma personne, mon histoire, mon environnement, ma mission actuelle. Le reste, c'est du rêve, ou du déni ou de la fuite en avant.
Cultiver le désir, le positif
plutôt que de buter sur l'obstacle. Dans l'esprit du proverbe chinois : "mieux vaut allumer une seule et minuscule bougie que de maudire l'obscurité".
Ne rien décider dans le doute
sinon dans un acte d'obéissance objectif et libérateur.

Ne jamais remettre en cause un engagement sérieusement contracté, avant d'être allé au bout de cet engagement.
Devant une défaillance,
cultiver l'humilité plutôt que la culpabilité. Et poursuivre la route.
Dans la nuit d'une épreuve,
se souvenir des épreuves passées et dépassées : " on en a vu d'autres !" "Souviens-toi, Israël, des quarante ans au désert."
Si difficile que soit une situation,
si j'ai fait loyalement tout ce qu'il me revient de faire, ne plus m'inquiéter : "laisser faire Dieu"... et les autres, et être en paix.
C'est d'abord l'humilité qui fait les saints. Pour devenir un saint, il faut renoncer à être parfait.
Mon péché n'est pas d'abord ce qui me coupe de la communauté des justes, mais ce qui m'intègre dans la solidarité des pécheurs en vue de la miséricorde et de la réconciliation. "Je connais quelque chose de plus beau qu'un cœur pur, c'est un cœur purifié."( Charles Peguy). Confiance ! 

ANNEXE : morale et foi chrétienne
"Tout ce qui se commande au nom du Dieu de Jésus Christ doit pouvoir se justifier du point de vue de la vérité de l'homme et tout ce qui est prescrit par la raison droite doit pouvoir montrer sa cohérence avec la vérité de la foi chrétienne." ("Compter sur Dieu" p.15 Xavier Thévenot)

Louis Magnin, prêtre du Prado ( décédé le Vendredi saint 2020)

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5e vendredi de Pâques – 15 mars 2020

Livre des Actes des Apôtres 15,22-31.

En ces jours-là, les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas. Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut ! Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul, eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ. Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent : vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! » On laissa donc partir les délégués, et ceux-ci descendirent alors à Antioche. Ayant réuni la multitude des disciples, ils remirent la lettre. À sa lecture, tous se réjouirent du réconfort qu’elle apportait. !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,12-17.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »


Hier nous avions ce texte. Il revient avec insistance nous rappeler l’importance d’aimer. Je pense à des témoins de cet amour comme Anne Defourmantelle – philosophe qui avait écrit « l’éloge du risque - qui perd la vie en tentant de sauver deux jeunes garçons. C’était en 2017. Elle avait mis sa parole en pratique. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime « ; Aimer à la manière du Christ est un don, c’est une grâce, c’est l’accueil de la manière dont Dieu nous aime. Cette grâce il faut la demander.
"O Verbe! O Christ!
Que vous êtes beau! que vous êtes grand!
Qui saura vous connaître?
Qui pourra vous comprendre?
Faites, ô Christ, que je vous connaisse et que je vous aime.
Puisque vous êtes la lumière,

laissez venir un rayon de cette divine lumière sur ma pauvre âme, 
afin que je puisse vous voir et vous comprendre.
Mettez en moi une grande foi en vous, 
afin que toutes vos paroles soient pour moi 
autant de lumières qui m'éclairent 
et me fassent aller à vous 
et vous suivre dans toutes les voies de la justice et de la vérité.
O Christ! O Verbe!
Vous êtes mon Seigneur et mon seul et unique Maître.
Parlez, je veux vous écouter et mettre votre parole en pratique.
Je veux écouter votre divine parole, parce que je sais qu'elle vient du ciel.
Je veux l'écouter, la méditer, la mettre en pratique, 
parce que, dans votre parole, il y a la vie, la joie, la paix et le bonheur.
Parlez, vous êtes mon Seigneur et mon Maître et je ne veux écouter que vous" . Antoine Chevrier

Ce que nous comprenons

Dans les actes. Un problème surgit. Des membres de la communauté de Jérusalem, quelque peu rigides, vont semer la panique à Antioche de Syrie. Ils veulent que les païens qui demandent à être chrétiens passent par les rites juifs. Ce sont des « judaïsants ». Un discernement est opéré et on envoie Barnabé et Paul avec une lettre pour dire, en quelque sorte, que le don de Dieu est gratuit. Il libère des observances juives devenues caduques. Les païens accueillent la lettre dans la joie

Ce qui nous touche et que nous contemplons

La communauté de Jérusalem avec les apôtres joue son rôle de régulateur. Elle discerne avec l’Esprit Saint ce qu’il convient dire et de faire. Elle choisit des personnes crédibles qui font autorité par leur vie : « ils ont fait le don de leur vie pour le nom de Notre Seigneur Jésus-Christ ». Elle agit dans la docilité à l’Esprit Saint qui est le protagoniste (celui qui agit en premier) de la vie Chrétienne.

Nous sommes appelés

A aimer de tout notre cœur en demandant la grâce d’aimer à la manière de Jésus
A être missionnaire de la joie, de l’amitié que le Christ nous porte. Il s’agit d’aller de porter du fruit de partager le bonheur, la joie de la foi. Pour cela on peut tout demander au Père
Chacun de nous est appelé à agir, non pas en franc-tireur, mais en communion avec le Relais, avec la Paroisse. Ce qui évite la zizanie ; (la zizanie est une plante à ne pas semer ! )
Veiller à la qualité de nos Relais Paroissiaux, de telle sorte qu’ils soient des lieux de discernement de ce que veut l’Esprit Saint, et d’encouragement. (On appelle cela « la relecture de vie »).
Veiller à la qualité de l’Équipe Pastorale de telle sorte qu’elle discerne avec l’Esprit Saint ce qui est judicieux de faire et de telle sorte qu’elle appelle, pour telle ou tel service, des personnes qui aient l’esprit de l’Évangile et l’art de faire la paix : ceux qui font « autorité » (# autoritaire) capable de faire « grandir ».

Vous le percevez, en lisant les Actes des Apôtres nous redécouvrons ce qu’il en est d’une communauté chrétienne pour notre temps.

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5eme jeudi de Pâques – 14 mai 2020

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-17.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Ce que nous comprenons
Tout ce passage de l’Evangile nous parle d’aimer et d’amis, c'est-à-dire ceux qui s’aiment. Pas mois de 11 fois le mot « aimer » Et ce mot aimer, n’est pas le mot « eros » qui dit élan vers, mais « agapê » qui signifie amour-don de soi pour l’autre, et quand Jésus parle d’être de ses amis Jean emploie le mot « Philein » (sentiment d’amitié pour quelqu’un) 
C’est lui Jésus qui nous a aimé le premier.
Il vit sous la Parole du Père et demande qu’on soit comme lui « sous sa parole »
Ainsi nous pouvons recevoir son cadeau de la joie, en nous, parfaite, accomplie.
La dynamique de la vie alors est d’aimer en se donnant à ceux qu’on aime.
Alors nous ne sommes plus « doulos/ esclaves » mais amis de Jésus partageant son secret : l’amour que le Père lui prodigue
Tout cet amour c’est pour porter du fruit. C’est notre mission. Pour cela « tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera ». 

Ce qui nous touche et que nous contemplons
Nous sommes dans le cœur du Christ. Il veut que nous demeurions dans son amour, dans sa manière de se donner aux autres, dans sa dynamique d’amour, car alors il se donne avec nous.
Il nous a choisis, il nous a établis pour une mission, celle de porter du fruit. Il compte sur nous. Paul dit : « nous lui appartenons par le baptême ».
Le Christ s’est fait obéissant au sens où il s’est tenu « sous la Parole du Père ». Il nous invite à nous tenir « sous sa Parole » en la mettant en pratique, c'est-à-dire en aimant du don de soi, comme lui. Et nous n’aurons jamais fini d’aimer assez (selon l’expression de Vincent de Paul). Nous sommes donc comme tirés en avant par l’amour que le Christ Jésus porte au monde…. jusqu’au bout. Nous n’aurons de repos que dans l’éternité de son amour, totalement investis de son amour.

Nous sommes appelés
A scruter les secrets que le Seigneur nous confie : ils sont dans son Évangile. C’est pourquoi il faut porter attention à chaque détail. On peut admirer une belle maison, mais pour bien la connaître et en profiter - si on veut l’acquérir- il faut en visiter chaque pièce, son agencement, sa structure, ses ouvertures… Cela s’appelle l’étude de l’Évangile ou mieux encore l’étude du Seigneur Jésus.
A porter, avec le Christ, du fruit autour de nous. C’est une mission. Faire du bien en aimant de tout notre cœur : de sentiment assurément, mais surtout de don de nous-même : à des parents à la maison, diminués, un voisinage difficile, des personnes qui nous en veulent, des compagnons de travail au caractère « entier » comme on dit pudiquement, des malades à visiter sans reconnaissance.
En tout cela nous sommes appelés à croire que le Père nous donnera tout ce qu’il nous faut pour faire du bien autour de nous.
Nous sommes conviés à recevoir sa joie, à lui, celle d’être aimé de son Père « tu es son fils bien-aimé » (baptême) , de vivre dans son amour, sous sa Parole. Il veut que sa joie demeure en nous ! Alors cette joie devient l’amie de la liberté, celle d’un cœur qui se sait aimé !

En ce jour de prière, de jeune, prions pour notre monde en communion avec tous les croyants du monde qui se tournent vers Dieu


Père Gilles Gracineau

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En ce jour du 14 mai, à toutes les personnes de "bonne volonté"

Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de prière des croyants de toute confession qui veulent se tourner vers Dieu en ce temps de pandémie. En lien avec le Haut Comité pour la Fraternité humaine" le pape François invite à la prière et à faire des œuvres de bonté et de miséricorde avec les plus souffrants.« Que les croyants de toutes les religions et les personnes de bonne volonté s’unissent spirituellement en une journée de prière, de jeûne et d’œuvres de miséricorde, pour implorer Dieu d’aider l’humanité à vaincre la pandémie de Covid-19. »
Il n'oublie pas aussi toutes les autres pandémies qui ravagent le monde telle la faim : durant les trois premiers mois de cette année 3 millions 700 000 personnes sont mortes de la faim dans la monde.
Notre prière est une clameur qui monte vers Dieu et qui exige notre conversion dans nos manières d'agir, personnellement et collectivement.
Père Gilles et l'équipe pastorale

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5eme lundi de Pâques, 11 mai 2020

Livre des Actes des Apôtres 14,5-18.
En ces jours-là, à Iconium, il y eut un mouvement chez les non-Juifs et chez les Juifs, avec leurs chefs, pour recourir à la violence et lapider Paul et Barnabé. Lorsque ceux-ci s’en aperçurent, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les cités de Lystres et de Derbé et dans leurs territoires environnants.
Là encore, ils annonçaient la Bonne Nouvelle. Or, à Lystres, il y avait un homme qui était assis, incapable de se tenir sur ses pieds. Infirme de naissance, il n’avait jamais pu marcher. Cet homme écoutait les paroles de Paul. Celui-ci le fixa du regard et vit qu’il avait la foi pour être sauvé. Alors il lui dit d’une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » L’homme se dressa d’un bond : il marchait. En voyant ce que Paul venait de faire, les foules s’écrièrent en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! » Ils donnaient à Barnabé le nom de Zeus, et à Paul celui d’Hermès, puisque c’était lui le porte-parole. Le prêtre du temple de Zeus, situé hors de la ville, fit amener aux portes de celle-ci des taureaux et des guirlandes. Il voulait offrir un sacrifice avec les foules. Informés de cela, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent dans la foule en criant : « Pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des hommes pareils à vous, et nous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous de ces vaines pratiques, et tournez-vous vers le Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent. Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n’a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu’il vous a envoyé du ciel la pluie et des saisons fertiles pour vous combler de nourriture et de bien-être. » En parlant ainsi, ils empêchèrent, mais non sans peine, la foule de leur offrir un sacrifice.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,21-26.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

Ce que nous comprenons
Dans l’Evangile : il s’agit, avec l’Esprit saint, d’aimer le Christ et en aimant le Christ on garde sa parole, on reçoit l’amour du Père et Dieu, Père Fils Esprit Saint, vient faire sa demeure en nous. En Jésus « sont toutes nos sources »
Dans les actes des apôtres Paul et Barnabé fuient Iconium et se réfugient à Lystres. Là ils guérissent un malheureux infirme et voici que les païens se mettent à dire : Zeus est parmi nous, de même Hermès. On amène des taureaux pour un sacrifice. Barnabé et Paul s’en aperçoivent et refusent à grand peine. Nous ne sommes que des hommes. Mais nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : changez vos pratiques et tournez-vous vers le Dieu du Ciel. Paul leur parle de ce qu’ils connaissent : le ciel, la terre, la pluie , les fruits, les saisons. Et il leur annonce Dieu créateur, de telle sorte qu’ils se laissent toucher.

Ce qui nous touche
Les apôtres font un signe de bonté envers quelqu'un en qui ils discernent la foi ;
Les apôtres, grâce à l’Esprit Saint, trouvent le langage adapté aux païens, à l’étape ou en sont leurs auditeurs. Ils renoncent à annoncer Jésus en premier. C’est l’intelligence apostolique.
Les apôtres ne cherchent pas le martyre. Il se mettent à l’abri car ils ont la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle.
Les apôtres ne se mettent pas au centre. Ils n’acceptent pas de confusion avec les rites païens. Ils ne sont que des hommes serviteurs de la Bonne Nouvelle

A quoi sommes-nous appelés
A faire du bien et par la charité ouvrir le cœur des gens. St Jean nous en parle : il s’agit d’aimer Dieu et son prochain
A rester humbles serviteurs de la Parole de Dieu.
A aimer le Christ. « En lui sont toutes nos sources » : celles de la charité avec nos frères et sœurs, celles de l’attachement à l’Evangile, celles des valeurs, celles de l’Espérance. 

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5eme dimanche de Paques 10 mai 2020 – Homélie du père Gilles suivie des méditations des paroissiens

Lecture du livre des Actes des Apôtres (6, 1-7)
Ils choisirent sept hommes remplis d’Esprit Saint En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. » Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche. On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.
– Parole du Seigneur.

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre (2, 4-9) « Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal » Bien-aimés, approchez-vous du Seigneur Jésus : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ. En effet, il y a ceci dans l’Écriture : Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui en elle sa foi ne saurait connaître la honte. Ainsi donc, honneur à vous les croyants, mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle, une pierre d’achoppement, un rocher sur lequel on trébuche. Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui devait leur arriver. Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. – Parole du Seigneur

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (14, 1-12)

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place”? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père”? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. »

Parole partagée dans notre communauté
Avec ce 5e dimanche de Pâques l’équipe pastorale a voulu que nous nous enseignions les uns les autres à partir de la Parole de Dieu. C’est une bonne expérience. Nous avons tous reçu l’Esprit Saint !
ENSEMBLE, 
NOUS SOMMES des PIERRES VIVANTES du TEMPLE NOUVEAU (lettre de Pierre)
ENSEMBLE,
nous sommes serviteurs les uns des autres (Actes des apôtres)


Ma contribution (père Gilles)


Mon attention est attirée par « qui me voit, voit le Père ». Moïse a été saisi de stupeur au buisson ardent. Qui es-tu Seigneur, quel est ton nom ? Philippe, lui, est devant un homme de notre chair et ne perçoit pas le mystère de Jésus, voilé sous son humanité. Il ne perçoit pas que ce Bon Pasteur de la femme adultère, de Zachée, de Marie-Madeleine, des malades, des pauvres est le Dieu de Moïse au « buisson ardent » et surtout il ne perçoit pas que le Dieu de Moïse est « Père ». Qui me voit, voit le Père. Quelle révélation consolante, rassurante. Nous sommes aimés d’un Père, « Abba », papa. Il nous offre le chemin d’un accomplissement dans l’amour, sur l’Autre rive.
Cette rencontre, peu de temps avant la mort de Jésus, avant « son passage » prend l‘allure d’une révélation ultime . En lui est la bonté d’un Père pour des enfants bien-aimés ! En lui est la vérité de l’Homme, en lui est la Vie.
Nous avons des passages à vivre : celui d’une foi en Dieu vague divinité, au-dessus à apprivoiser peut-être, celui d’un vide peut-être, celui d’une absence, celui d’un  trouble intérieur à une foi « confiante » de fils , de fille, bien-aimés d’un Père manifesté dans l’amour de Jésus si grand et si proche, sur lequel on ne peut mettre la main dont on ne peut pas faire le tour en disant « je sais !)… mais en qui chacun trouve du bonheur en s’exposant à son amour, en le laissant demeurer en nous, en laissant ses sentiments demeurer en nous. (Ph 2)
Ainsi nous marchons vers les demeures éternelles.
Fréquentons le Christ dans l’Évangile. N’encourons pas le doux reproche de Jésus : « enfin, Philippe, il y si longtemps que je suis avec toi et tu ne connais pas Philippe ! ? Après le confinement rejoignons un groupe de Parole, un groupe d’Évangile pour nous aider à fréquenter Jésus
Ouvrons nos yeux pour voir, par-delà les défauts et les misères, le mystère de beauté qui habite ceux et celles que nous rencontrons. Ce sera pour nous source de paix en ce monde « bouleversé »

Prions le NOTRE PERE : Ouvre-nous à ton amour ! que ton règne vienne en notre monde « bouleversé »

Écouter les très beaux témoignages de foi de nos frères et sœurs.

Encouragement / Soyons très interactifs entre nous dans la communauté paroissiale, Dans les Relais, quand nous communiquons sur internet, ayons à cœur de faire l’envoi à TOUS.

Père Gilles


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Méditations des paroissiens 

Jésus fait confiance à ses disciples que nous sommes tous 
C’est lui qui nous aide à préparer notre destination auprès du Père tout au long de notre vie mais le plus important c’est : où aller ? comment y parvenir ?
Jésus révèle à ses disciples sa dimension messianique 
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Je trouve ce texte très beau et rassurant. Jésus ne veut pas que nos cœurs soient bouleversés - il nous a donné, nous en sommes surs, la promesse que, si nous croyons en Dieu, nous croyons en lui, et qu’il y aura une place préparée pour nous avec lui dans la maison de notre Père. C’est le pilier le plus important de ma foi : Jésus est mort pour me donner la vie éternelle. Ça me rassure. 
Aussi les paroles « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi “ sont toujours avec moi. Je comprends qu’il faut lire les paroles de Jésus et les œuvres qu’il a fait pour connaître notre Dieu, parce qu’il est dans le Père et que le Père est en lui.
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Voici mes quelques réflexions :
Depuis quelques décennies, l'être humain est, plus que jamais, à la recherche d'une voie spirituelle. Depuis les année 50-60 l'Occident connaît une prolifération sans précédent des sectes religieuses, mais aussi des courants du type New Age. Une pulsion nouvelle pousse beaucoup d'entre nous à une quête de la Bonne Voie qui mène à la Vérité, Vérité qui à son tour octroie la vie authentique (en opposition avec notre quotidien prosaïque). Mais qui cherche sans le Christ se perd. Or le Christ est présent justement dans ce quotidien banal, dans cette routine que beaucoup de personnes perçoivent comme rétrograde (la prière du matin et du soir, les messes de dimanche, la communion, la solidarité avec son prochain etc.). Prions pour tous ceux qui vivent aujourd'hui cette quête (qui, un peu comme Saint Thomas, ne comprennent pas les vrais enjeux du Royaume) : qu'ils reconnaissent qu'il y a une seule Voie, une 
seule Vérité, une seule Vie, qu'elles ne sont pas nouvelles, mais nous ont été transmises depuis plus de 2000 ans. Ce qui est toujours nouveau, ce sont nos moyens spirituels d'y parvenir.
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Je suis comme Thomas, quel chemin prendre? a la sortie du confinement une autre vie va commencer, un nouveau chemin sans aucun panneau.
Jésus sera la pour me guider a prendre la bonne route
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Ce qui retient mon attention : c'est que nous vivons dans un monde où le pouvoir et l'argent sont les priorités. On oublie Dieu. En cette période de pandemie, la peur de la mort fait oublier toutes ces priorités malsaines, en espérant que le confinement permette de réfléchir que Dieu seul gouverne le monde, et que nous sommes ses brebis.
Prions afin que les brebis égarées rejoignent le troupeau
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Ce qui me touche c'est la manière dont Jésus prépare ses disciples à son départ, il les rassure en leur disant « je suis le chemin, la vérité et la vie », comme un père protége ses enfants dans les moments difficiles. Jésus m'a aidée à surmonter l' épreuve et a trouver un autre chemin

A quoi cela m'appelle? à savoir se contenter de l'essentiel et ne pas oublier de prier et de remercier le Seigneur de nous garder en bonne santé

- Jésus n'abandonne pas ceux qui croient en lui : il leur montre le chemin vers le Père. Nous "voyons" le Père à travers les paroles et les œuvres de Jésus: toute la personne de Jésus est révélation du Père et de son amour pour l'homme .
Jésus est venu pour la vérité et la vie. Il l'a dit déjà à Nicodème, à la Samaritaine ou à Marthe : il est venu pour la vie. Celui qui croit en lui, en vérité, a la vie éternelle.
- Jésus cherche à rassurer ses disciples : "Que votre cœur ne soit pas bouleversé". Il donne du sens aux évènements en montrant comment toute sa vie a été un chemin qu'il s'agit de continuer à emprunter pour faire face au pire comme au meilleur.
La vie est comme une longue randonnée. Parfois nous risquons de nous perdre. Heureusement, Jésus nous guide vers son Père .
- A quoi cela m'appelle ? C'est à nous de continuer cette œuvre aujourd'hui, pierres vivantes constitutives du Corps du Christ au service de Dieu et de nos frères.

Extraits de la méditation du Pape François vendredi 8 mai 2020 (Evangile selon St Jean (14, 1-6) ) : 
Le Seigneur console les siens de 3 façons :
_ avec proximité: il n'est jamais distant :"Je suis là ici avec vous", il parle peu mais il est proche de nous
_ avec la Vérité : Jésus est véridique, il ne cache pas la Vérité, ne trompe pas
_ avec Espérance : "Que votre cœur ne se trouble pas". La Paix est à la base de chaque consolation . Demandons la grâce d'être consolé par le Seigneur. La consolation du Seigneur est proche, véridique et nous ouvre les portes de l'espérance .
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A la lecture et à la prière de ce texte d’Évangile, deux éléments m’ont touchée : 

- D’abord, Dieu n’est pas saisissable. Notre intelligence et notre compréhension humaine ne nous permettent pas de « faire le tour » de Dieu. Nous ne découvrons et faisons l’expérience que d’une infime partie de sa grandeur. Même les disciples qui ont vécu avec lui durant un certain temps n’ont pas compris que Dieu était dans le Christ, que les paroles du Christ venaient de Dieu. Le mystère de Dieu est entier et tellement immense que cela peut parfois nous donner le tournis, à l’image de ce que nous pouvons éprouver face à un ciel immense rempli d’étoiles et que nous réalisons à quel point nous sommes petits dans l’univers. Nous sommes tout aussi petits face à Dieu et cet Evangile nous invite à accepter humblement cet état. Nous ne sommes rien sans Dieu.
Ensuite, ce qui me touche ce sont les paroles de Thomas : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » et Jésus lui répond : «Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Cet Evangile nous invite à faire confiance, à lâcher prise. Dieu ne nous abandonne pas, il prend soin de nous. Bien sûr, nous ne maîtrisons pas tout, nous ne connaissons pas ou n’avons pas l’impression de connaître le chemin, nous ne comprenons pas tout…et pourtant « il suffit » de faire confiance, de se laisser modeler par Notre Seigneur qui nous aime et qui ne veut que le bien et le bon pour nous, pour 
suivre le Chemin, la Vérité et la Vie : Chemin vivifiant, qui ne peut que nous faire grandir, et nous remplir d’Amour.

Ces deux éléments vont complètement à l’encontre de notre société actuelle où il faut maîtriser, comprendre, contenir, être toujours plus efficace, plus rapide, plus fort et où il n’est pas facile de « lâcher prise » et d’accepter avec humilité de ne pas tout maîtriser et d’accueillir la place qui est la nôtre. La pandémie que nous vivons en ce moment vient nous le rappeler. Tirons des leçons de ce que nous vivons, regardons l’action de Dieu dans nos vies, réfléchissons et donnons large place à ce qui est l’Essentiel dans nos vies. Lâchons prise et faisons confiance, Dieu est Amour et ne veut que notre bonheur, remettons-le au cœur de nos vies. C’est lui qui « fait battre nos vies » comme bat un cœur pour qu’un corps vive.
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Nous sommes au soir du Jeudi-Saint, après le dernier repas de Jésus avec ses Apôtres, à la veille de sa Passion. Jésus s’entretient avec eux dans un long discours qu’on appelle son testament.

Une phrase retient mon attention : « Que vos cœurs ne soient pas bouleversés : vous croyez en Dieu ; croyez aussi en moi ».

Les Apôtres sont inquiets et Jésus, dans sa sollicitude, tout en connaissant ce qui l’attend dans la Passion qu’il va subir, tente de les rassurer. Et, à ce sujet, notons le comportement des Apôtres qui
abandonneront Jésus à ce moment-là et qui, dans sa déréliction, le laisseront seul, sur le plan humain.

Pourquoi les Apôtres sont-ils bouleversés ? Ils l’ont suivi durant sa vie publique ; ils ont bénéficié de son enseignement, de ses miracles ; ils l’ont vu vivre ; ils ont appris à le connaître. Certes, ils ont la foi, mais leur foi est fragile, trop humaine et, comme nous le verrons dans les différents témoignages suivant la Résurrection, leurs yeux sont aveuglés.

Ce Jésus, annoncé par les Ecritures, ne correspond pas à ce que le monde attendait et les Apôtres sont dans cet état d’esprit : ils rêvaient d’un roi temporel et politique. Ils sont inquiets de l’avenir et sont à la limite de perdre tout espoir. Il semble d’ailleurs que leur angoisse les empêche de prendre conscience de ce qu’ils ont reçu pendant leur compagnonnage avec Jésus.

Or, Jésus, lors de son dernier repas, a pris le tablier du serviteur en lavant les pieds de ses Apôtres et en affirmant : «Si donc, moi, le Seigneur et le Maître je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » et «Un serviteur n’est pas plus grand que son maître».

C’est bien ce qui se passe pour nous, qui n’avons pas rencontré physiquement Jésus, mais qui avons à notre disposition les témoignages des Evangiles et de l’Eglise. Et il nous revient de nous poser la question: acceptons-nous que les plans de Dieu ne soient pas les nôtres ?

Devant les interrogations que cet Evangile nous amène à nous poser, nous devons faire nôtre une des paroles de Jésus qui répond à une question de Philippe : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie », et méditer une autre affirmation de Jésus : « Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même… Croyez-moi : Je suis dans le Père et le Père est en moi ».

Voilà ce qui doit nous rassurer et conforter notre foi en Celui qui est amour et qui « est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».


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4eme vendredi de Pâques – 8 mai 2020

Jn- 14, 1-6
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

Ce que nous comprenons
Depuis Dimanche nous sommes sur le deuxième versant du temps pascal. Notre regard se tourne vers l’accueil de l’Esprit Saint.
Cette page de l’Évangile se situe quelques temps avant la mort de Jésus. C’est un entretien de dernier instant avec ses disciples. C’est un testament de « passage ». Jésus va passer vers le Père et Jésus invite ses disciples à faire un passage intérieur : d’une foi en Dieu à une foi en Dieu manifesté en Jésus et un passage de l’effroi à la paix du cœur. La confiance est nécessaire. L’horizon proposé c’est d’être
avec Jésus là où il va.

Mais alors quel chemin dit Thomas ?
Le chemin dit Jésus, ce, n’est ni une pancarte de signalisation ou de publicité, ni un code de morale et de bonne conduite. Le chemin c’est la personne de Jésus et l’attrait que suscite la personne de Jésus « quand je serai élevé de terre j’attirerai à moi tous les hommes » avait dit Jésus. Lui il est la vie « vous n’avez pas le secret de la vie en vous, disait Jésus (Jn 6,53) ; En lui est la vie de toute éternité » (prologue de Jean) . Il est la vérité de l’homme (« il sait ce qu’il y a dans l’homme » (Jn 2, 25), il est le nouvel Adam. Il est le chemin « personne ne va vers le Père sans passer par moi ». Ainsi tout homme de bonne volonté qui aime sans connaître le Christ, passe par le Christ ;
Ne faisons pas de notre croyance une morale. Laissons-nous séduire par le Christ. « En lui sont toutes nos sources » Ps 87,7. Toutes les sources d’une conformité au Christ.

Ce qui nous touche et que nous contemplons
Tout le mouvement de Jésus : il est Envoyé du Père pour nous prendre avec lui, dans son attraction. Le P Chevrier a des paroles que je trouve belles :
C’est-à-dire, sentez-vous un attrait intérieur qui vous pousse vers Jésus-Christ ?
Un sentiment intérieur qui est plein d’admiration pour Jésus-Christ, pour sa beauté, sa grandeur, sa bonté infinie, qui le porte à venir à nous. Sentiment qui nous touche et nous porte à nous donner à lui.
Un petit souffle divin qui nous pousse et qui vient d’en haut, ex alto, une petite lumière surnaturelle qui nous éclaire et nous fait voir un peu Jésus-Christ et sa beauté infinie.
Si nous sentons en nous ce souffle divin, si nous apercevons une petite lumière si nous nous sentons attiré tant soit peu vers Jésus-Christ, ah ! cultivons cet attrait, faisons le croître par la prière, l’oraison, l’étude, afin qu’il grandisse et produise des fruits.
Et disons avec l’époux des cantiques : « Entraîne-moi sur tes pas, courons à l’odeur de tes parfums »

A quoi sommes-nous appelés ?

Nous sommes appelés à mettre notre confiance dans le Christ Ressuscité, particulièrement en ce temps de crise.
A le suivre sur son chemin, à passer par là où il est passé. Peut-être avons-nous à quitter certains chemins de traverse !
Pour cela il nous faut garder les « yeux fixés sur lui » , dans l’Évangile, en vivant de sa charité, en le voyant sur le visage des pauvres comme sur ceux et celles qui rayonnent de sa joie. Il est notre boussole.

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4e jeudi de Pâques – 7 mai 2020 - 

Ac 13, 13-25 - Quittant l’île de Chypre pour l’Asie Mineure, Paul et ceux qui l’accompagnaient s’embarquèrent à Paphos et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les abandonna pour s’en retourner à Jérusalem. Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place. Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez une parole d’exhortation pour le peuple, parlez. » Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu, écoutez : Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et il l’en a fait sortir à bras étendu. Pendant une quarantaine d’années, il les a supportés au désert et, après avoir exterminé tour à tour sept nations au pays de Canaan, il a partagé pour eux ce pays en héritage. Tout cela dura environ quatre cent cinquante ans. Ensuite, il leur a donné des juges, jusqu’au prophète Samuel. Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Kish, homme de la tribu de Benjamin, pour quarante années. Après l’avoir rejeté, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés. De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus, dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël. Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.” »
Jn 13, 16-20 - Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : ‘Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon.’ Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »

Ce que nous comprenons

Les disciples embarquent à Paphos et débarque à Pergé en Pamphilie et prennent la voie romaine qui les emmène à Antioche de Pisidie. Et ils se rendent à la synagogue des juifs de la diaspora, c'est-à-dire des juifs émigrés en Asie Mineure ; et là on invite ces visiteurs à prendre la Parole. Paul prend la parole et raconte comment Dieu eet le berger d’Israël. C’est lui qui a l’initiative et qui conduit son peuple à travers les événements de son histoire.

Ce qui nous touche et contemplons

Paul colle au terrain : il fait avec ce qui est à sa disposition : la voie romaine, mais aussi la culture juive. Il parle à partir de ce que les gens savent pour annoncer Jésus ; En monde païen, il parlera autrement comme nous le verrons par la suite
Les disciples attendent d’être invités à prendre la Parole. Il se laissent guider par l’Esprit Saint
Ils sont fidèles à la mission d’envoyé par l’Esprit Saint.

« Une fois que nous avons connu la parole de Dieu, nous n'avons pas le droit de ne pas la recevoir ; une fois que nous l'avons reçue, nous n'avons pas le droit de ne pas la laisser s’incarner en nous, une fois qu’elle s’est incarnée en nous, nous n’avons pas le droit de la garder pour nous: nous appartenons dès lors à ceux qui l'attendent » Madeleine Delbrel 

A quoi sommes-nous appelés ?
A nous approcher dans le témoignage par la petite porte. Ne pas s’imposer.
A rejoindre les gens là où ils en sont, dans leur culture et leur croyance
A oser une parole avec audace, à partager notre foi en nous appuyant sur Celui qui nous envoie : l’Esprit Saint. Nous sommes faits « missionnaire de l’Évangile »

« La parole de Dieu, on ne l’emporte pas au bout du monde dans une mallette : on la porte en soi, on l’emporte en soi.
 
On ne la met pas dans un coin de soi-même, dans sa mémoire comme sur une étagère d'armoire où on l'aurait rangée. On la laisse aller jusqu’au fond de soi, jusqu’à ce gond où pivote tout nous-même.
 
On ne peut pas être missionnaire sans avoir fait en soi cet accueil franc, large, cordial à la parole de Dieu, à l'Évangile.
 
Cette parole, sa tendance vivante, elle est de se faire chair, de se faire chair en nous.
 
Et quand nous sommes ainsi habités par elle, nous devenons aptes à être missionnaires.
 
Mais ne nous méprenons pas. Sachons qu’il est très onéreux de recevoir en soi le message intact. C’est pourquoi tant d’entre nous le retouchent le mutilent, l'atténuent.
On éprouve le besoin de le mettre à la mode du jour comme si Dieu n'était pas à la mode de tous les jours, comme si on retouchait Dieu...
 
Madeleine Delbrel (1904-1964) (une femme témoin dans les quartiers populaires d’Ivry) in « Nous autres gens de rue »

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4eme mercredi de Pâques – 6 mai 2020

Actes 12 et début de 13
En ces jours-là, la parole de Dieu était féconde et se multipliait. Barnabé et Saul, une fois leur service accompli en faveur de Jérusalem, s’en retournèrent à Antioche, en prenant avec eux Jean surnommé Marc. Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul. Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir. Eux donc, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie et de là s’embarquèrent pour Chypre ; arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient Jean-Marc comme auxiliaire.

Évangile Jn 12, 44-50
En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. »


Homélie
Ce que nous comprenons
Ces deux lectures donnent la même tonalité ! C’est celle de l’ENVOI . Saint Jean désigne souvent Jésus sous le titre et les traits de « l’ENVOYE » . Parcourez l’Évangile de Jean et vous vous en rendrez compte. Jésus ne parle pas et n’agit pas à son compte. Il est envoyé par le Père pour éclairer l’humanité (il est la LUMIERE) dire la Parole du Père. L’œuvre qui lui incombe c’est de sauver le monde. En cela il est le SERVITEUR du lavement des pieds de Pierre qui, au final, « veut avoir part avec Jésus »
Dans les Actes des Apôtres nous sommes au début du grand débordement de la Parole en terres païennes, depuis Jérusalem la Samarie, Antioche. C’est d’Antioche que deux hommes vont être ENVOYES par l’Esprit Saint. La communauté fait tout pour laisser agir et servir l’Esprit Saint : célébration de la Cène, prière, jeûne et discernement. Notez « ils laissèrent partir Paul et Barnabé », comme si L’esprit Saint leur arrachait deux compagnons, mieux encore : c’est comme s’ils les confiaient à L’Esprit Saint
Nous comprenons que l’œuvre d’extension de la Bonne Nouvelle est œuvre de l’Esprit.

Ce qui nous touche et que nous contemplons

Ce qui nous touche c’est l’esprit du serviteur qui parcourt ces deux textes. Jésus, envoyé comme serviteur de la Bonne Nouvelle du Salut. De même la communauté d’Antioche en prière et en esprit de prière veut servir l’annonce de la Bonne Nouvelle au Monde. Et c’est aventure du premier grand voyage (dans la Turquie actuelle)
Ce sont des gens divers que l’Esprit rassemble pour faire communauté. Communauté à la fois rassemblée dans la prière et à la fois missionnaire, poussée à partager le Bonheur de la Bonne Nouvelle.
Nous contemplons bien sûr Jésus dans son obéissance, au sens où il se « tient sous » la Parole du Père
Nous contemplons avec joie qu’avec Jésus nous avons un « Père »

A quoi sommes-nous invités ?

A demeurer dans la posture intérieure d’« être envoyés », ce qui nous oblige à vivre une foi qui se nourrit dans la vie fraternelle, la prière, l’eucharistie mais qui s’épanouit dans un ENVOI missionnaire. Ce temps du confinement nous a poussés dans nos retranchements de « christiens » (appartenance au Christ) pour le Monde et leur partager la Parole de Jésus, à travers la nôtre.
Membres des RELAIS, nous sommes tous envoyés à la rencontre de ceux et celles qui ignorent le Christ, ceux et celles qui ont une fausse idée de la religion, ceux et celles en qui, en ce moment, émergent des aspirations nouvelles.

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4eme mardi de Pâques – 5 mai 2020
Ac 11,19-26
En ces jours-là, les frères dispersés par la tourmente qui se produisit lors de l’affaire d’Étienne allèrent jusqu’en Phénicie, puis à Chypre et Antioche, sans annoncer la Parole à personne d’autre qu’aux Juifs. Parmi eux, il y en avait qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, et qui, en arrivant à Antioche, s’adressaient aussi aux gens de langue grecque pour leur annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur. La main du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur. La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche. À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur. Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul. L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».

Ce que nous comprenons

La persécution contre Étienne et les chrétiens oblige des chrétiens à partir vers la Phénicie et de là Chypre puis Antioche de Syrie. Ces chrétiens ne se cantonnent à annoncer la parole de Jésus seulement dans le milieu juif. Mais ceux de Chypre se mettent à parler grec pour juifs et non juifs ce qui crée, par la langue, une situation d’ouverture. Des gens rejoignent la Bonne Nouvelle « Jésus est le Seigneur ». De Jérusalem, église mère, c’est Barnabé qu’on envoie, de manière avisée, Barnabé qui est de Chypre. Il exhorte et encourage, rempli de l’Esprit saint. Voyant ce que se passe, il court vers Tarse chercher Paul. Un an durant ils instruisent. Et c’est là que les disciples reçoivent le nom de « christiens » (christianoi,), chrétiens, « ceux sont au Christ ».

Ce qui nous touche et que nous contemplons.

L’Esprit Saint qui pousse l’Église vers le grand large peut se servir des épreuves douloureuses. Le sang d’Étienne martyrisé n’a pas été versé en vain. Les chrétiens se dispersent et la Bonne Nouvelle passe par des messagers que l’Esprit met en relation. Il se sert des qualités des uns et des autres : le parler de la langue grecque, le feu sacré qui brûle dans le cœur du Chypriote Barnabé, le talent oratoire de Paul, la vigilance de l’Eglise-mère de Jérusalem. Tout cela est l’œuvre de l’Esprit-Saint
Barnabé contemple l’œuvre de l’Esprit : « voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie »

A quoi sommes-nous appelés ?

Croire que les épreuves et les déconvenues (familiales, sociales, ecclésiales) vécues avec le Christ et pour le Christ ne sont pas vaines. Il y aura une fécondité d’une manière ou d’une autre car elles sont reliées à la croix du Christ.
Nous réjouir chaque fois que nous voyons émerger chez des personnes, dans leurs gestes ou paroles, la saveur de l’Évangile ; chaque fois aussi quelqu’un s’approche du Nom du Seigneur. En ce moment réjouissons-nous que 24 enfants se préparent à la première des communions, que quelques jeunes rejoignent l’aumônerie, que 4 catéchumènes adultes se préparent au baptême, que la Charité est active.
Contempler la naissance du beau compagnonnage entre Paul et Barnabé, selon ce que Jésus voulait : « il envoya ses disciples deux par deux. » ; Continuons de faire naître de tels compagnonnages ( liturgie, catéchèse, caritatif …) 
A continuer sur nos territoires ruraux l’itinérance apostolique pour encourager comme Barnabé et raconter l’Évangile de l’Espérance : « Jésus est le Seigneur »

P Gilles


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Homélie du 4eme lundi de Pâques – 4 mai 2020 – père Gille Gracineau

Livre des Actes des Apôtres 11,1-18.

En ces jours-là, les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu. Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans
l’ordre, en disant : « J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi. Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel. J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !” Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.” Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.” Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel. Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée. L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre. Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.” Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement. Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.” Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? » En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! »

Que voyons-nous dans ce passage ?
Nous voyons que progressivement l’Évangile se répand au de-là du monde Juif.. Philippe avait porté la bonne Nouvelle en Samarie et puis au pèlerin de Nubie. Et là Simon-Pierre va faire une expérience qui lui fait comprendre que la Bonne nouvelle est pour le monde païen. C’est l’Esprit Saint qui le lui révèle. Jésus l’avait dit : » l’esprit Saint vous fera tout connaître »

Étant en train de prier Pierre voit une toile qui descend du ciel avec des animaux impurs : « prends et mange ». Il est surpris. Mais il va comprendre.
Le voici invité par Corneille, un païen, mais disposé à écouter la parole de Dieu. Et là dans sa maison, où l’on mange des choses dites impures l’Esprit Saint descend sur ceux qui étaient. présents Dans cette rencontre il comprend que rien désormais n’est impur dans la création, seulement ce qui sort parfois de la bouche des hommes, comme le disait Jésus. Et il comprend que les païens, tout occupants
qu’ils sont, sont appelés à la foi au Christ. « Qui étais-je donc pour entraver l’action de Dieu ?

Qu’est-ce que nous comprenons et contemplons ? 

L’esprit Saint est libre de son action. Il nous précède et ouvre des voies inconnues. IL le fait surtout lorsqu’on est en attitude de prière (Simon-Pierre) ou dans un esprit de prière (Corneille). Ce passage nous montre comment le « développeur » de l’Évangile, c’est L’Esprit Saint. IL emploie des passeurs pour la rencontre avec Simon-Pierre. 3 hommes, comme les trois messagers au Chêne de Membré se présentant devant Abraham.
Devant l’action de l’Esprit nous nous sentons petits, mais en même temps collaborateurs de son action. Il a besoin de nous pour faire l’œuvre du Père. Accueillons, à sa juste place, notre grande dignité d’hommes et de femmes.

A quoi sommes-nous appelés? 

Laissons-nous toucher par les événements. Discernons les signes qui viennent de l’Esprit. S’il en est ainsi, consentons à vivre selon l’Esprit Saint. Cela est vrai d’événements familiaux (des enfants ou petits-enfants dispersés en raison d’une brouille et qui refrappent à la porte, une visite à faire chez quelqu’un qui nous faisait du mal, invitation à pardonner à des ennemis, une démarche à entreprendre, une visite qui nous remet en question, des événements comme le Covid qui nous fait comprendre que TOUT et lié.) L’Esprit peut nous demander des choses étonnantes ou nous faire voir des choses étonnantes qui nous bousculent.

Ce qui est sûr, comme le dit le pape François : nous sommes appelés à SORTIR, sortir de nous-mêmes, sortir vers les autres quelles que soient leurs différences avec nous. (Pensons aux migrants) Plus nous serons en sortie de nous-mêmes lors de la prière pour écouter l’Esprit et plus nous serons aptes à bondir à ses appels et à considérer les autres comme une « terre sainte » où Dieu veut demeurer ou demeure déjà.

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4eme dimanche du Bon Pasteur - dimanche 3 mai 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (10, 1-10) «Je suis la porte des brebis» 

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : «Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
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LE BON BERGER 
Prions pour que des jeunes, des hommes des femmes se posent la question : A quoi suis-je appelé pour que ma vie corresponde aux vœux du Christ sur moi ? 
Venus au monde, Dieu compte sur nous ! les uns sont appelé à êtres prêtres, consacrés, à vivre la vocation du mariage, à vivre le vocation du témoignage chrétiens dans la société et dans l’Église.
Répondons et prenons tous notre part dans l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Homélie
« Je suis la porte des brebis » Encore un beau titre de Jésus qui dit à la fois le mystère de celui qui vient de Dieu « Je SUIS » et à la fois sa mission : Je suis la Porte des brebis, une porte qui s’ouvre dans
les deux sens : pour que les brebis se mettent à l’abri dans la bergerie, pour que les brebis sortent sur des prés d’herbe fraîche. Pour entrer et sortir il faut passer par lui. Le portier c’est l’Esprit Saint qui pousse les brebis selon les besoins de brebis vers le Berger. Il fait passer par Jésus.
Celui qui n’aime pas les brebis mais veut se servir des brebis et les posséder, il enfonce la clôture, il ruse autour de l’enclos pour s’emparer des brebis. Mais Jésus est l’allié des brebis ; il est à la fois la porte et le berger . Il est le Bon berger qui prend soin des brebis avec lesquelles il fait corps. Familières de sa voix, au timbre de sa voix, elles le suivent, marchant à leur tête.
Les auditeurs de Jésus n’écoutent pas ce berger, ils sont devenus étrangers au message de Jésus. Ils ne reconnaissent pas la voix du Berger annoncé par le prophète : « eh bien ! Voici, je me déclare contre les mauvais pasteurs de mon peuple. Je leur reprendrai mon troupeau et désormais, je les empêcherai de paître mon troupeau. Ainsi les pasteurs ne se paîtront plus eux-mêmes. J'arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus pour eux une proie. Car ainsi parle le Seigneur Yahvé: Voici que 
j'aurai soin moi-même de mon troupeau et je m'en occuperai. Comme un pasteur s'occupe de son troupeau, quand il est au milieu de ses brebis éparpillées, je m'occuperai de mes brebis.. (Ezéchiel 34)

Le Bon pasteur vient dans le monde pour que les brebis, que le Père lui a confiées, aient la vie et qu’elles l’aient en abondance, signifiée en Saint Jean par l’abondance de l’herbe, du vin à Cana, des pains multipliés. 

Qu’est-ce que nous apprenons et contemplons ?
· Ce Berger est le Bon Berger qui prend soin des brebis parce qu’il aime ses brebis, les brebis confiées par le Père. Il les nourrit. Il les mène en communiquant avec elles par la connaissance de chaque brebis et la communication par le cœur et la voix. Il « fait corps » avec les brebis. Nous contemplons le grand mystère de l’incarnation où Jésus « a fait corps » avec nous, et le grand mystère de l’eucharistie (extension de l’Incarnation) où Jésus continue de « faire corps » avec nous : il demeure en nous.
· Pour entrer dans la bergerie et sortir vers les verts pâturages, nous devons passer par la connaissance du Christ Jésus, par son écoute et devenir familiers de son style de vie, de sa manière de prier, de rencontrer les gens, d’endurer les épreuves, de se réjouir d’un retour à la bergerie. Tout est dans l’Évangile !
· Personne ne peut entrer dans une bergerie, c'est-à-dire une communauté, par effraction. On y entre par la charité, la douceur, l’écoute. Nous ne sommes que « brebis », mais quelle joie et quelle dignité d’être brebis d’un tel Berger !!


A quoi sommes-nous appelés ? 
· Contemplons dans la prière ce Bon berger qui nous veut tant de biens en abondance, à l’excès. Si nous avons eu ou si nous avons des brebis, rappelons-nous notre manière de les mener ; cela nous aidera à connaître le BON berger
· Devenons familiers de l’Évangile en fréquentant l’Évangile, en méditant chaque détail. En ce mois de Marie, la méditation du chapelet nous met en mémoire les mystères de Jésus (Joyeux, lumineux, douloureux, glorieux). Certains disent « je connais cette histoire ». Mais ceux-là, celles-là restent étrangers à la délicatesse et à la beauté d’une rencontre de Jésus telles celle de Zachée ou d’une pécheresse, à l’étonnement que provoque un événement ou un enseignement de Jésus. Tous les chrétiens qui le peuvent devraient être familiers de l’Évangile, personnellement et en communauté de disciples. Méditons le Chapelet : nous mêlerons les événements de nos vies et du monde, heureux ou douloureux, à la vie de Jésus.
- Prions l’Esprit Saint pour qu’il nous pousse à aimer Jésus, porte des brebis et berger des brebis. Passer par la porte c’est passer par le Berger !
- Prions l’Esprit Saint pour qu’il mette un pied dans la porte de notre cœur qui risque parfois de se fermer : « Père, donne-moi ton Esprit Saint. Qu’il garde ouverte la porte de mon cœur pour écouter la voix de ton Fils le Bon berger.
- Les prêtres sont appelés à se laisser former par l’Esprit Saint pour devenir de bons pasteurs des brebis du Père. Ce ne sont pas leurs brebis. Ils doivent d’autant plus en prendre soin. Communiquons entre nous, sous la douce impulsion de l’Esprit qui met la communion entre Brebis et entre brebis et pasteurs. Construisons un « esprit de communauté ». 

Paroisse Sainte Anne, nous sommes sur cette voie !
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Gardons ouverte la porte de notre cœur pour :
écouter la voix du Christ notre Berger
écouter les autres brebis plus avancées dans la familiarité avec le Bon berger
écouter les brebis qui désireraient entrer dans la bergerie de ce Bon Pasteur

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Dimanche du Bon Pasteur
…des TEMOINS …sur nos RELAIS paroissiaux et notre paroisse.

3 mai 2020 – Jn 10, 1-10

Pour nous aider à prier
ce dimanche et les jours suivants

Passant sur le bord du lac Jésus pose son regard sur des pêcheurs. Il les connaît. Il 
les appelle. Il les forme en leur donnant un esprit et une âme de disciples. Puis, 
après la crise de sa Passion, il leur communique l’Esprit Saint pour en faire des 
disciples-missionnaires de l’Évangile. Aujourd’hui, le Christ ressuscité continue de 
poser son regard sur des jeunes, des hommes et des femmes dont il connaît le cœur. 
Vont-ils entendre, vont -ils répondent ?

Combien la prière de notre paroisse est importante en ce dimanche du BON PASTEUR ! Le 
Christ a besoin de se rendre présent par des disciples missionnaires, car le monde a 
besoin de recevoir la Bonne Nouvelle. Cette BONNE NOUVELLE annonce que le monde n’est
 
pas à l’abandon. Il n’est pas sans horizon. Il marche sous le visage aimant du 
Crucifié-Ressuscité - non sans douleurs et combats - vers un accomplissement dans 
l’amour. C’est l’Espérance !

Le Christ a besoin de libertés qui se mettent à sa suite. Toute personne peut se 
mettre à sa suite si l’Esprit Saint la saisit. Certains peuvent être appelés à être le 
bon pasteur qui prend soin des brebis, celles de la bergerie et celles qui sont 
dispersées, à être diacre pour rendre présent l’esprit du Serviteur ; d’autres 
personnes peuvent être appelées à une vie consacrée pour que monde reste « étonné » 
par Dieu, à la vocation du mariage pour rendre présent, à travers la tendresse du 
couple, l’Amour de Dieu ; d’autres encore sont appelés, selon leurs charismes à 
témoigner du Christ. Qu’ils soient nombreux, ceux-là, sur nos Relais paroissiaux !

Je voudrais citer ce que disait en I979 Mgr Ancel, membre du Prado : « Aujourd’hui le 
témoignage de prêtres et de religieux ne suffit plus. Le monde a besoin de trouver 
chez des laïcs le témoignage du Christ vivant dans son Église. […] C’est en pensant à 
notre pays de plus en plus envahi par l’incroyance et qui veut organiser sa vie en 
dehors de Jésus Christ que je vous adresse cet appel. Le monde ne sera sauvé que par 
Jésus Christ et Jésus Christ ne sauvera le monde qu’à travers les membres de son 
Corps. Il veut avoir besoin de vrais disciples, vraiment donnés à lui, vraiment 
décidés à le suivre de plus près […] »
Cette parole résonne particulièrement en ce temps de tempête, temps de crise qui prend 

l‘allure d’une Crise de l’âme humaine, déstabilisée devant les éléments du cosmos 
impossibles à maîtriser, prenant conscience que l’humanité n’est pas toute puissante. 
« A qui irions-nous, dit Simon-Pierre, tu as les paroles de la vie éternelle ». Le 
monde a besoin de porteurs de la BONNE NOUVELLE, à tel point pétris d’elle, qu’elle 
touche les cœurs désorientés et perplexes.
Dès que l’âme descend dans la vérité de la condition humaine, elle découvre que 
l’Évangile n’a pas perdu de sa pertinence ! Bien au contraire, il est puissance de 
renouvellement. Paul de Tarse, qui n’est pas un névrosé doutant de ses capacités, 
l’avait bien compris quand il dit « c’est quand je suis faible, atterré, que je suis 
fort », car, en lui, sa vulnérabilité est ouverture à la puissance du Ressuscité, seul 
capable de le conduire à un accomplissement, de sa vie et de sa mission, dans l’amour. 
L’enjeu de toute vie n’est-elle pas de défier la mort ultime ? Le salut ne peut être 
donné que par le Christ qui défie la mort et crucifie la mort. Nous avons besoin d’un 
tel Sauveur !

Prions pour que nos écoles des plus petites aux plus grandes ne se contentent pas 
d’enseigner des techniques et des sciences. Prions pour qu’elles forment au « métier 
d’homme » dans toutes ses composantes empreintes de vérité humaine où « tout est 
lié », selon l’expression du Pape François. L’école a besoin de maîtres à condition 
qu’ils soient des témoins de l’expérience humaine d’être hommes et femmes, humbles 
voyageurs sur une planète à habiter en confiance et avec amour.
S’il en était ainsi l’humanité deviendrait une terre féconde où la parole de Dieu 

semée produirait ici et là, à travers le monde, grands arbres capables de témoigner de 
la beauté de la graine. Père Gilles

Quelques sites qui pourraient nous aider à prier ce Dimanche 3 mai et les jours suivants

* Une neuvaine pour prier pour les vocations proposée par le site hozanna, il est encore 
temps de participer même partiellement ! 
https://hozana.org/communaute/8986-tous-en-piste-l-eglise-de-france-en-priere-pour-les
-vocations


*Le message du pape François à lire, méditer, partager 
https://jeunes-vocations.catholique.fr/actualites/295911-message-pape-57eme-journee-mo
ndiale-de-priere-vocations/


* Le service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations met à 
dispositions des communautés chrétiennes de nombreux outils pour nous aider : liturgie 
du dimanche 3 mai ; livret de prières ; animations… Vous pourrez les retrouver en 
suivant ce lien https://jeunes-vocations.catholique.fr/contact/accueil/vocations/

Un exemple de mise en œuvre : dans le diocèse d’Angoulême, le mois de mai est le mois 
de l’Appel pour inviter les baptisés de Charente à entrer dans une dynamique de 
l’Appel, appel que le Christ adresse à chacun de prendre sa part dans la mission de 
l’Église au service de l’Évangile. Semaine après semaine, temps de prière, de 
réflexion et diverses animations sont proposées. Pour en savoir plus : 
https://angouleme.catholique.fr/-Mois-de-l-Appel-


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3e vendredi de Pâques / Saul - 1er mai 2020

Bonne fête du travail et .. de St Joseph

Ac 9, 1-20
En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem. Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa
clarté. Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Annie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem. Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. » Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. » Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. Alors, il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.

Homélie
Les Actes des apôtres nous racontent le récit de la conversion de Saul, devenu Paul. Que lui arrive-t-il ? C’est un juif pieux, bien formé à l’école de Gamaliel (Ac 22,3) le rabbin en vue à l’époque, portant la nationalité romaine et juive. Un homme puissant, croyant, convaincu de la loi. Il part enchaîner les disciples de la « voie nouvelle » comme on l’appelle. Et voici qu’il est saisi par le Christ. Il est atterré au sens propre comme au sens figuré. Aveugle, mais pas sourd. « Saul, Saul pourquoi me persécuter ? » « je suis celui que tu persécutes ». 
Comment ne pas voir en Saul atterré la situation de notre monde atterré par le Virus. Économie à terre, système de santé fragilisé, déstabilisation de nos rapports institués à la terre, à l’alimentaire et même à la science. Un monde à terre ! Mais comme à Saul le Seigneur dit : Debout, marche, mais avec humilité, vulnérabilité, avec une prise de conscience que tu n’es pas Dieu mais créature, en garde de la terre. 
Saul entre dans la ville, comme un petit enfant, conduit par la main. 3 jours sans manger ni boire. Il et au tombeau avec Jésus. Saul est alors sauvé par l’intermédiaire d’un chrétien Ananie. C’est vrai qu’on a toujours besoin d’un autre pour être sauvé. (Par le corps de Jésus nous sommes sauvés, de même par nos frères et sœurs qui se font proches. )
Ananie, en confiance avec le Seigneur, malgré ce qu’il sait de cet individu, se laisse conduire jusqu’à Paul. Il s’en remet au savoir du Seigneur qui veut en faire son « instrument » pour la mission auprès des païens. Saul se laisse faire. Ses yeux s’ouvrent. Il est baptisé. Il est « illuminé »

Qu’est-ce que nous apprenons ?
Du Seigneur nous apprenons qu’il habite le cœur des disciples persécutés. « Je SUIS celui que tu persécutes » Ils sont son Temple : « je SUIS (titre de Dieu JE SUIS donné à Moïse, titre de Jésus fils de Dieu quand il dit Je SUIS la lumière du monde, je SUIS le Bon berger, Je SUIS le Pain de vie, Je SUIS la Vigne, Je SUIS le chemin la vérité vie..) 
Nous sommes le « temple » du Seigneur et particulièrement ceux qui souffrent persécution à cause de son nom. De même les plus pauvres en confiance avec le Seigneur.
De Saul nous apprenons que toute personne peut être « retournée » subitement part le Seigneur. C’est la grâce ! Le voici en prière et déjà en conversation avec le Christ. Le voici baptisé. N’est-ce pas ce qui était arrivé au P Jean-Michel dans sa jeunesse. Dans sa frivolité, avec bel avenir à l’école Boulle, il a été saisi par le Seigneur à travers un ami qui lui a donné la bible. « C’est pour moi » et sa vie a changé à 180 °. Le voici prêtre du Prado envoyé en terre d’islam. Comme Saul il s’est laissé conduire et est devenu un « instrument du Seigneur » à travers le monde, jusqu’en nos territoires.
D’Ananie , nous apprenons l’importance d’être à l’écoute du Seigneur, d’entendre sa voix et de prendre le risque de faire sa volonté, même sans tout comprendre, sans tout maîtriser.
A quoi sommes-nous appelés ?
A contempler ce que nous sommes devenus. Par le Baptême nous sommes « theophore », « christophore, » nous somme « porteurs de Dieu », « porteurs du Christ ». Dignité nouvelle. Surtout si nous subissons, déconvenue, mépris, mise à l’écart, incompréhension à cause de notre foi au Christ, à cause de notre histoire limousine marquée de la défiance à l’égard de l’Eglise. Mais nous entendons le témoignage de Paul dans la 2e lettre aux Corinthiens chapitre : « Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés ; ne sachant qu'espérer, mais non désespérés ; 9 persécutés, mais non abandonnés ; terrassés, mais non annihilés. 10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps…./… 11 la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle de gloire, 18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles; les choses visibles en effet n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles. (2 Corinthiens (BJ) 4)
A rester en éveil des passages du Christ dans notre vie. 
A nous laisser surprendre par ce que le Christ peut faire dans une vie, fut-elle à l’opposé de la vie chrétienne. Par-là, ne jamais enfermer les autres dans une étiquette. Saint Pierre nous invite à bénir nos « adversaires » (1 Pierre 3, 8-12)
A comprendre que cette Crise (du verbe krisis ! « Moment d’un choix à opérer ») peut être « un chemin de Damas « pour nos dirigeants, pour toute notre société, pour nous-mêmes en vue de nouvelles pratiques humaines, sociales respectueuses du Créateur et de son œuvre. En ce moment atterrement, aveuglement ... Puisse la voix du Créateur de la terre et des vivants se faire entendre ! Saul ne voyait rien mais il entendait ! Ouvrons nos oreilles à ce que « l’Esprit dit aux Eglises » (Ap 2, 7) et au monde.

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Homélie du 3eme jeudi de Pâques – 30 avril 2020 

Actes des Apôtres 8, 26-40 - En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : ‘Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.’ Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

C’est un beau moment des Actes des apôtres qui nous enseigne, alors que nous sommes hors des églises, comment nous pouvons être des collaborateurs de l’Esprit pour ouvrir les cœurs à la connaissance de Jésus ressuscité.

Nous voyons l’action de l’Esprit de Dieu à l’œuvre. Nous voyons comment Dieu notre Père attire par l’Esprit Saint des hommes à la connaissance du Christ. Que se passe-t-il ? Un pèlerin de Nubie est allé à Jérusalem. Il est eunuque donc seul et sans descendance. Il s’attache à lire à haute voix le prophète Isaïe et voici que Philippe, guidé par l’Esprit, entend sa voix et le rejoint. « Comprends-tu ce que tu lis, lui dit-il ? C‘est alors qu’il se laisse inviter à monter sur le char de cet homme pour répondre à son appel : « explique-moi, j’ai besoin d’un guide ». Que lisait-il ? ‘Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. »
Alors Philippe lui parle de Jésus, annoncé dans sa passion : brebis à l’abattoir, agneau muet, humilié. L’homme se sent rejoint dans son humiliation. Philippe lui ouvre un avenir dans la personne de Jésus ressuscité et de sa descendance que sont les baptisés dans sa mort et sa résurrection. Et lui de penser : c’est pour moi ! N’ai-je pas un avenir avec Jésus et tous les baptisés ? Qu’est-ce qui m’empêche
d’être baptisé ? Et Philippe l’accompagne dans l’eau. L’eunuque poursuivit sa route tout joyeux.

Que nous enseigne ce récit ?
C’est le Père, par l’Esprit-Saint qui attire hommes et femmes à la connaissance du Christ. Personne ne peut donner la foi à quelqu’un.
Cependant un guide qui se laisse conduire par l’Esprit est précieux : il introduit alors à la connaissance de Jésus Ressuscité venant rejoindre la vie de quelqu’un et converser avec ce qui marqué sa vie.

Nous qui sommes baptisés, à quoi sommes-nous appelés ? 
Croire que le « protagoniste » (celui qui agit en premier et qui nous précède) c’est l’Esprit Saint, le grand éveilleur à la foi au Christ ressuscité.
Croire que nous sommes « collaborateurs » [travailler avec] de l’Esprit saint. C’est Saint Paul qui le dit dans sa lettre aux Romains.
Être à l’écoute de l’Esprit Saint dans la prière d’intercession comme celle de la louange comme celle de la médiation de la Parole de Dieu.
Sortir alors de nous-mêmes, prêter l’oreille pour écouter sur nos Relais paroissiaux la vie des gens, leurs attentes, leurs aspirations, les aspirations des pauvres comme des chercheurs de sens à la vie, des chercheurs de Dieu. Ce temps de crise va travailler les consciences, j’en suis convaincu, car nous croyons que l’Esprit Saint est à l’œuvre en cette Crise.
Vivre un accompagnement respectueux et fraternel, sans prosélytisme, des personnes en chemin. 
Partager notre foi. Soudain nous serons surpris d’un déclic, d’une ouverture, d’une « illumination » et il nous suffira de rendre gloire à Dieu en nous racontant les uns aux autres l’œuvre de Dieu parmi nous.
NB/ Nous pouvons aussi nous demander comment le Seigneur nous a rejoint et comment il s’est fait connaître à nous. 
Prière
Seigneur, mets en nous ton Esprit pour entendre les aspirations que ton souffle fait monter du fond des consciences. Mets en nous le don de sagesse et de discernement pour cheminer, avec justesse, avec les chercheurs de sens à la vie humaine et les chercheurs de Dieu. Amen 
Remarque.
Ce récit, vous l’aurez remarqué, c’est comme le récit d’Emmaüs (Lc 24, 13) : Jésus rejoint 2 compagnons, leur explique l’Écriture, il est invité à s’arrêter et à entrer dans l’auberge.. Et c’est l’illumination : les deux disciples reconnaissent Jésus ressuscité au partage du Pain.

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Homélie du 3eme mercredi de Pâques, 29 avril 2020

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. 
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. 
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Nous fêtons aujourd’hui Catherine de Sienne co-patronne de l’Europe. C’est le moment de prier pour l’Europe. Qu’elle sache tirer, de manière solidaire et sociale, de bonnes leçons de la crise sanitaire. Cette page, comme cette crise fait émerger des personnes qui étaient dans l’ombre, le personnel d’entretien, les artisans, les soignants. Jésus met en avant les tout petits auxquels ils se fait connaître.
Pour accéder au mystère de Dieu Père, il faut, dit Jésus la simplicité du cœur et se tenir sous la parole de Jésus comme un tout petit, avec un cœur d’enfant qui veut apprendre, découvrir. Cela s’appelle avoir un cœur de pauvre. Sur ces cœurs se pose la bienveillance du Père. Le Christ lui-même montre le chemin. Il prie à l’écart, sur la montagne pour faire la volonté du Père. C’est bien lui a inventé le Notre Père : que ta volonté soit faite. C’est la Prière du Fils, c’est la prière des pauvres.
Le second aspect c’est l’appel de Jésus : « venez à moi vous qui peinez sous le poids du fardeau ». Jésus pensait à ses frères juifs qui ployaient sou le fardeau de la loi de Moise alourdie de 365 préceptes tatillons et impraticables. Et il leur dit : « prenez mon joug » et le joug dont il parle c‘est la loi nouvelle de son amour, de sa miséricorde, ce sont les béatitudes : heureux les pauvres de cœur avec pour seule loi : celle d’aimer comme lui aime. D’où l’importance pour notre vie d’être attelé à Jésus, de compter sur lui avec confiance.
Attelés avec Jésus, soutenus par son amour nous pouvons marcher avec assurance. Adhérons de tout notre cœur au Christ Jésus. Nos fardeaux seront allégés car le Christ, dans sa grande bienveillance les portera avec nous. Et avec lui nous saurons écouter les oubliés des médias et leur témoigner de notre affection. Plus encore, témoignons de l’amour que le Christ leur porte de telle sorte qu’ils nous demandent l’Évangile ;
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Quand les célébrations dans les églises ?
Le Premier Ministre parle du 2 juin
Pas de baptêmes ni de mariages jusqu’au 2 juin
Communion et professions de foi sont repoussés.
Les sépultures sont célébrées au cimetière. Mais s’il pleut nous irons à l’église en respectant les gestes barrière

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Homélie du 3eme mardi de Pâques, 28 avril 2020

Actes des Apôtres 7, 31 - 8, 1a - En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères ! Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner. Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. » Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort. Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,30-35.
En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Je voudrais vous partager à partir d’Etienne [patron de notre Collégiale] comment Saint Luc présente ce premier martyr. Saint Luc nous le présente comme le modèle du disciple cherchant à vivre à la manière de Jésus dans un monde hostile.
Étienne est montré avec les marques de Jésus. 

il est comme Jésus rempli de l’Esprit Saint. 
Comme lui il est en conflit avec des accusateurs, 
Comme lui il annonce le royaume de Dieu, 
Comme lui à l’heure de la condamnation, il se tourne vers le Père, 
Comme lui il est jeté hors de la ville
Comme lui il remet son esprit au Père
Comme lui il pousse un cri au moment de mourir
Comme lui il pardonne
Comme lui attend le réveil. Il s’endormit dans la mort

Cette évocation est celle du Chrétien dans le monde. Il va son chemin en imitant le Christ, non pas en le copiant, mais en vivant à sa manière dans les complexités des situations du monde ; ce qu’il nous faut demander c’est l’Esprit-Saint. Demandons dans ce temps pascal l’esprit de sagesse et de discernement. Notre pays en a besoin au sortir du confinement ; notre communauté chrétienne, nos Relais en auront besoin pour vivre à la manière de Jésus et témoigner de lui, au sortir du confinement. Un renouveau sera nécessaire.
· Comment allons-nous continuer une solidarité entre nous entre Relais ?
· Comment allons-nous rejoindre les aspirations nouvelles qui ont pu émerger pendant ce temps de confinement.
· Quel va être notre manière de témoigner avec audace, car nous portons un trésor à partager ? 
· Comment allons-nous témoigner communautairement sur nos territoires ? Initiatives à prendre… prendre garde de ne pas nous situer avec des mauvaises paroles entre nous.. Médisances ou calomnies, comme il en fut à l’égard d’Etienne.

P. Gilles

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Lundi 27 avril 2020 – 3eme lundi de Pâques.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29. Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

La foule a fait une expérience saisissante avec la multiplication des pains et les gens courent à la recherche de Jésus. D’autres encore veulent voir Jésus sur le lieu où s’était accompli ce rassasiement avec abondance. En l’absence de Jésus les gens se mettent à sa recherche et finissent par le trouver. Et là ils reçoivent un enseignement : Il est aussi pour nous .
Pourquoi me cherchez-vous ? dit Jésus. Parce que vous avez été rassasiés de nourriture périssable ? Travaillez, donnez-vous de la peine pour une nourriture que je vous donnerai et qui demeure jusque dans la vie éternelle.
Comment acquérir ce qui conduit à recevoir la vie éternelle ? Ce n’est pas d’abord de mettre en œuvre des valeurs, [on dit souvent « je suis chrétien car je vis des valeurs »] mais c’est d’abord de croire en Celui que le Père a envoyé, c'est-à-dire en Jésus. Cette foi nourrit notre existence de l’amour du Seigneur inconditionnel.
A quoi sommes-nous appelés ? Nous sommes appelés à construire notre vie sur la foi, la confiance donnée à Jésus, l’attachement à sa personne et à son style de vie, sa manière d’aimer. Et si nous suivons Jésus de notre mieux et mettons en œuvre sa parole par amour, alors nous allons retrouver toutes les valeurs qu’enseigne la République et bien plus encore, elles seront des valeurs « augmentées » comme celles de l’amour des ennemis, du pardon, de l’amour sans mesure.
La porte d’entrée dans une vie qui conduit jusque dans la vie éternelle c’est celle de l’amour du Christ Jésus en vue d’une ressemblance à son amour, au quotidien, et c’est l’aventure de toute une vie avec ses heures de doute, de chutes, d’égarements, de bonheur de croire et d’être pardonné. Lors du passage jusque dans l’éternité, la grâce accomplira ce qui a été commencé sur la terre par la foi, l’espérance et la charité.
Pour cela nous avons besoin de l’Esprit-Saint
« Ô Verbe ! Ô Christ ! Que vous êtes beau ! Que vous êtes grand ! Qui saura vous connaître ? Qui saura vous comprendre ? Faites, ô Christ, que je vous connaisse et que je vous aime puisque vous êtes la lumière, laissez venir un rayon de cette divine lumière sur ma pauvre âme afin que je puisse vous voir et vous comprendre. Mettez en moi une grande foi en vous afin que toutes vos paroles soient pour moi autant de lumières qui m’éclairent et me fassent aller à vous et vous suivre dans toutes les voies de la justice et de la vérité. Ô Christ ! Ô Verbe ! Vous êtes mon Seigneur et mon unique maître ! Parlez, je veux vous écouter et mettre votre parole en pratique. Je veux écouter votre divine parole parce que je sais qu’elle vient du ciel. Je veux l’écouter, la méditer, la mettre en pratique parce que dans votre parole, il y a la paix, la joie et le bonheur. Parlez, Seigneur, vous êtes mon Seigneur et mon maître… Et je ne veux écouter que vous. Amen. »

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Homélie du 3e dimanche de Pâques – 26 avril 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (24, 13-35) «Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain» Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Homélie
C’est bien une parole pour nous aujourd’hui qui cheminons sur la route sans trop savoir comme va finir cette histoire de Crise sanitaire. Beaucoup d’entre nous sont perplexes, d’autres franchement inquiets, d’autres encore tentés par le confinement de l’esprit ou par l’alcool ou d’autres expédients. Il fait bon entendre l’Évangile nous dire « il marchait avec eux » C‘est vrai, Jésus est avec nous « jusqu’à la fin des temps » et « rien ne peut nous arracher à sa présence, ni la mort, ni tous les diables », ni toutes les épidémies. « Il marche avec nous ».
Mais sa présence est voilée. Il ne s’impose pas, tout comme le Créateur ne s’impose pas à sa création ! Il se fait désirer par sa parole qui nous touche le cœur. Il se fait désirer par son Esprit qui nous fait comprendre son parcours : un parcours jusqu’à mourir, jusqu’à toucher notre mort, la plus redoutable de l’expérience humaine. Non seulement il marchait avec eux mais il portait, en lui, notre mort vaincue
, notre vie ressuscitée dans la sienne. Ne fallait-il pas que Jésus souffrit, en lui, notre mort pour l’ouvrir à l’éternité ? Alors le cœur des disciples devient tout brûlant. Ils sont touchés en leur propre vie par Celui qui se fait si proche à l’intime, jusqu’à creuser le désir d’une présence durable : « Reste avec nous » , avec le prétexte qu’il se fait tard. « Reste avec nous », veille avec nous quand nous sentons notre fragilité, quand l’avenir nous semble bouché par une perte d’emploi ou lors d’une orientation à prendre, quand le passé nous est trop lourd, quand les ténèbres nous envahissent, quand déclinent nos jours.
Jésus entre avec eux dans l’auberge, avec le cœur labouré par les paroles de Jésus et là ils vont alors pouvoir le reconnaître. Celui qui ne connaît pas l’Évangile, qui ne connaît pas combien le Seigneur s’est mêlé à notre vie, ne peut le reconnaître à la Fraction du pain. Le pape Jean-Paul II le disait nettement : « Lorsque les esprits sont éclairés et que les cœurs sont ardents, les signes « parlent ». « L'Eucharistie se déroule entièrement dans le contexte dynamique de signes qui portent en eux-mêmes un message dense et lumineux. C'est à travers les signes que le mystère, d'une certaine manière, se dévoile aux yeux du croyant. »
C’est pourquoi ce temps de confinement peut être un temps où nos cœurs adviennent brûlants à l’écoute de l’Évangile, c'est-à-dire du Christ Ressuscité qui nous parle.
A quoi sommes-nous appelés en ce dimanche ?
- A ne pas hésiter à partager nos épreuves, nos difficultés entre chrétiens au sein des relais, des relations de proximité. Nous le faisons déjà et c’est une grâce de pouvoir mettre des mots sur ce qui nous est dur afin de nous soutenir mutuellement.
- Laissons-nous éclairer par l’Évangile. Et l’Évangile, c’est le Seigneur qui nous rejoint là où nous en sommes, car il veut demeurer dans notre auberge, dans nos auberges.
- Vivons à la manière de Jésus. Nous sommes porteurs du Christ. Rejoignons ceux et celles qui sont désemparés par la vie avec une qualité de présence qui écoute, encourage à la parole, qui fait raconter et qui fait désirer le secret dont nous sommes dépositaires : « un tel témoignage est déjà proclamation de l’Évangile » disait Paul VI. En ce moment nous le faisons au téléphone, demain, lors de visites ou de rassemblements communautaires nous continuerons de prendre soin les uns des autres.
Heureux sommes-nous si l’Esprit Saint nous suggère des mots qui ouvrent à la connaissance de Jésus. Notre pays limousin aime ces présences respectueuses qui n’enfoncent pas les portes, mais qui attendent que les portes s’ouvrent. Comptons sur la présence de l’Esprit. Il nous précède et peut, en son temps, ouvrir les cœurs. Mais gardons au cœur le désir de partager le bonheur qui nous est fait et l’Espérance invincible qui nous est donnée.


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Homélie du 2eme vendredi de Pâques 24/04/20 père Gilles Gracineau

Livre des Actes des Apôtres 5,34-42.

En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.
Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,1-15.

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.
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Jésus nous enseigne aujourd’hui comment il forme ses pasteurs, leurs collaborateurs et chacun de nous

D’abord il forme leur regard. Jésus les invite à regarder non seulement lui avec lequel ils sont assis en train de se reposer, mais à regarder avec compassion la foule qui arrive. Cette foule dérange et les disciples vont être prêt à la renvoyer. Mais Jésus leur dit : regardez, ils ont faim, « donnez-leur vous-même à manger ». Faites-vous serviteurs de ces gens dans une grande proximité, faites-le asseoir. Merveilleux moment où Jésus met les disciples avec contact avec les gens pour qu’ils en deviennent de bons pasteurs. A d’autres moments il leur demande d’accueillir les enfants au lieu de les rabrouer, à d’autres moment il les invite à s’arrêter près d’un mendiant aveugle comme à porter attention à une veuve pauvre qui met quelques piécettes dans le tronc du temple. 
Dans notre paroisse, combien il est important que nous ayons de petits RELAIS paroissiaux. C’est de là que montent les interrogations, les besoins, les attentes. Et c’est toute cette réalité que l’Équipe d’Animation de RELAIS et le pasteur ont à entendre pour apporter aux gens ce dont ils ont besoin. Sans doute les demandes et les attentes peuvent bousculer, mais le pasteur et ses collaborateurs ne
sont-ils pas « faits » Serviteurs dans la mission qui lui est confiée ?

Jésus met les disciples à l’action

Alors Jésus met ses disciples à l’action. À partir du moment où les disciples se sont levés pour apporter les cinq pains d’orge et les deux poissons Jésus rend grâce au Père et fait un beau signe. Jésus peut agir avec une immense fécondité et voici les disciples à la tâche et qui ramassent l’abondance de nourriture : 12 paniers. Quand Jésus donne, il donne à pleines mains et de bon cœur, à la manière de ce qui s’est passé à Cana avec le vin. Il est le Bon Berger qui fait asseoir la foule sur « des prés d’herbe fraîche ».
La foule est stupéfaite et veut faire de Jésus non seulement le prophète mais leur Roi. Alors Jésus se retire seul dans la montagne pour prier. Il n’est pas roi à la manière du monde mais SERVITEUR. Et c’est près du Père qu’il nourrit cet esprit de service. Étonnement pur les disciples, mais étonnement formateur !

A quoi sommes-nous invités ?

- Si les pasteurs et leurs collaborateurs de relais sont appelés à se laisser former dans la proximité avec les gens par l’écoute de ceux et celles qui peinent, le service de la catéchèse, l’animation d’un « groupe de parole » ou de bible, chacun d’entre nous est convié à être proche de son frère, de sa sœur, même si cela cause du dérangement. Quand le diacre est à l’autel, en vis-à-vis de l’assemblée, c’est pour signifier que toute la communauté est servante.
- Dans les difficultés qui nous font dire « on n’y peut rien, ça nous dépasse » ! est-ce que nous essayons, tel le colibri, apporter « les petits pains et les deux poissons » que nous avons en disant « Seigneur nous comptons sur toi ! » En ce moment de crise faisons ce que nous pouvons à notre mesure, dans la situation qui est la nôtre et disons dans notre prière : « Nous comptons sur toi Seigneur et sur ton immense miséricorde »
- Suivons Jésus BON Berger en sa double PROXIMITE : proximité avec ses brebis, proximité avec son Père. Double contemplation : contemplation affectueuse des brebis de tout ce qui se beau autour de nous, contemplation affectueuse du Père.


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Homélie du 2eme jeudi du temps pascal

Livre des Actes des Apôtres 5,27-33.
En ces jours-là, le commandant du Temple et son escorte, ayant amené les Apôtres, les présentèrent au Conseil suprême, et le grand prêtre les interrogea : « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! » En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice. C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » Ceux qui les avaient entendus étaient exaspérés et projetaient de les supprimer.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,31-36.
« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par-là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

« Avoir l’Esprit de Dieu c’est tout »


Aujourd’hui nous trouvons dans l’Évangile combien l’Esprit Saint est donné pour dire l’amour du Père jusqu'à l’exposer à la croix, moment suprême de l’amour de Dieu qui a tant aimé le monde.
Et dans les Actes nous voyons combien l’Esprit est à l’œuvre chez les disciples pour témoigner du Christ, mort et ressuscité , Sauveur du monde.
Sans l’Esprit de Dieu rien n’est possible car il celui qui est mouvement d’amour entre Père et le Fils, puissance en Jésus de Nazareth et dynamisme dans la vie des disciples après la Pentecôte. L’Esprit les projette hors du confinement du cénacle, comme il projeté Jésus jusqu’à la croix. « Père que ta volonté soit faite ». Il a écouté en lui voix de l’Esprit.

Comment vivre dans l’Esprit et selon l’Esprit ?

Vivre de l’Esprit c’est prendre le chemin de Jésus. C’est mourir à soi-même, à sa volonté propre, à son esprit lorsqu’il pousse à une volonté de toute puissance, à se mettre au centre de tout avec un esprit de suffisance et de supériorité . Jésus a écouté l’Esprit qui reposa sur lui au Jourdain. Il « s’est vidé de lui-même » nous dit Saint Paul, donnant hospitalité en lui à la volonté du Père ( Gethsémani) et donnant hospitalité à la vie des pauvres, des malades, des pécheurs, tout au long de son parcours en serviteur. 

Le Père Chevrier, fondateur du Prado, nous donne de belles paroles de vie pour vivre dans l’Esprit (c'est-à-dire en « esprit de prière », de familiarité et compagnonnage avec le Christ et selon l’Esprit (en agissant à la manière de Jésus)

« Oui, l'Esprit de Dieu est rare, parce qu'il est très difficile de quitter entièrement sa raison, sa science, sa vie naturelle, ses défauts d'esprit, pour se remplir de l'Esprit de Dieu et n'agir que selon l'Esprit de Dieu »

« L'Esprit de Dieu ! c'est le plus grand trésor que Dieu puisse faire à quelqu'un que de le lui donner. C'est aussi le plus grand trésor que Dieu fait à la terre que de donner son Esprit à quelques hommes et femmes pour que les autres puissent le voir, le consulter et le suivre, en profiter.
« Ô mon Dieu, donnez-moi votre Esprit, c'est la prière que nous devons faire continuellement et toujours, à chaque instant ; l'Esprit de Dieu, c'est tout ! Si nous en sommes animés, nous avons tout, nous
possédons toutes les richesses du ciel et de la terre.
« Mais il faut le demander avec l'intention réelle de le recevoir, avec la volonté de faire tout son possible pour l'acquérir, avec la volonté de faire tous les sacrifices possibles et exigés pour l'avoir et le recevoir ; autrement, nous ne pourrons le recevoir et Dieu ne pourra nous le donner. [ demander l’Esprit saint , c’est en effet un risque.. on ne sait pas où cela va nous entraîner !]
« L'Esprit de Dieu n'est ni dans une règle positive, ni dans les formes, ni dans l'extérieur, ni dans les habits, ni dans les règlements ; il est en nous, quand il nous est donné. On entend ce son, mais on ne sait ni d'où il vient, ni où il va ; il souffle où il veut. II nous vient au moment où nous nous y attendons le moins. Quand nous le cherchons, nous ne le trouvons pas ; quand nous ne le cherchons pas, nous le trouvons ; il est indépendant de notre volonté, du moment, du temps et de l'heure ; il vient quand il veut, à nous de le recevoir quand il vient. Il a la liberté d'action, et il est indépendant de nous, mais il se communique à nous quand nous y pensons le moins ; il n'est pas dans le raisonnement, ni dans l'étude, ni dans les théories, ni dans les règles ; il est le feu divin qui bouge toujours, qui s'élève en haut de manière irrégulière, il se montre et il disparaît, comme la flamme du bois ; il faut le prendre et s'en réjouir quand il se montre et le conserver toutes les fois qu'il se communique à nous » (VD, p. 511).
« Il nous reste encore beaucoup à prier, à recevoir l'Esprit de Dieu. Oh ! ne cessez pas de demander pour moi l'Esprit de Dieu, tout est là ! Si nous avons l'Esprit de Dieu, nous aurons tout. Si je puis l'acquérir un peu moi-même pour vous le communiquer, que je serais heureux, parce que j'aurai achevé mon œuvre. Demandons-le les uns pour les autres, ne manquons pas de réciter tous ensemble le Veni Creator (Viens Esprit Créateur nous recréer) chaque jour pour que nous puissions le recevoir avec abondance et que je puisse vous le communiquer » (Lettre 1877)
Mais rappelons-nous que l’Esprit Saint est libre. Jésus l’a donné au monde et il travaille en bien des cœurs qui ne connaissent pas le Christ. Mais ceux et celles qui connaissent le Christ, par grâce, vivent dans l’Esprit et selon l’Esprit, ceux-là sont des petites lumières dans l’aventure des hommes pour faire Signe que hommes et femmes nous sommes faits pour aimer et ce faisant pour voir Dieu.
Le temps de la Crise sanitaire, puisse-telle permettre aux uns et aux autres d’écouter l’Esprit leur parler au cœur… pour aimer, vivre en relation, servir la création par des comportements respectueux d’elle. Tout cela est œuvre de conversation avec le Christ et de conversion.
Notre évêque, le Père Pierre-Antoine, a sûrement laissé l’Esprit Saint le conduire pour - à travers tâtonnement et discernement - en arriver à ouvrir de belles perspectives pour Solignac en vue d’en faire « Le village de François » avec une belle présence aux plus fragiles de notre monde dans l’esprit de Laudato Si. Accompagnons ce beau projet de notre prière à l’Esprit Saint.
Jean Carpathios (VIIe s.)

Le Saint-Esprit que nous adorons est tout puissant, et il te soumet ce que tu ne pouvais porter, pour que tu t’émerveilles. Il signifie aussi maintenant la victoire de l’intelligence, qui naguère était vaincue. Car le Consolateur qui d’en-haut vient sur nous dans sa miséricorde, est au-dessus de tout. Il est au-dessus de tous les mouvements naturels.

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Homélie du 2eme mercredi de Pâques - Père Gilles Gracineau- télécharger

Actes des apôtres 5, 17-26- 
En ces jours-là, intervint le grand prêtre, ainsi que tout son entourage, c’est-à-dire le groupe des sadducéens, qui étaient remplis d’une ardeur jalouse pour la Loi. Ils mirent la main sur les Apôtres et les placèrent publiquement sous bonne garde. Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir. Il leur dit : « Partez, tenez-vous dans le Temple et là, dites au peuple toutes ces paroles de vie. » Ils l’écoutèrent ; dès l’aurore, ils entrèrent dans le Temple, et là, ils enseignaient. Alors arriva le grand prêtre, ainsi que son entourage. Ils convoquèrent le Conseil suprême, toute l’assemblée des anciens d’Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres dans leur cachot. En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas à la prison. Ils revinrent donc annoncer : « Nous avons trouvé le cachot parfaitement verrouillé, et les gardes en faction devant les portes ; mais, quand nous avons ouvert, nous n’avons trouvé personne à l’intérieur. » Ayant entendu ce rapport, le commandant du Temple et les grands prêtres, tout perplexes, se demandaient ce qu’il adviendrait de cette affaire. Là-dessus, quelqu’un vient leur annoncer : « Les hommes que vous aviez mis en prison, voilà qu’ils se tiennent dans le Temple et enseignent le peuple ! » Alors, le commandant partit avec son escorte pour les ramener, mais sans violence, parce qu’ils avaient peur d’être lapidés par le peuple.

Évangile selon St Jean chapitre 3, 16-21. 
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu.

Les actes des apôtres nous instruisent sur la puissance de l’Esprit à L’œuvre chez les apôtres pour que l’Évangile soit annoncé avec audace malgré les arrestations et la prison. Ils donnent au peuple ce qu’ils ont reçu de Jésus, ensemble. Le confinement ne leur convient pas quand il y a urgence à partager le bonheur de la foi ! Ils n’écrivent pas un livre, une règle. Il donne ce qu’ils portent en eux. C’est leur vie enrichie du Christ qu’ils exposent.
Ce qui les mène, ce n’est pas une conquête ou une entreprise pour fonder une autre religion, ce qui les mène c’est de partager le bonheur de la foi, ce qui est arrivé à Jésus et qui les a transformés : « celui qui vous avez crucifié, il est vivant ». Ils ne « roulent » pas pour eux, ils « roulent » pour le Christ.
De plus ce n’est pas une seule personne, voire un gourou, qui annonce une idée nouvelle, mais c’est une équipe d’hommes sans instruction transformés ensemb
le par la puissance de l’Esprit. Ils parlent d’expérience, celle de la rencontre d’un ami qui a traversé la mort.
Je rentre d’une sépulture où j’ai entendu un très beau témoignage plein d’humanité, de douceur et de la saveur de l’Évangile, mais pas un mot de la foi. Dieu seul les connaît et connaît les cœurs - assurément - la foi et la charité de chacun. Mais combien il serait important dans notre limousin de poser des mots d’Évangile, des mots qui prononcent le nom du Christ, qui parlent d’expérience spirituelle dans une vie d’homme. Et puis j’aimerais voir une belle croix en bois (ce qui tend à disparaître) sur les cercueils, comme une lumière d’Espérance
Jésus dans l’Évangile nous parle de la lumière. Le Christ est la lumière qui nous éclaire et qui met au jour, si nous le voulons, la vérité de notre existence. A qui appartient-elle ? C’est une question que nous pouvons nous poser en ce temps de confinement. Aux forces des ténèbres, au consentement à des zones d’ombre de nos vies, aux actions qui défigurent ou abîment la Création ? Ou bien appartient-elle à la puissance de l’Esprit qui, dans un combat spirituel, nous arrache aux enfermements et aux consentements aux idoles pour servir les autres et annoncer le Christ, partager le bonheur de la foi. Le témoignage accrédite nos paroles, mais la Parole est nécessaire. Écoutons le pape Paul VI :
Le témoignage
« L’Évangile doit d’abord être proclamé par un témoignage…Par ce témoignage sans paroles, ces chrétiens font monter, dans le cœur de ceux qui les voient vivre, des questions irrésistibles : Pourquoi sont-ils ainsi ? Pourquoi vivent-ils de la sorte ? Qu’est-ce — ou qui est-ce — qui les inspire ? Pourquoi sont-ils au milieu de nous ? Un tel témoignage est déjà proclamation silencieuse mais très forte et efficace de la Bonne Nouvelle. Il y a là un geste initial d’évangélisation. Les questions que voilà seront peut-être les premières que se poseront beaucoup de non chrétiens, qu’ils soient des gens à qui le Christ n’avait jamais été annoncé, des baptisés non pratiquants, des gens qui vivent en chrétienté mais selon des principes nullement chrétiens, ou des gens qui cherchent, non sans souffrance, quelque chose ou Quelqu’un qu’ils devinent sans pouvoir le nommer. D’autres questions surgiront, plus profondes et plus engageantes, provoquées par ce témoignage qui comporte présence, participation, solidarité, et qui est un élément essentiel, généralement le tout premier, dans l’évangélisation N » 21 de Evangelii Nunciandi.
« Pour l’Église, le témoignage d’une vie authentiquement chrétienne, livrée à Dieu dans une communion que rien ne doit interrompre mais également donnée au prochain avec un zèle sans limite, est le premier moyen d’évangélisation. “ L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins ”.
La PAROLE 
22. Et cependant cela reste toujours insuffisant, car le plus beau témoignage se révélera, à la longue, impuissant s’il n’est pas éclairé, justifié — ce que Pierre appelait donner “ les raisons de son espérance ”, explicité par une annonce claire, sans équivoque, du Seigneur Jésus. La Bonne Nouvelle proclamée par le témoignage de vie devra donc être tôt ou tard proclamée par la parole de vie. Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés » N ° 22 Evangelii Nunciandi

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Méditation du 2eme mardi de Pâques - Père Gilles Gracineau- télécharger

(Jn 3, 7b- 15)
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.

Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » 
Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.

Nicodème veut connaître : « comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui parle de « naître ». Il parle d’une expérience spirituelle : naître de l’Esprit saint, c’est l’aventure de la foi chrétienne : un long processus, un long chemin par lequel notre vie devient – non sans égarement – « ressemblante » à celle du Christ et en même temps devient « demeure » du Christ. La foi n’est pas une connaissance intellectuelle. Elle est un attachement à la personne de Jésus. De grands savants peuvent parler de l’Évangile sans appartenir au Christ. Et il est bien des cœurs sans grandes instructions qui savent aimer le Christ. Un prêtre avant de mourir me confiait. « Toute ma vie j’ai été amoureux du Christ »
Ce qui est vrai de chaque personne l’est de la communauté chrétienne en mouvement d’accomplissement dans l’amour et le témoignage. Les actes des apôtres nous décrivent ce que devrait être la communauté chrétienne idéale : amour mutuel, partage en fonction des besoins dans une liberté vis-à-vis de l’argent, témoignage de charité, témoignage rendu au Christ ressuscité. 
C’est ce témoignage de charité qui accrédite la parole des chrétiens rendue au Christ ressuscité. Et c’est l’Esprit qui peut toucher les cœurs. 
Cherchons à vivre du Royaume de Dieu le reste de la mission nous sera donné par surcroît. Ce don nous l’espérons, dans la prière, sur nos territoires, plus particulièrement sur celui d’Eymoutiers, de Peyrat, du Plateau. 
Les diocèses s’inquiètent du manque d’argent. Ils ont raison de se préoccuper des finances, mais pas de s’inquiéter. Ce dont les diocèses ont à s’inquiéter c’est de faire l’œuvre de Dieu en cette période de crise sanitaire, comme le dit souvent St Jean. Dieu donnera ce qu’il faut à ceux qui le servent, sans désespérer, « dans la persévérance » , comme le dit St Paul.

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Homélie du 2eme lundi de Pâques

Renaître d’en haut Jn 3,1-8

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Après la semaine de l’Octave où nous avons écouté les divers récits de la résurrection de Jésus, nous allons écouter St Jean.
Et d’abord voici le beau récit de la rencontre Nicodème avec Jésus. Ce Nicodème apparaît au Chapitre 3 et on le retrouve à l’ensevelissement de Jésus. Il a fait un long chemin de renaissance en écoutant Jésus, en suivant Jésus. Il est venu de nuit et le voici au grand jour près du corps de Jésus. Jésus l’a formé en lui faisant comprendre que sans l’Esprit Saint on ne peut pas croire. Il faut naître de l’Esprit Saint et par l’Esprit Saint ; cette réalité s’exprime au baptême chrétien : renaissance d’eau et d’Esprit. 
C’est lui, l’Esprit saint, qui nous enseigne tout ; qui nous fait aimer le Christ. Il nous recrée, en nouvel Adam, par son souffle recréateur. Saint Paul le dit à sa manière : « par le baptême vous avez revêtu le Christ ». Si nous avons revêtu le Christ, après le confinement, nous aurons besoin de nous laisser recréer pour habiter la terre de manière plus humaine, plus évangélique.
Le père Chevrier, fondateur du Prado, nous dit ceci à propos de l’Esprit-Saint « L’Esprit-Saint, c’est un petit souffle divin qui nous pousse et qui vient d’en haut, une petite lumière surnaturelle qui nous éclaire et nous fait voir un peu Jésus-Christ et sa beauté infinie. Si nous sentons en nous ce souffle divin, si nous apercevons une petite lumière, si nous nous sentons attiré tant soit peu vers Jésus-Christ, ah ! cultivons cet attrait, faisons-le croître par la prière, l’oraison, l’étude, afin qu’il grandisse et produise des fruits. »

C’est l’Esprit Saint qui fait naître le Christ en nous. Et si le Christ habite en nous, alors nous sommes comme les premiers disciples, quoique soumis à toutes sortes de tribulations, dans une grande assurance pour annoncer la Parole. « Donne à ceux qui te servent de dire ta parole avec une totale assurance » implorent les disciples. Servons le Seigneur et prions pour que l’Esprit « assure » notre parole dans l’annonce difficile de l’Evangile en limousin. En effet, notre pays Limousin est blessé, en son inconscient collectif dans sa relation à l’Église. Ainsi un voile obscurcit la vue de bien des habitants de nos territoires ruraux, alors que leur cœur est brûlant de sens religieux et de questionnements devant la mort.« Seigneur, que ton Esprit mette, en nous et dans notre communauté, Ton Amour ; qu’il parle plus fort que nos lèvres humaines maladroites, et pour qu’en voyant notre charité, nos compagnons de route se familiarisent avec sa source : l’Évangile qui est le Christ-lui-même vainqueur de la mort ultime. » Amen

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Octave de Pâques … 8 jours pour accueillir la Résurrection du Seigneur 

2e Dimanche de Pâques – Jn 20, 19-31

Jésus se manifeste à ses disciples. Dimanche de la Miséricorde
Il nous donne sa paix et nous envoie annoncer la Miséricorde de Dieu
Après la résurrection, les disciples sont connus des juifs, et se tiennent ensemble dans une maison. Ils sont sous le choc. Quel est-il donc celui que nous avons suivi ? Il est au-delà de la mort et en même temps parmi nous !! Soudain, le voici au milieu d’eux avec cette bonne nouvelle « la paix soit avec vous » et un signe, celui de ses plaies comme pour dire » : « je suis bien le même, celui qui a été crucifié » Aussitôt il les fait entrer dans la dynamique de l’envoi au monde sous la mouvance de l’Esprit Saint, comme lui a été envoyé dans le monde avec l’Esprit Saint reçu au Jourdain. Il leur communique sa puissance pour faire comme lui : mettre les cœurs dans la miséricorde du Père. N’est-ce pas toute l’œuvre de l’Église de mettre l’humanité pécheresse dans la miséricorde de Dieu. Le Pape François le rappelle à temps et contre temps. Les pasteurs (comme les acteurs pastoraux) ne sont pas des « douaniers », mais des « passeurs » dans le cœur de Dieu.
Il nous invite à la foi
Thomas n’était pas avec eux quand Jésus vint. En effet Thomas est fidèle à lui-même. Il n’a pas peur. Il est dans la rue. Rappelons-nous ses attitudes. C’est un homme ardent. Quand la tension monte à propos de Jésus Thomas dit « allons et nous mourrons avec lui ». Il veut comprendre : « nous ne savons pas où tu vas, comment saurions-le chemin ? « ,
8 jours après. Il est à la maison. Les autres lui racontent, mais lui veut comprendre. Alors Jésus vint « avance Thomas, mets ton doigt dans mes blessures » Assurément Thomas n’a pas touché les blessures. La vue de Jésus lui a suffi. « Cesse d’être incrédule, sois croyant » Et Thomas de dire en adoration et humilité : « Mon Seigneur et mon Dieu ».
Comme Thomas nous sommes invités à faire un passage, une Pâque, celle d’une sécurité toute humaine en une assurance qui s’appuie sur le Christ. Ce temps de la Crise sanitaire nous incite à ce passage. Nos sécurités se fragilisent, nous voici vulnérables. Certes, il nous faudra reconstruire nos sécurités en système de santé, en qualité de relation sociale, en qualité écologique, en relocalisation d’entreprises, mais pas sans humilité et pas sans Dieu, du moins sans vie spirituelle. Le pape François dit avec sagesse : « la sécurité sous toutes ses formes est une idole, elle ouvre la porte à des idoles », car elle met son assurance dans ce monde qui passe et qui souvent crée l’angoisse avec une seule issue : la mort.
Nourrissons-nous des paroles de foi que nous entendons, de beaux récits de vie, de confiance en Dieu. Laissons-nous réconcilier par la Miséricorde de Dieu. Annonçons, à tous ceux et celles qui sont encombrés et parfois asservis à ce monde, la bonne nouvelle toujours offerte de la Miséricorde du Seigneur. Elle ouvre l’horizon de l’amour sans mesure et, par là , à la paix et à la joie. Amen, Alleluia !

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Vendredi de Pâques Octave de Paques

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,1-14.
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.
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Une belle page de l’Évangile, vous en conviendrez ! Nous sommes toujours dans le temps de l’étonnement que vivent les disciples. Il s’en passe dans leur tête pour se familiariser avec un « Jésus ressuscité », « tout autre » et pourtant « le même ». Je vais à la pêche dit Pierre et ses compagnons le suivent. Ils ont besoin d’être ensemble, comme ils ont besoin de manger. Hélas, ils ne prennent rien. Et
voici que quelqu’un, de la grève, leur hèle : « les enfants, jetez à droite le filet ». Et ils le font. Et c’est la surprise qui rappelle une autre pèche miraculeuse sur la lac : « C’est le Seigneur, dit Jean » Le filet est plein. 153 gros poissons1, symbole de toutes les nations appelées à s’approcher de Jésus, comme eux s’en approchent.
Un feu de braise sur la grève les attend avec du poisson en train de griller. Magnifique familiarité autour de Jésus et de ce feu de braise qui fait du bien. Pas de pourquoi ni de comment. Les disciples goutent la joie d’être en présence de Jésus. Ils savent que c’est le Seigneur qui les invite et leur partage le pain et le poisson. Cela leur suffit.
A quoi sommes-nous invités ?
Nous voici invités à cultiver la familiarité avec Jésus. Chaque matin, chaque soir et à d’autres moments, le Seigneur nous attend pour être avec lui. Il ne s’agit pas forcément de faire de grandes prières, encore qu’il soit bon de passer du temps avec le Seigneur, cependant ce qui compte c’est l’esprit de prière. L’esprit de prière, c’est se mettre en la présence de Jésus, c‘est de vivre en compagnie du Seigneur au gré des évènements et des circonstances. C’est compter chaque jour sur L’Esprit Saint qui repose sur Jésus et qui nous met en sa présence. Comme Pierre, il nous faut faire un chemin de notre indignité (2) à la confiance d’être attendu et aimé.
Ces jours-ci quelqu’un me disait : je suis dans mon jardin et la vue de l’éclosion des bourgeons me fait louer le Seigneur. Un autre m’invite à prier pour un malade qui lui tient à cœur, un autre me dit : « je suis tellement angoissée que je prie tous les matins ». Une simple pensée au Seigneur Jésus, le jour comme la nuit, nous garde en sa présence ; car il est avec nous. Il nous accompagne. Notre monde, notre crise sanitaire, n’est pas vide du Seigneur ; Certes, il ne nous donne pas l’explication du « pourquoi le Covit », mais il habite nos peurs et nos angoisses, notre espoir. Restons en familiarité avec le Seigneur quoi qu’il nous arrive au cours d’une journée. 
P Gilles

1 - Les naturalistes avaient recensé 153 espaces de poissons
2 - « éloigne-toi de moi Seigneur, je suis un pécheur » Luc 5, lors de la première pêche miraculeuse sur le lac.

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Jeudi de Pâques – Luc 24, 35-48
Les disciples sont tout bouleversés ! ils sont traversés à la fois par la joie immense qui leur coupe le souffle et l’effroi. Ils sont saisis d’étonnement. C’est du jamais vu ! et quelle joie d’être en présence de Jésus ! Ils le voient manger devant eux une part de poisson grillé. 
Jésus les ouvre à la Parole des Écritures. Il renoue les fils brisés par la mort. Il fait entendre le mouvement qui traverse toute l’histoire du peuple conduisant à l’accomplissement de la croix, et de la résurrection : tout cela en vue d’un retournement des cœurs à Dieu.
Qu’est-ce donc que la résurrection ?

La résurrection de Jésus n’est pas un retour à un « avant » comme il en fut pour Lazare, mais un passage vers un état nouveau que nous ne connaissons pas à moins de regarder Jésus. Il est TOUT AUTRE et en même temps le MEME. Il est corps sorti du tombeau, mais corps spirituel. C’est pourquoi il donne ce signe du « manger » du poisson. Alors ce qui est arrivé à Jésus nous arrivera aussi ; Passés dans l’autre monde nous serons LE MEME avec notre identité propre, mais TOUT AUTRE dans la joie éternelle, comme Jésus et avec Jésus. Quel merveilleux horizon de l’existence humaine ! Non, nous n’avons pas , dans ce monde incertain de notre siècle, à rougir de notre foi et de notre Espérance !
S’il en est ainsi, si nous sommes appelés à être corps spirituel, il importe que nous prenions soin , aujourd’hui, de notre corps, plus encore de notre « être-au-monde » dans une grande veille à la qualité de nos relations, de nos sentiments, de notre charité, de notre tendresse . « Ayez, dit Paul, en vous les sentiments qui furent dans le Christ Jésus ». (Philippiens 2)
Qu’est-ce donc que la JOIE ?
La JOIE dans ce récit est immense. C’est l’envahissement d’une plénitude, plénitude au point d’un saisissement bouche bée et yeux grands ouverts !
« Je veux disait Jésus, que Ma joie soit en vous et que vous soyez comblés de joie » Il ne s’agit pas d’un bonheur, d’un plaisir d’une émotion fut-elle très grande. Non il s’agit d’un don qui nous est fait par grâce de la plénitude de Dieu, de la plénitude la joie de Jésus. Les apôtres, même dans la persécution, diront qu’ils sont « pleins de joie ». Pourquoi ? parce qu’ils sont reliés à la plénitude du Christ et qu’ils témoignent de lui.1
A vous d’être les témoins.
Chacun de nous est envoyé pour être témoin du Christ ressuscité et le grand marqueur qui accrédite le témoignage, c’est la joie. Paul VI disait dans son exhortation apostolique Evangélii Nuntiandi. Une belle parole pour notre temps de Crise !
« Gardons donc la ferveur de l’esprit. Gardons la douce et réconfortante joie d’évangéliser, même lorsque c’est dans les larmes qu’il faut semer. Que ce soit pour nous — comme pour Jean-Baptiste, pour Pierre et Paul, pour les autres Apôtres, pour une multitude d’admirables évangélisateurs tout au long de l’histoire de l’Eglise — un élan intérieur que personne ni rien ne saurait éteindre. Que ce soit la grande joie de nos vies données. Et que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance, puisse recevoir la Bonne Nouvelle, non d’évangélisateurs tristes et découragés, impatients ou anxieux, mais de ministres de l’Évangile dont la vie rayonne de ferveur, qui ont les 
premiers reçus en eux la joie du Christ, et qui acceptent de jouer leur vie pour que le Royaume soit annoncé et l’Église implantée au cœur du monde. »

1 - A Lystre, les Juifs montèrent la tête aux dames de condition qui adoraient Dieu ainsi qu'aux notables de la ville; ils suscitèrent de la sorte une persécution contre Paul et Barnabé et les chassèrent de leur territoire. 51 Ceux-ci, secouant contre eux la poussière de leurs pieds, se rendirent à Iconium. 52 Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et de l'Esprit Saint. Actes des Apôtre 13, 51-52

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Mercredi de Pâques Octave de Pâques. Aujourd’hui, jour de la Résurrection 
Jésus sur la route d’Emmaüs Luc 24, 13,35

Deux disciples tournent le dos à Jérusalem. Il rentre chez eux, tristes. IL espérait que Jésus, dont les actes étaient remplis de puissance, allait délivrer le peuple des Romains. Jésus les rejoint dans leur déconvenue. Il leur fait raconter leurs douleurs, comme un bon professionnel des traumatismes. Et il les ouvre au mystère du Christ, tant et si bien que les disciples, touchés en leur cœur, arrivant à l’auberge, lui disent « reste avec nous ». Et Jésus entre. Il fait le signe du pain partagé. Alors, éblouissement ! leurs yeux s’ouvrent et reconnaissent Jésus, mais il disparaît à leurs regards. Aussitôt ils repartent dans la nuit vers Jérusalem. Ils partagent leur joie avec les autres compagnons. Eux aussi avaient vu le Seigneur.
Quel enseignement ? Jésus est toujours le « bon berger » qui cherche sa brebis. Il rejoint ses disciples accablés rentrant chez eux. Il arrive à leur hauteur. Il écoute, il explique la croix à la lumière des Écritures. Conversation où le cœur est touché. Il continue de nous rejoindre dans nos désarrois et il fait route avec nous dans la fidélité de son amour. Racontons-lui nos peines, nos inquiétudes. Ce n’est pas pour nous laisser à l’abandon au milieu du gué qu’il a donné sa vie pour chacun de nous ! Laissons-nous éclairer par l’Évangile pour demeurer dans la compagnie de Jésus. 
Partageons entre Chrétiens, dans nos Relais et sur notre paroisse, la joie de connaître le Christ, les moments où nous avons fait l’expérience du Christ (sur la route de la vie ou au partage du Pain de vie le dimanche). Cela peut se faire dans une équipe de lecture biblique, dans un groupe de parole, dans une équipe du Secours catholique, dans une équipe de catéchistes, dans une rencontre d’animateurs de Relais. Nous dire alors : « Comment le Seigneur m’a-t-il rejoint ? Qu’est-ce que le Seigneur m’a fait connaître ? qu’est-ce qu’il a fait pour moi, pour ma famille ?
N’hésitons pas à prier avec le désir de sa compagnie : « Reste avec nous Seigneur »
Les actes des apôtres (3, 1-1)
Quelle belle page des actes des Apôtres ! Pierre et Jean montent au temple. Un mendiant, couché, est là, à la porte du temple. Pierre fait comme Jésus. Il pose son regard sur cet homme qui attend alors quelque monnaie. De l’argent, je n’en ai pas, dit Pierre, mais ce que j’ai, je te le donne : « au nom de Jésus le Nazaréen, lève-toi et marche ». Comme Jésus qui l’avait arraché au gouffre de la mer (1), Pierre prend par la main cet homme et le relève. Le voici debout, affermi. « Il marchait et bondissait ». Il entre avec Pierre et Jean dans le temple pour louer Dieu
Quel enseignement ? Pierre a fait l’expérience d’être sauvé par Jésus. Sur lac, alors qu’il s’enfonçait Jésus l’a pris par la main. Plus tard, ayant renié, il est sauvé par le regard de Jésus (2). Nourri de la vie de Jésus il refait les gestes de Jésus pour donner la vie et la confiance. Comme Jésus, Il fixe son regard sur les pauvres, il relève les pauvres et les rend libres. Il les fait entrer dans la louange.
Donnons ce que nous avons reçu par expérience, par grâce dans tel ou tel moment de notre vie. Imitons les attitudes de Jésus à l’égard des petits, des pauvres. Le « premier de cordée », c’est le Christ ! Suivons-le pour donner vie et confiance autour de nous, à commencer par les plus démunis.
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1 - Et Pierre, descendant de la barque, se mit à marcher sur les eaux et vint vers Jésus. Mais, voyant le vent, il prit peur et, commençant à couler, il s'écria: "Seigneur, sauve-moi!" Aussitôt Jésus tendit la main et le saisit, en lui disant : "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?" Mt 14, 29-31

2 - Le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre. Et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit: "Avant que le coq ait chanté aujourd'hui, tu m'auras renié trois fois." Et, sortant dehors, il pleura amèrement. Luc 22, 61-62

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Mardi de Paques : « Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! »
Évangile selon St Jean, 20, 11-18

Avec Marie-Madeleine nous sommes au jardin, près du tombeau. Un jardin qui rappelle le jardin de la Genèse ( Genèse 3, 24) gardé, après la l’aventure orgueilleuse de Adam et Eve, par deux anges avec une épée fulgurante1. Le tombeau de Jésus est dans un nouveau jardin, tombeau ouvert avec des anges de lumière annonçant une alliance nouvelle avec Dieu, grâce à la croix, nouvel « arbre de vie », grâce à Celui qui se présente sous les traits du jardinier.
Marie Madeleine tourne le dos au tombeau, lieu de la mort pour apercevoir un homme qu’elle prend pour le jardinier et qui la rejoint dans sa peine et ses larmes : « pourquoi pleures-tu ? Qui cherche -tu ? Et la voici tournée à nouveau vers le tombeau. C’est alors qu’elle entend son nom prononcé « Marie » dans un timbre de voix connu. Elle se retourne face à Jésus et tombe à ses pieds « Rabbouni, mon Maitre que j’aime ». Impossible pour elle de le retenir ! « Va, dis Jésus, trouver mes frères et dis-le : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ». Et la voici courant annoncer la nouvelle, elle, une femme sauvée hier par Jésus, gratifiée aujourd’hui de sa présence fidèle de Ressuscité.
Quel bel enseignement ! Le Ressuscité est fidèle. Non seulement Il a pardonné les péchés de Marie-Madeleine, mais il lui donne part à sa vie de ressuscité. S’il nous pardonne, c’est pour que nous soyons dès aujourd’hui avec lui et que nous soyons des annonceurs de la Bonne Nouvelle ; disciples heureux, et missionnaires de ce bonheur à partager. Ne craignons pas d’offrir ce bonheur, en particulier aux enfants, en ce temps de désarroi et d’inquiétude comme si le monde était clos sur lui-même sans horizon. 
Le 11 mai est, certes, un nouvel horizon. Mais que dire de l’horizon de la vie éternelle ! Que dire d’entendre au fond de son cœur prononcer notre nom. Le Christ nous connaît. Nous sommes en alliance avec lui. Et l’accomplissement de notre vie est de voir, face à face - en notre identité totale portant le nom prononcé à notre baptême - le Ressuscité, pour l’éternité ! Aujourd’hui sa présence est voilée. Elle est à percevoir avec les yeux de la foi, dans les rencontres, les évènements, la prière. IL est le « tout autre » et en même temps « le même » accompagnant notre vie, rejoignant nos larmes comme nos joies d’aujourd’hui, en ce temps d’épreuve.
La religion chrétienne n’est pas une carte d’adhérent en disant « j’ai été baptisé » ! Non, tu n’as pas été baptisé ! tu es baptisé ! La religion c’est une adhésion du cœur dans une relation d’amour. C’est ce qui est arrivé à Marie-Madeleine. 
Le temps du Confinement peut nous aider à faire silence en compagnie du Christ. Pour cela nous rappeler une page d’Evangile, une des rencontres de Jésus et d’accueillir sa lumière, sur une faiblesse, sur une grâce, une blessure, un relèvement. La foi est à la fois silence et conversation.
P Gilles


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Lundi de Pâques

Matthieu chapitre 28.

Les femmes courent vers les disciples et voici que Jésus vient à leur rencontre pour leur dire le message qu’elles doivent annoncer. C’est un rendez-vous avec lui. Ce rendez-vous avec les disciples sera en Galilée. Pas Jérusalem mais en terre de Mission, la « Galilée des Nations »1 Car il est venu pour le monde, les plus petits, les plus loin. 
Où chercher Jésus ? il s’agit de nous rendre dans nos « Galilée » sur nos territoires, sur nos Relais et là, de découvrir son visage au milieu des pauvres, sur le visage des pauvres, de prisonniers, des malades. Avec saint Matthieu nous nous souvenons des paroles de Jésus éveillant le regard des disciples sur sa présence jusqu'à la fin des temps : saurez-vous me reconnaitre ? « J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. » (Mt 25)
Invitation nous est faite à contempler ces visages et nous dire « Seigneur, c’est toi qui défiguré ». Invitation nous est faite à servir ces personnes pour qu’elles retrouvent leur visage d’homme et de femme et alors invitation à contempler leur dignité retrouvée.
Invitation aussi à nous tenir, comme ces femmes, au pieds de Jésus avec amour et reconnaissance, dans la prière et l’écoute de sa Parole avec une oreille de disciple. Prière du matin et du soir en toute familiarité.
Père Gilles Gracineau
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1 - Le pape François, angélus du 26 janvier 2014 : « L’Évangile raconte les débuts de la vie publique de Jésus dans les villes et dans les villages de Galilée. Sa mission ne part pas de Jérusalem, c’est-à-dire du centre religieux, centre également social et politique, mais elle part d’une zone périphérique, une zone méprisée par les juifs les plus observants, en raison de la présence dans cette région de différentes
populations étrangères : c’est pourquoi le prophète Isaïe la désigne comme « Galilée des nations » (Is 8, 23).
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Père Gilles: Bonne fête de Pâques!

Bonne fête de PAQUES. Pâque, passage, mise en route ! Et voici que nous sommes arrêtés, mis en confinement dans nos maisons. Mais notre cœur et notre esprit restent libres. Rendons-nous au tombeau avec Marie Madeleine. Regardons la pierre roulée et recevons cette nouvelle inouïe : Jésus, de notre chair, a échappé au tombeau, premier né d’entre les morts à une vie nouvelle, premier né pour entrainer toute chair dans la même naissance.
Les disciples alertés par cette femme courent. Jean arrive le premier, mais c’est Simon, que Jésus a fait Pierre d’angle de l’Eglise, qui entre le premier dans le tombeau. Que voit-il ? Les linges, sur place, à la place du corps, se sont « affaissés » et le linge où reposait la tête, roulé à sa place. Les linges se sont comme vidés d’eux-mêmes. Jésus de Nazareth, le Christ s’est comme échappé du filet de la mort, sans effraction, et le linge s’est affaissé de lui-même. A cette vue, Jean vit et il crut.
Laissons l’Esprit Saint ouvrir nos yeux et nos cœurs pour nous laisser illuminer intérieurement. Notre cœur est prêt, davantage qu’il ne le fut lors d’autres fêtes pascales, car le confinement développe en nous des espaces intérieurs en friche. Nos consciences hébergent un peu plus la fragilité et la vulnérabilité humaines ; la mort, hier évacuée, envahit aujourd’hui les médias et confine nos vies à leur finitude. La crise sanitaire est en train d’ouvrir une béance, une brèche en nos vies et nous rend disponibles pour accueillir cette Bonne Nouvelle avec d’autant plus de densité qu’elle est charnelle : Christ est vivant en son corps de notre chair, devenu corps spirituel, avec le Père et l’Esprit Saint. Voici que notre vie d’homme devenant corps spirituel, peut être « importée » dans le cœur de Dieu. 
Et nous voici portés à croire que Jésus, le premier né d’entre les morts peut nous entrainer à la suite. Que nous faut-il faire ? Renoncer à nous sauver nous-mêmes, par l’intelligence, les technosciences et neurosciences, et nous laisser sauver par lui. Echapper, par la puissance de l’Esprit, aux bandelettes qui nous enserrent et nous rendent esclaves d’idoles (argent, pouvoir, harcèlement…). Marcher librement en disciples de Jésus dans la familiarité de sa Parole. Et puis célébrer en communauté en faisant mémoire de sa Pâques.
Pendant tout le temps pascal ayons à cœur de nous laisser toucher par les grands récits de la résurrection, le beau témoignage des Evangiles et de Saint Paul. C’est la Parole de Dieu qui nous fait disciples : « Qui sont mes frères ? dit Jésus : Ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent ». Et la Parole de Dieu, nous dit Saint Jean, « c’est le Christ lui-même ». 
Point n’est besoin du bâtiment église pour devenir disciple. Mais quel bonheur ce sera de le retrouver, après la crise, pour nous reconnaitre ensemble disciples de Jésus, célébrer son amour et rendre grâce pour l’œuvre de son Esprit-Saint sur nos Relais, sur nos territoires qui sont nos « Galilée » où nous avons rendez-vous avec lui. « Allez en Galilée et c’est là que vous me verrez ». P Gilles


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Père Gilles Gracineau : méditation du Vendredi Saint 

Vendredi Saint : La croix du Christ plantée dans la terre des hommes et l’histoire de l’humanité.
Nous vivons actuellement la mondialisation économique avec la libre circulation des marchandises. C’est l’économie de marché. Nous la vivons actuellement au niveau humanitaire. Toute la planète est
soumise à une pandémie. Le monde est rassemblé sous la menace d’un virus.
Aujourd’hui en ce monde troublé par le virus mais sans doute plus encore par une civilisation de l’argent et d’un développement exponentiel, en quête de l’homme augmenté par les technosciences, écartant les pauvres, saccageant la terre, aujourd’hui, dans ce monde, est plantée la croix du crucifié, crucifié pour le monde. 
Croix dérisoire, d’un homme, méprisé, rejeté mais se tenant sous la volonté du Père. Il est pendu « comme un oiseau de proie cloué sur la porte d’une grange », dit Péguy. Il est comme un « maudit » portant en lui les angoisses de toute personne aux portes de la mort. Il porte bien plus lourd que les souffrances de son corps : il porte les détresses de la multitude des hommes à travers l’histoire, les tortures barbares qui défigurent, les génocides, les famines, tant de drames qui font tant pleurer et tant souffrir. Il souffre de ce que l’Amour ne soit pas aimé. 
Alors sur la croix se réalise la crucifixion de la mort, car en lui se tient l’Esprit du Père, lui qui ne peut pas mourir. Il anéantit La mort. Pas la mort humaine ! Mais la mort éternelle, la seconde mort, la nuit éternelle des tombeaux. 
En effet descendu au plus bas, comme pour ramasser jusqu’aux poubelles de l’humanité, jusqu’aux plus grandes errances afin de ne laisser aucune misère humaine à l’abandon, il est « relevé » par le Père des Miséricordes qui voulait à tout prix se réconcilier le monde. Oui, il veut rassembler le monde sous les pieds du Christ.
Regardons le crucifié, bras largement ouvert comme le sont les croix romanes. Sur lui nous « envisageons » nos faiblesses et nos péchés. Mais en même temps nous contemplons à quel point il nous aime et, dans la foi, nous recevons notre libération, sans rien payer sinon la dette de l’amour, toujours à retremper dans son Amour, car nous ne savons pas vraiment aimer comme lui.
L’heure pour nous est à la com-passion avec le Christ dont la croix est plantée dans la terre et l’histoire des hommes. Prions silencieusement pour les souffrants, les blessés de toute manière, les persécutés. Ils sont chair de notre chair ! La prière, unie à celle du Christ est « acte de mondialisation », de portée mondiale. Elle est féconde pour nos frères et sœurs jusqu’aux extrémités de la terre et jusqu’au fond des consciences
Accueillons humblement l’ESPERANCE donnée par grâce, dans une immense confiance à la vie aujourd’hui et la vie pour demain. « Rien ne peut nous séparer de l’amour que le Christ nous porte », nous dit Saint Paul.
Soyons heureux d’être disciples d’un tel Sauveur . « Avec lui nous sommes les grands vainqueurs » (St Paul)
Bon recueillement du vendredi et samedi saint. En ce temps de confinement l’Esprit Saint nous enseigne sur les fondements de notre foi. A qui voulons-nous appartenir ?


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Jeudi saint

Lors des Rameaux les gens déposaient leurs manteaux pour les mettre sous les pieds du petit âne et par là les mettre devant Jésus. Une manière d’exposer leur vie à Jésus
En ce repas pascal Jésus dépose son manteau, comme pour déposer sa vie devant le Père et devant ses compagnons. Le voici serviteur de ses frères. Il le sera jusque dans la mort pour neutraliser le péché personnel et le péché du monde. Il crucifie le péché car en lui se tient la puissance de l’Esprit. « Par l’Esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide » dit un père de l’Eglise1.
Au cours du repas il revêt le tablier du serviteur.
Pierre refuse de voir Jésus ainsi en serviteur, et le texte dit-même en esclave (doulos). Pierre rêvait, comme d’autres disciples, d’un Messie en force et puissance.
Cependant son amour pour Jésus va l’obliger à accepter de se faire laver les pieds. Il veut être avec lui. Il aime Jésus. D’ailleurs après la résurrection et après avoir pleuré, il lui dira tout son amour : « tu sais bien que je t’aime ». 
Recevons ce beau message. Jésus est notre maître, mais un enseignant plein de douceur à la manière d’un serviteur, d’un bon berger qui nous veut près de lui, avec bonheur, pour nous faire partager sa gloire dans une plénitude éternelle d’amour. Comment ? par le don de sa vie, à la manière des exclus de ce monde, rejoignant les cris de notre monde en souffrance et sans boussole. 
Ayons la passivité de nous laisser rejoindre dans notre histoire pour nous laisser instruire et sauver. Alors, par expérience, nous pourrons servir2 et sauver comme Jésus, simplement en aimant comme Jésus, de manière souvent risquée. Demandons l’Esprit Saint.

 1 - Meliton de Sardes écrit vers l’année 170 :  « C'est lui qui est venu des cieux sur la terre en faveur de l'homme qui souffre ; il a revêtu cette nature dans le sein de la Vierge et, quand il en est sorti, il était devenu homme ; il a pris sur lui les souffrances de l'homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair ; par l'esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide.

2 -  Les grands commandes en maîtres, dit Jésus. Et il ajoute « pour vous il ne doit pas en être ainsi »
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Père Gilles Gracineau: méditation du  dimanche des Rameaux, 5 avril 2020

Jésus homme libre.
Ses adversaires avaient voulu par deux fois le lapider, mais chaque fois Jésus échappe. Ce n’est pas son heure. Il veut entrer librement dans Jérusalem. C’est ce que nous racontent les 4 évangélistes. Ils nous délivrent un bel enseignement au moment où Jésus va livrer sa vie.
Il entre dans Jérusalem, monté sur un petit âne. C’est dire qu’il n’entre pas pour conquérir, prendre possession de la ville. Certes il est roi, mais pas à la manière du monde. Il est roi puissant car il est capable de renoncer à la puissance ; c’était la tentation du désert : celle de la puissance et du pouvoir sur des royaumes, celle de la capacité de se déjouer de la nature « jette-toi en bas », fais un exploit. Il renonce à cette puissance parce qu’il est capable de renoncer à la puissance. Belle liberté de Jésus ! Puisse-t-elle être la nôtre !
Il entre, monté sur un petit âne, celui des laboureurs de son temps. Ce petit âne le porte, mais lui, il porte en son cœur la vie des pauvres. Et le petit âne est bien chargé de ceux et celles qui peinent dans la vie ! Jésus n’entre pas à Jérusalem le cœur vide mais chargé de ses trente ans à Nazareth où il a appris à travailler, à mener une vie d’homme dans son village ; il entre, chargé des rencontres qu’il a faites, de l’espérance qu’il a fait renaître chez les malades et les pécheurs. Il porte, en sa chair d’homme et de Fils de Dieu, la vie des petits et des pauvres et par là toute l’humanité, aujourd’hui dans l’angoisse du Covit-19.

Il entre, monté sur un petit âne. Et les gens acclament Jésus, « fils de David, loué soit Dieu, hosannah ! » pensant qu’il allait changer la face d’Israël. Plus, il va même changer la face du monde mais pas comme l’espère la foule ! Il va labourer et ouvrir un chemin nouveau en exposant sa vie lourde des faiblesses humaines aux forces du mal ; mais ces forces du mal seront brisées car en Jésus, en croix, à l’intime de son humanité défigurée par les douleurs du monde, demeure le Fils de Dieu. Le mal, au plus vif de la mort, est alors crucifié, la mort vaincue, le paradis ouvert. Victoire de l’Amour porté par le petit âne, humble familier de la peine des hommes. 
Il entre, monté sur un petit âne pour s’abaisser, « se vider de lui-même », jusqu’à mourir comme un esclave, pour nous accueillir en lui et nous donne, en nous, la capacité d’une VIE ETERNELLE. C’est alors que le Père « relève » Jésus, obéissant jusqu’à mourir. Victoire de notre Dieu, dont parle la lettre de Saint Paul aux Philippiens.
En ce jour des Rameaux, la passion de Jésus nous est contée pour que nous nous laissions toucher par tant d’amour portant la condition humaine, avec son cortège de misères et de grandeurs où se mêlent trahison (Juda), reniement (Simon-Pierre), aveuglement et haine (chefs du peuple), conversion (Marie-Madeleine, Zachée), mais aussi actes de bonté (Bon Larron). 
Drame de la condition humaine, toujours. « C’était nos douleurs qu’il portait » (Isaïe). Que de douleurs aujourd’hui à travers le monde ! Portons-les, avec lui, dans notre prière.
Beauté de la condition humaine comme cette pauvre femme, veuve, pauvre qui met dans le tronc tout ce qu’elle avait pour vivre (Luc, 21) ; c’est cette beauté que nous voyons aujourd’hui chez les soignants, les oubliés comme les éboueurs, les agents techniques des hôpitaux et combien d’autres qui sont sans voix publique, mais humbles serviteurs de leurs frères et sœurs. Portons-les dans notre prière.

Aujourd’hui, par grâce du baptême, nous savons désormais que si nous rejetons le mal, comme le mendiant rejette son manteau (ce qui encombre) pour courir à Jésus, si comme le centurion nous laissons tomber nos armes pour le contempler à la croix, si comme la samaritaine nous abandonnons nos cruches (nos esprits consuméristes) pour annoncer le Sauveur à nos Relais paroissiaux, alors nous sommes vainqueurs avec le Christ, vivants dès aujourd’hui avec lui, « disciples-missionnaires ».
« je connais une femme qui a su abandonner sa tentation d’accaparer des terres qu’on lui offrait en agrandissement, pour annoncer à son village : « discutons ensemble pour savoir qui d’entre nous a besoin de ces terres pour vivre ». Vraie disciple-missionnaire au nom de sa foi !
Le buis toujours vert, nous le mettrons, après la Crise sanitaire, à la croix de nos maisons, entre les bras du Christ pour qu’il nous garde dans ses bras et nous comble de sa miséricorde et de son amour afin de vivre, au quotidien, à sa ressemblance.
Bonne Semaine Sainte, cœur de notre foi. Père Gilles


A
la Cathédrale avec notre évêque. C’est une opportunité de nous réunir tous ensemble, ceux qui le peuvent, autour de notre évêque. C’est « faire famille » sur notre territoire limousin ! C’est créer un « espace spirituel commun » pour nous rappeler que nous avons un SAUVEUR. « Rien ne peut nous séparer de l’amour qu’il nous porte. »

Saint Paul, lettre aux Romains chapitre 8, 34-39 (à lire en ce temps d’épreuve)
« Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous : 
alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? En effet, il est écrit : C’est pour toi qu’on nous traite en brebis d’abattoir. Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.
J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.

- Avec Notre évêque : Dimanche des rameaux, 5 avril, à 11 h (RCF, Facebook, chaine du diocèse. Les rameaux que vous aurez en main, avec foi, vous seront bénis vraiment.
- Avec notre évêque : Mardi Saint, 7 avril 11 h (RCF, Facebook, chaine du diocèse). Bénédiction de l’huile des malades et des catéchumènes, consécration du saint Chrême (baptême, confirmation, sacrement de l’ordre pour les prêtres)
- Ave notre évêque : Jeudi Saint, 9 avril 18 h 00, Célébration de la Cène (RCF, Facebook, chaine du diocèse).
- Avec notre évêque : Vendredi saint, 10 avril, 18 h 00, Office de la Croix. (RCF, Facebook, chaine du diocèse). Possibilité pour chacun d’entre nous de prier le chemin de Croix avec le « chemin de Croix » que propose notre Paroisse, de prier le chapelet en méditant les mystères douloureux du Rosaire : Agonie de Jésus, flagellation, couronnement d’épine, portement de croix, crucifixion.
- Avec notre évêque : VEILLEE PASCALE, 11 avril, à 21 H 00 (RCF, Facebook, chaîne du diocèse). Christ est Ressuscité. Il est vraiment ressuscité !
- Avec notre évêque : Jour de Pâques, 12 avril à 11 H 00 (RCF, Facebook, chaîne du diocèse).

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Du père Gilles, 2 avril:  Communion spirituelle, Le pardon; . Rameaux en temps de confinement

Communion spirituelle.    télécharger
Mon Dieu, 
je crois que vous êtes présent dans le Très-Saint-Sacrement. 
Je vous aime par-dessus toutes choses 
et mon âme vous désire. 
Puisque je ne puis maintenant vous recevoir dans le Saint-Sacrement, 
venez au moins d’une manière spirituelle dans mon cœur. 
Je vous embrasse comme si vous étiez en moi 
et je m’unis entièrement à vous ; 
oh ! ne permettez point que je me sépare jamais de vous ! 
Ô Jésus, mon souverain Bien et mon doux amour, 
blessez et enflammez mon cœur 
afin qu’il brûle toujours de votre Amour. »
(Saint Alphonse de Liguori)

Jésus le Christ cherche toujours sa brebis perdue.
En ce temps de confinement nous nous rappelons avec confiance que Jésus le Christ a pris sur lui nos péchés. Quand nous regardons le Christ sur la croix, nous sommes conduits alors à visiter notre cœur. « Regarder le Crucifix et dire avec étonnement : “Voilà où sont allés finir mes péchés. Tu les as pris sur toi. Tu ne m’as pas pointé du doigt, tu m’as ouvert les bras et tu m’as encore pardonné » Pape François
Nous sommes comme Pierre qui sur le chemin du Calvaire, 
croisant le regard de Jésus, se met à pleurer son reniement.
Nous sommes comme la pécheresse chez Simon le pharisien 
qui dit son amour à Jésus tout en pleurant ses péchés, essayant ses pieds de ses larmes.
Nous sommes comme le fils prodigue qui se rappelle la maisonnée de son père.
Nous sommes comme Zachée qui se laisse illuminer, dans sa maison,
en présence de Jésus qui visite son cœur.
Nous sommes comme la brebis égarée, cherchée par le Bon Berger qui se réjouit dès qu’il l’a trouvée, la portant sur ses épaules.
C’est important pour un disciple de Jésus de nous tenir en vérité
devant Jésus et de nous laisser « trouver », pour sa joie et notre paix.

Demande de pardon en ce temps de confinement
Le pape François nous dit « Si tu ne trouves pas de prêtre pour te confesser , parle à Dieu, il est ton Père et dis-lui la vérité : « seigneur j’ai manigancé ceci ou cela…Pardon, et demande-lui pardon de tout ton cœur avec l’acte de contrition et promets-lui : « je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant », et tu reviendras immédiatement dans la grâce de Dieu » « La ‘contrition parfaite’ » remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels (graves qui brisent la relation envers Dieu), si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle
» 
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A propos des Rameaux en ce temps de Confinement - télécharger
Dans notre pays, la tradition des Rameaux se greffe sur une vieille tradition qui honorait la venue du printemps. Petit à petit notre pays limousin a vu dans les Rameaux, toujours verts, le renouvellement de la confiance en la vie ; c’est ainsi que les enfants étaient fêtés. Tout cela parce qu’aux jours des Rameaux tout l’évènement pascal vient toucher nos vies avec l’acclamation de Jésus et surtout lors de l’écoute de sa Passion venant rejoindre nos douleurs et les éclairer de son amour.
Comment ne pas comprendre que nous soyons alors portés à voir dans ces buis un geste de confiance que le Seigneur nous donne : à nous et à notre famille, pour notre maison et… pour ceux et celles qui l’ont habitée ! Ce geste est comme une visite du Seigneur à la rencontre de nos joies comme de nos peines. Par ces rameaux il nous bénit.

Mais le temps du confinement nous oblige à accueillir, par-delà le signe du buis le désir de Dieu de nous bénir, de nous dire son amour et sa présence. Il est avec nous jusqu’à la fin des temps. Il n’explique pas la crise sanitaire, mais il est à nos côtés pour nous soutenir de sa présence pour traverser cette grande crise qui parfois nous angoisse.
· Recevez la bénédiction de notre évêque, soit par l’image, soit par les ondes. Recevez alors vraiment l’amour du Seigneur en vos cœurs.
Le rameau n’est qu’un signe, la réalité c’est l’amour du Seigneur 
· Après le confinement nous vous donnerons des rameaux bénis que vous pourrez accrocher aux croix de vos maisons et autres lieux qui comptent pour vous.
Père Gilles


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Lazare, Evangile de ce 5e dimanche.; lectures du 5eme dimanche -29 mars 2020
Chers amis(ies) 
Ce récit du retour à la vie de Lazare nous enseigne largement, longuement. Jésus est aux portes de sa passion. Un récit rempli 
d’humanité. Jean nous décrit ce que nous vivons lorsque nous 
accompagnons un défunt de nos familles : le chagrin, l’expression de 
notre peine, l’attention des uns aux autres, le réconfort mutuel. Ce 
récit est plein de réalisme. C’est la vie et la mort humaine. Et voici 
que, dans cette grande rupture qu’est la mort, Jésus nous dit qu’il est 
la lumière qui éclaire la mort humaine…il est lui-même la résurrection. 

Ce qu’il demande c’est de croire en lui. « Qui croit en moi ne mourra 
jamais » Marthe dit « Le maître est là il t’appelle à la foi, à la 
confiance ». Un soir Jean-Michel Salomon et moi avons partagé en ce 
sens et Jean-Michel m’a parlé du Christ ressuscité et de sa miséricorde 
grâce à sa passion. C’était la source de sa passion pour la miséricorde 
du Seigneur. L’important est donc de nous approcher de Jésus : « le 
Maître est là, il t’appelle ». En effet il est avec nous jusqu’à la fin 
des temps. Il nous accompagne dans cette grande crise sanitaire. « Il 
est là il t’appelle »
Trois messages et une invitation missionnaire.

- Soyons très humains dans les deuils, mais aussi dans nos 
relations quotidiennes. Soyez plein d’attentions et de délicatesse en 
ces jours de confinement : une belle manière de vivre le carême. La foi 
ne supprime pas la nature corporelle et affective de nos relations 
humaines, bien au contraire ! Elle nous pousse même à aimer ceux qui 
nous font du mal !

- Dans la proximité de ce confinement, dans les services que nous 
rendons, aimons-nous comme Jésus aimait Marthe, Marie, Lazare. 
Remarquez dans ce passage l’amour que Jésus porte à Marthe à Marie, à 
Lazare. Et les gens disent « voyez comme il l’aimait ». Des premiers 
chrétiens on disait « voyez comme ils s’aiment ». Et Jésus disait : « 
c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’in vous 
reconnaîtra pour mes disciples »

- Approchons-nous de Jésus avec Confiance. Il est la lumière qui 
nous éclaire en toutes circonstances - en particulier celle de 
l’épreuve que nous traversons - Il est, lui-même, aujourd’hui, la 
résurrection et la vie véritable que nous allons célébrer à Pâques ; ce 
sera dans vos maisons d’habitation, mais puisse-t-il venir demeurer 
dans vos maisons intérieures. Vivre de la vie éternelle c’est dès 
maintenant ! dès qu’on est avec Jésus ! « Si le Christ, nous dit Paul 
est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du 
péché, mais l’Esprit vous fait vivre »1 . Saint Irénée (c’est l’année 
St Irénée à Lyon) dira « la gloire de Dieu c’est l’homme vivant et la 
vie de l’homme c’est de voir Dieu » 2 . Déjà « en contemplant Jésus dans 
l’Évangile nous voyons Dieu » 3 , nous dit Saint Jean ; mais un jour nous 
dit Paul, « nous le verrons face à face, le visage dévoilé ».

- Une invitation missionnaire. La joie se mêle au chagrin de 
Jésus. Pourquoi ? parce qu’il va illuminer le chagrin de l’annonce 
d’une Bonne Nouvelle : la mort est vaincue. La route de la vie est 
ouverte ! Puissions-nous, par la grâce du Baptême qui met en nous la 
Lumière, être des porteurs de la Lumière, des porteurs du Christ, des 
porteurs d’Espérance : savoir, comme Marthe, murmurer à l’oreille, « le 
Maître est là, près de toi, il t’appelle à l’Espérance ! »
Bon dimanche à vous tous et toutes ! Bien fraternellement. 
Père Gilles

Ce temps de confinement nous est propice pour visiter notre cœur et 
pour visiter l’Évangile. Vous pouvez vous reporter aux pages de 
l’Évangile dont j’ai tiré des extraits. En ce moments vous n’avez pas 
les rites de la table eucharistique, mais vous avez chez vous la table 
de la PAROLE DE DIEU, vraie présence réelle du Christ « c’est moi qui 
te parle » dit Jésus à la Samaritaine. Et nous avons la table de la 
Charité : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au 
milieu d’eux. » 
N’oublions pas que le chapelet, c’est la méditation de la vie de Jésus (ses mystères)
Que ce temps nous permette d’entrer en conversation avec Celui qui est 
la PAROLE venue en notre chair : « c’est moi qui te parle ».


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1 - Lettre aux Romains de ce jour Chapitre 8

2 - "Car la gloire de Dieu, c'est l'homme vivant, et la vie de 
l'homme, c'est la vue de Dieu. Si la révélation de Dieu par la création 
donne la vie à tout être vivant sur la terre, combien plus la 
manifestation du Père par le Verbe donne-t-elle la vie à ceux qui 
voient Dieu ! (Irénée, Contre les hérésies, IV)

3 - Saint Jean : Philippe lui dit: "Seigneur, montre-nous le 
Père et cela nous suffit." 9 Jésus lui dit: "Voilà si longtemps que je 
suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Chapitre 14, 8-9 .
 Qui m'a vu a vu le Père.

4 - 1 Corinthiens 13, 12


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Père Gilles, 22 mars 2020

Chers amis(es), chère famille,

Ces quelques mots voudraient vous rejoindre dans ce temps de confinement éprouvant de multiples manières. Cette crise sanitaire mondiale provoquée par un minuscule virus nous renvoie à notre fragilité et à l’humilité. 
Le moment que nous vivons ouvre une brèche en nos vies, mais il ouvre aussi notre cœur à la solidarité. Avec vous nous sommes une famille spirituelle rassemblée par la croyance en Dieu et l’assurance que nous ne sommes pas abandonnés de lui. 
Avec l’équipe pastorale et les animateurs et animatrices des Relais paroissiaux nous vos invitons à la confiance et à la prière, sans oublier l’appel à mettre en œuvre avec sagesse les consignes sanitaires de sécurité.

Ce temps de confinement, en temps de carême, nous convie à prendre le chemin de notre cœur, à rentrer en nous-mêmes, à demeurer en nous-mêmes, l’espace de temps de réflexion, de silence, de retour sur notre vie et sur ce que l’Esprit d’amour nous a fait connaître : connaissance de Dieu et connaissance de ce qui a du prix dans l’existence humaine, au travers des évènements vécus heureux ou douloureux d’hier ou d’aujourd’hui.

Pour vous aider à garder la confiance en la puissance de l’Esprit Saint, et l’esprit de bonté envers les plus fragiles nous vous indiquons quelques moyens.

Ce ne sont pas les moyens qui manquent pour vivre la foi pour les adultes et les enfants

La messe du dimanche TV2 (Si cela aide, faites un décor durant la messe à la TV , mettez une fleur sur la table, une bougie allumée.. et sortez du canapé si vous le pouvez, faites des gestes si cela vous
aide… l’important c’est de prier et d’être en communion avec la paroisse et les chrétiens du monde au jour du Seigneur.
 N’oubliez pas de prier St Martial, St Psalmet !!!

Ceux et celles qui ont des enfants, prenez le temps de parler de cette crise, mais aussi de Jésus avec eux. Colette Marliangeas vous communiquera des infos.. et vous avez Theobule pour les enfants sur internet. une 

Neuvaine de l’annonciation
(25 mars)
Face à l’épidémie du coronavirus, avec Marie, unissons-nous dans la prière
Jour 1 - Mardi 17 mars 2020 Les malades
Jour 2 - Mercredi 18 mars 2020 Les personnes isolées
Jour 3 - Jeudi 19 mars 2020 Les familles
Jour 4 - Vendredi 20 mars 2020 Ceux qui ont rejoint le Père
Jour 5 - Samedi 21 mars 2020 Les soignants, les chercheurs
Jour 6 - Dimanche 22 mars 2020 Les prêtres et les accompagnants
Jour 7 - Lundi 23 mars 2020 Ceux dont le travail est arrêté
Jour 8 - Mardi 24 mars 2020 Les gouvernants
Jour 9 - Mercredi 25 mars 2020 Les journalistes

Marie est servante de l’action de Jésus ( Evangile selon Saint jean, (Ch 2)
A Cana , elle voit la détresse des mariés et de sa famille. « Ils n’ont plus de vin » remarque-t-elle. C’est alors qu’il dit aux servants de la noce à l’adresse de Jésus : « faites tout ce qu’il vous dira ». Ils font confiance. Alors Jésus réalise un beau signe de son amour pour la réussite de ce repas de noces.

Prière du pape François à Marie


Ô Marie, Tu brilles toujours sur notre chemin comme un signe de salut et d’espoir. Nous nous confions à toi, Santé des malades, qui auprès de la Croix, as été associée à la douleur de Jésus, en restant ferme dans la foi. Tu sais de quoi nous avons besoin et nous sommes sûrs que tu y pourvoiras pour que, comme à Cana de Galilée, la joie et la fête reviennent après cette épreuve. Aide-nous, Mère de l’amour divin, à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que nous dira Jésus, qui a pris sur lui nos souffrances et s’est chargé de nos douleurs pour nous conduire à travers la Croix, à la joie de la résurrection. Amen. 

Père Gilles, Hélène, Anne-Marie, Monique , Colette, Christian
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Mot du père Gilles, dimanche15 mars 2020

La crise du Coronavirus nous conduit à nous attacher à la Parole de Dieu. Elle vient vers nous pour nous parler et nous réconforter. Accueillons-la comme une bonne nourriture en ce temps de Carême. Aujourd'hui, c'est la rencontre de Jésus avec la samaritaine. 

N'oubliez pas que vous avez : 
- soit KTO, Prions en Eglise, le site Theobule pour les enfants, le site AELF,
-  le site Carême dans la ville  https://careme.retraitedanslaville.org/
Une belle "introduction à la neuvaine de solidarité" contre le Coronavirus 
- et bien sûr la prière du Notre Père et du chapelet, la prière à St Martial, à Saint Psalmet, Sainte Anne, Saint Etienne.

 Bon courage.

Lettre du père Gilles Gracineau aux paroissiens du 14 mars- la télécharger

Chers frères et sœurs des Relais et de la communauté paroissiale

Suite aux consignes données ce soir par le Premier Ministre, il n’y aura pas de messes dans nos églises pour un temps indéterminé. Cependant les églises restent ouvertes aux personnes qui voudraient venir prier individuellement.
Les sépultures s'organiseront à l'église mais en privé, dans l’intimité, et sans bénédiction du corps avec l'eau et le goupillon.
Quant aux autres célébrations elles sont suspendues pour un temps indéterminé.

Ce temps que nous vivons est à vivre dans la foi et la prière, en sagesse de comportement selon les indications données, en charité dans l’entraide auprès de ceux et celles qui sont le plus en difficulté. Notre évêque, le Père Pierre-Antoine BOZO, nous encourage en ce sens

En l'absence de messes et de la table de l'eucharistie, il nous reste toujours la table de la Parole de Dieu. Elle est notre nourriture et à notre disposition. C'est la lecture des textes de chaque jour (ils sont disponibles sur le site AELF et sur EAQ (Evangile au quotidien) et bien sûr dans les éditions papier "Prions en Eglise » ou "Magnificat". C'est le Christ lui-même qui, alors, nous rejoint et nous parle. Lisez
demain la belle rencontre de Jésus avec la Samaritaine.

Et puis demain il y aura sans doute une messe à la télévision.

Chacun peut prier seul le "Notre Père"- prière du Christ et des chrétiens-, le "Je vous salue Marie", le chapelet. Chacun peut prier en son cœur, converser avec Dieu avec ses propres mots ou ceux de l'Evangile.
Pourquoi, quand c'est possible, ne pas prière en famille, avec les enfants ?

Cette épidémie, à l'heure de la mondialisation, peut nous faire progresser dans la réflexion sur la marche du monde, dans la solidarité, la vie intérieure, la vie spirituelle et l'attachement à la personne de Jésus ressuscité, notre guide et notre frère continuant de porter au Père les épreuves de son peuple.

Soyez prudents en raison de la charité. 
Soyons confiants en raison de notre foi,
Soyons solidaires et unis dans une prière à la dimension du monde en portant le souci des plus fragiles. 
Prions Saint Martial ardent intercesseur dans les épidémies, Saint Psalmet, Saint Etienne.
Bien fraternellement.


Père Gilles, samedi 14 mars 2020
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. Notre Evêque , le Père Pierre-Antoine Bozo nous invite à trois exigences : Exigence de la foi ( Faire confiance à Dieu, au Christ qui nous accompagne, et nous donne son Esprit, prier, intercéder pour ceux qui souffrent, invoquer Saint Martial), 
Exigence de la sagesse ( la grâce ne supprime pas la nature et les règles de prudence éditée par les autorités de notre pays), 
exigence de la charité (rester ouverts aux autres et en particulier aux plus pauvres, même s’il faut prendre des risques.. 
En ce temps de Carême marqué par une Pandémie mondiale, prenons conscience que le Christ a porté nos souffrances et donne sa vie pour le monde, le cosmos, l’univers… tout le genre humain appelé à l’unité.

Télécharger la lettre de Monseigneur Bozo du 14 mars

du 13 mars

 
LOTO du Secours Catholique
dimanche 8 mars
salle Bartholdi, avenue Michel Sinibaldi

Châteauneuf-la Forêt - A partir de 13 h 30
 
Notre paroisse va demander le label  « Eglise verte »

Qu'est-ce que le label Église verte?
Le père Thibault Van den Driessche, assomptionniste, dans le numéro de «Prions en Église» de septembre dernier (Saison de la Création) nous explique que ce label lancé en 2017 s'adresse majoritairement aux paroisses, mais aussi aux écoles, monastères et lieux de retraite.
Ce label oecuménique «Église Verte », dans l'esprit de la COP 21 et de l'encyclique «Laudato Si» porté par de nombreuses communautés chrétiennes établit de nouvelles règles de vie et de consommation dans le but de prendre soin de la Création. Des exemples d'initiatives éco-responsables ont été réalisés: transformation d'une parcelle communale en jardin et potager, révision de l'éclairage de l'église, installation de panneaux solaires...
Il est également mentionné dans l'article que l'installation d'un compost a attiré des non-chrétiens de quartier, une façon selon l'expression du pape François de rejoindre les périphéries.
Notre paroisse Sainte-Anne souhaite s'engager dans ces nouvelles initiatives, la première étape est de réaliser un éco-diagnostic. Une première réunion s'est déroulée le 26 février à Châteauneuf-la-Forêt, d'autres suivront, des propositions vous seront soumises.
Pour plus de renseignements:
https://www.egliseverte.org/
et sur les sites de notre paroisse

 
Obsèques du père Alain Carof  le 17 janvier à Felletin à 14h30

 Nous prierons pour Alain Carof pendant la messe à Peyrat le samedi 18 janvier à 18h

Adieu père Alain Carof
Le Père Alain Carof, de la Mission de France, vient de mourir alors qu’il vivait à Felletin et toujours présent aux activités de la Montagne limousine. Il a été notre pasteur, habitant à Peyrat le Château pendant 25 ans, compagnon du Père Marcel Massard, formant Jean-François Penhoët, actuel aumônier des prisons et Jean-Marie Lassausse envoyé un temps à Thibérine. Le Père Arnaud Favart nous écrit : « De ces 44 années de compagnonnage et de dialogues, j'aime à penser qu'il témoignait d'une belle figure de prêtre qui s'est avancé loin au large, en eaux profondes, auprès de ceux qui étaient étrangers ou opposés à la culture ecclésiale. Il ne faisait pas le prêtre, il l'était ! Là, au milieu d'eux, ancré dans un envoi par fidélité au Christ et à l'Évangile ». Merci Alain de ton témoignage d’amour et d’amitiés respectueuses sur notre territoire, avec, au cœur, le secret de l’Évangile.

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Alain Carof, complice associatif et curé laïc, 
témoignages de non croyants qui l'ont côtoyé : 

Alain Carof par .Michel Patinaud, IPNS mars 2020,  à lire en ligne gratuitement

Texte lu par Michel Lulek lors des funérailles    

Pour nous, qui ne fréquentons guère les églises, et pour d'autres qui habitent ici et qui sont dans le même cas, nous garderons d'Alain l'image d'un homme ouvert, engagé, actif, hyper-actif même (et cela jusqu'à la fin de sa vie), d'un homme attentionné aux autres, humaniste, d'une grande intelligence des choses et des gens, respectueux des différences et des approches de chacun mais néanmoins attaché à quelques principes qui l'amenaient à défendre sa conception d'une église ouverte sur le monde, "une église qui se laisse interroger par le monde" selon une formule du concile Vatican II.

.Alain Carof : combien d’hommes ?
L'autre image d'Alain, c'est celle du grand éclectisme de ses engagements et de ses actions qui fait qu'on pouvait découvrir de nouvelles facettes du personnage et que toutes sans doute ne sont pas connues de tous ici. La première fois que je le rencontre, c'était en 1982, on me le présente comme Alain Carof sociologue, qui encadre des maîtrises en sciences sociales à l'université de Limoges. Il vient parler à une petite quinzaine d'étudiants de l'université de Paris X Nanterre en stage sur le plateau de Millevaches dans le cadre d'un enseignement de psycho-sociologie de l'aménagement. Mais la fois suivante, je découvre Alain Carof, militant associatif, qui nous invite chaleureusement à venir à la prochaine fête des Plateaux qui se déroule alors chaque dernier WE de septembre au Villard, sur le lieu de l'association Les Plateaux limousins. C'est alors qu'on me présente Alain Carof, curé de Peyrat le Château, prêtre de la Mission de France, mais prêtre engagé dans la vie professionnelle, "prêtre au travail jusqu'à l'âge de 65 ans" dont 30 ans en espace rural. C'est ainsi que j'apprendrai bien plus tard qu'avant d'avoir été en Limousin il a travaillé dans l'Oise comme ouvrier dans les usines de transformation de pomme de terre des plaines de Picardie dont il nous avouait avoir garder, pour les avoir vu fabriquer, une répugnance irréductible pour les chips... Là-bas il avait été de ceux qui avaient créé une cellule syndicale au sein de l'usine. Mais ici, en Limousin, voici qu'on me présente un autre Alain Carof, technicien et animateur du Pays Monts et Barrages, en Haute-Vienne, où il travaille avec le maire communiste de Nedde, André Leycure, qui préside ce plan d'aménagement rural. Un homonyme ? Non ! C'est bien le même Alain Carof. Aurait-il quelques rapports avec cet historien, membre de l'association des historiens limousins, auteur de nombreuses publications sur "La mémoire de la taille du diamant à Felletin", sur l'histoire du lycée des métiers du bâtiments, sur l'histoire de Vassivière, sur celle d'un compagnon de Martin Nadaud, Antoine Cohadon, militant coopérateur ? Oui c'est toujours lui qui était du reste engagé dans ce cadre au sein de l'asociation Les Maçons de la Creuse. Et on en aurait sans doute encore à découvrir. Par exemple on savait qu'il avait travaillé à l'EHESS où il avait cotôyé Claude Lévi Strauss, l'anthropologue Francoise Héritier ou les historiens Jacques et Mona Ozouf. Mais ce n'est qu'il y a quelques semaines, en parlant avec lui, que Jean-François Préssicaud découvre qu'il s'était rendu au Mexique avec d'autres prêtres de la Mission de France pour rencontrer Ivan Illich, à Cuernavaca, au Cidoc (le centre interculturel de documentation), une sorte d'université interculturelle, avec l'idée d'en faire un centre similaire au Brésil. Dans les mêmes périodes, toujours avec ses amis de la Mission de France, il allait régulièrement à Prague entretenir des liens et soutenir des prêtres alors ostracisés par le pouvoir communiste. Bref Alain semblait être partout, à l'aise aussi bien avec ses collègues universitaires, des militants associatifs assez peu religieux, ses paroissiens et paroissiennes, des élus et des institutions. Ne fût-il pas aussi rapporteur d'un groupe de travail sur le Limousin dans le cadre de la propective initiée par la région Limousin en 1997 pour imaginer le Limousin de 2017 ?

Complice associatif
Mais Alain, pour beaucoup d'entre nous c'est surtout le complice de nombreuses actions associatives. J'ai déjà évoqué les Plateaux limousins dont il fut avec Charles Rousseau et Henry Dupuytison entre autres, également prêtres de la Mission de France, un des actifs créateurs. C'est lui qui accompagne en 2003 la déconfessionnalisation de l'association, aujourd'hui toujours aussi vivante, et dont Alain était encore administrateur. C'est avec lui qu'en 2002, dans la cuisine du presbytère de Peyrat le Château, une douzaine d'individus crée le journal IPNS dont il aura été jusqu'au dernier moment un actif rédacteur, ne manquant nos comités de rédaction que lorsqu'il ne pouvait vraiment pas venir, ses séjours à l'hôpital ces derniers mois, l'obligeant parfois à rater une réunion ! Dans le dernier numéro encore il s'attache à dresser le portrait d'un ouvrier méconnu, auteur de milliers de dessins que la médiathèque de Felletin avait exposés cet été. Il trouvait le personnage passionnant, et cela reflète bien son attachement à toutes les personnes. Il y a aussi son engagement au sein de l'association Lausec (Local accueil urgence sud-est creusois) dont l'objectif est d'accueillir et d'héberger les personnes sans domicile fixe. Il était aussi de l'Arban, la SCIC créée il y a dix ans pour trouver des solutions d'habitat sur la Montagne limousine, il soutenait activement la Solidaire, le fonds de dotation destiné à draîner du don sur des projets ou des personnes engagées dans des actions d'intérêt général. Et je le vois encore, s'appuyant sur sa canne devant la gendarmerie de Felletin, pour manifester contre l'expulsion il y a un an et demi d'un jeune Soudanais. Et j'en oublie certainement.

Il était devenu ainsi ce qu'on appelle une "personne ressource" à qui, immanquablement, on envoyait l'étudiant, le chercheur, le journaliste, l'enquêteur, ou tout simplement le nouvel habitant curieux, qui voulait en savoir plus sur le pays, le Plateau, son histoire, ce qui s'y fait, ses enjeux, etc. 

Curé laïc
Ses engagements associatifs il les vivait à la fois comme, ce sont ses mots un laïc engagé au service de l'Évangile et de la communion ecclésiale." Mais ses nombreux engagements étaient aussi pour lui une manière d'interpeller son église :
"A partir de ma retraite professionnelle, explique-t-il dans une lettre qu'il adresse à ses collègues prêtres, lorsqu'à 75 ans il décide, de manière résolue de prendre sa retraite de curé, j'ai développé de nombreux engagements associatifs et citoyens pour éviter de me laisser manger par les seules activités pastorales. Très vite celles-ci vous accaparent et vous enferment dans la sphère du religieux, qui demeure relativement éloignée de ce qui fait la vie réelle et le devenir d'un pays. Il faut lutter pour ne pas se laisser engluer dans ce principe de séparation qui fonctionne comme marqueur de la figure du prêtre, aussi bien dans la tête des gens que dans la mentalité cléricale." De ce point de vue il aura certainement fait bouger des choses dans la tête de certains d'entre nous créant une figure originale de "curé laïc" comme me le disait hier Nicole Bernard.

Cette volonté de sortir d'un rôle figé et finalement caricatural, n'était pas du goût de tous. Dans l'Église sans doute, mais aussi en dehors. Il me revient une anecdote. Le journal IPNS était encore tout jeune et nous avions écrit une série d'articles critiquant la position de quelques communes qui, à l'époque, avaient refusé de rentrer dans le parc naturel régional de Millevaches qui venait de se créer. Les maires offusqués avaient envoyé un courrier courroucé que nous avions publié. Alain était encore curé de Peyrat le Château. Et l'un des maires en question, parlant de lui, avait dit : "Et ce curé, il ferait mieux de s'occuper de ses ouailles !"
Mais justement ne s'en occupait-il pas en s'engageant dans toutes ces actions que je n'ai fait qu'évoquer. Je crois que nous sommes nombreux à avoir été heureux, chanceux, d'avoir pu le rencontrer, d'avoir pu faire des choses avec lui, et, même sans rentrer dans une église, d'avoir aussi été, un peu, ses ouailles.

Michel Lulek de Faux la Montagne

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   Alain Carof par .Michel Patinaud, IPNS mars 2020,  à lire en ligne gratuitement

Nous avons eu la grande tristesse de perdre un ami très cher. Alain Carof comptait dans notre Montagne-Plateau, et bien au-delà. Il était un des fondateurs d’IPNS, où ses écrits étaient appréciés et faisaient autorité. On peut les retrouver sur notre site internet, ainsi que son visage et sa voix sur le documentaire réalisé par Télé Millevaches [1].Un esprit d’équipe remarquable. Pour nous, Alain Carof était beaucoup plus qu’un auteur fidèle et régulier. Ses avis étaient recherchés, ses propositions écoutées. Il est venu à nos réunions mensuelles jusqu’au bout, apportant comme toujours un regard amical et pertinent, dans le plus grand respect des autres. Et il nous présentait souvent des trouvailles : un bouquin, un sujet, un auteur. Je souhaite ici mettre en avant trois aspects de son œuvre, un mot qu’il n’aurait pas aimé, et pourtant œuvre il y a. Avec un esprit d’équipe sans faille, il était partant pour toutes les aventures intellectuelles, presque toujours dans le cadre d’associations qui lui doivent énormément. Celles, nombreuses, où il œuvra, celles où il sut s’intégrer à des recherches collectives : Les Maçons de la Creuse, Rencontre des Historiens Limousins (RHL), Société des Sciences Naturelles Archéologiques et Historiques de la Creuse (SSNAH)... et IPNS évidemment. Un fin connaisseur de notre espace limousinVous remarquerez que tout ceci tourne beaucoup autour de la Creuse, dont il avait fait sa terre d’élection – au sens de terre d’accueil. Mais en réalité, Alain était un citoyen du monde, et ses horizons étaient vastes, des horizons sans frontières, un « no-border » avant la lettre. Parcourez ses nombreux articles publiés dans IPNS, et vous en aurez un aperçu. Parmi ses travaux remarquables, il en est un qui restera une référence : Inventaires au pays de Vassivière, 2012 (SSNAHC) [2]. Dans ce livre de 76 pages, on peut prendre toute la mesure des centres d’intérêt et des compétences de l’auteur. Il s’agit d’une version développée de « Vassivière, l’invention d’un paysage » (PULIM, 2010) [3]. Ce volume des « Études creusoises » n’a aucune prétention à être la mémoire de Vassivière, il ne visait pas plus à l’exhaustivité. Et pourtant, pour connaître l’avant du barrage, sa chronologie, l’organisation collective autour du lac, ses panoramas naturels et humains, les enjeux d’aujourd’hui, personne n’a fait plus et mieux. Y a-t-il un lien entre les maçons migrants et le château de l’île ? Noms de lieux et de personnes se recoupent-ils ? Quel est cet étrange village à la renommée désormais internationale ? Du village au château, puis au lac donc à l’île, tout est dit. Un maître es-humanité. En Limousin depuis des décennies, Alain Carof a été un sociologue de référence, enseignant universitaire, grand historien, féru de sciences politiques, ethnologue, observateur de l’aménagement. Parmi ces grands penseurs qui avaient toutes les compétences, il me fait penser à un de ses maîtres à l’EHESS, Claude Lévi-Strauss. Alain était de ceux qui croisent les différentes sciences humaines et naturelles, qui étudient l’être humain sous toutes ses facettes. L’humanité : voilà son sujet essentiel. C’est pourquoi, bien que né en Bretagne, il connaissait tout ce que notre pays doit à la mémoire des fameux maçons de la Creuse (et un peu au-delà). Il nous a ainsi livré des pages remarquables sur un compagnon de Martin Nadaud, Antoine Cohadon [4]. Au contraire de nombreux néos, d’hier comme d’aujourd’hui, il a su comprendre et souligner tout ce qu’il y avait d’important avant lui et avait montré son goût à parler des autres, des Turcs par exemple, nombreux en Creuse dès les années 1970 (revue Hommes et migrations, 1994), aussi dans les nombreuses notes de lectures offertes à la revue Études Rurales ou à la Revue Française de Sociologie, et bien sûr à son cher IPNS.Un historien des techniques Alain n’était pas omniscient, mais presque. Cette remarque le ferait bondir, mais sa curiosité, la variété et la richesse de ses travaux en témoignent. À titre plus personnel, nous nous rejoignions dans le goût pour l’histoire. Certes, l’histoire sociale, les mœurs et les mentalités, le passionnaient. Mais le plus remarquable à mes yeux est cette attirance pour l’histoire des techniques industrielles. On lui doit, entre autres, une histoire de la taille du diamant à Felletin (IPNS, 2009), son apport à une histoire de l’école des métiers du bâtiment du même lieu [5], la conception d’une exposition « Énergie et bâtisseurs » des moulins sur la Creuse au barrage des Combes, et encore plus récemment, en 2015, « Les rives de la Creuse, couloir d’innovation et de mobilité dans les métiers du tapis et de la tapisserie » [6]. Si je n’ai jamais bien compris l’origine de cette attirance, je crois avoir une petite idée. De l’énergie aux plus nobles productions, il me semble que c’est le trait d’union étroit entre homme et nature qui est valorisé. Le premier respectueux de la seconde, en somme une harmonie, qu’Alain aimait, et qui n’existe plus tout à fait. Voici terminé ce rapide panorama, pour moi très émouvant. Alain nous manquera énormément, mais il aura laissé des traces indélébiles. Au revoir vieux frère
.Michel Patinaud

[1] https://www.journal-ipns.org : taper articles, puis auteurs et « présentation » pour le film (le visage d’Alain Carof apparaît en premier). 
[2] Inventaires au pays de Vassivière, collection « Études creusoises », SSNAHC, 2012.
[3] « Vassivière : l’invention d’un paysage», est paru dans Paysages et environnement en Limousin : De l’Antiquité à nos jours, Rencontres des historiens du Limousin, éditions PULIM, 2010.
[4] « Antoine Cohadon (1823-1910), militant coopérateur», SSNAH, 2011 et IPNS n° 36 (2011)
.[5] « Écoles de bâtisseurs : Felletin 1911-2011», collectif, Les Maçons de la Creuse, 2011.
[6] Dans Une histoire des circulations en Limousin : Hommes, idées et marchandises en mouvement de la Préhistoire à nos jours, collectif, RHL, 

 
Adieu Soeur Marie Jo
Une triste nouvelle : Soeur Marie-Joseph HEDAN, pour tous, Soeur Marie-Jo, nous a quittés. Suite à un accident tragique nous apprenons sa disparition. A bord de sa voiture, elle est tombée dans la Vilaine à Redon lundi soir 16 décembre, emportée par le courant.
Nous devons nous souvenir, avec reconnaissance et tendresse, de toutes ses années de présence auprès de nous, de son attention, de sa bienveillance, de ses visites auprès de nombreuses familles, de personnes souffrantes ou seules, toujours effectuées avec simplicité, humilité et respect. Religieuse de la Congrégation du Sacré-Coeur nous savons qu'aujourd'hui elle est proche du Coeur aimant du Christ.

Prions pour Soeur Marie-Jo et pour sa famille.
Prions pour sa Congrégation du Sacré-Coeur de Saint-Jacut-les-Pins.
Et surtout, dans la foi, soyons sûrs que, dans la lumière sans fin qu'elle connaît maintenant, Soeur Marie-Jo veille sur nous tous pour nous aider à vivre « l'Aujourd'hui de Dieu ».

Messe avec mémoire de Soeur Marie-Jo dimanche 2 février à 10 h 30.:
 journée mondiale de la vie consacrée,  Eglise de Châteauneuf, 
 
Tous au repas de l’Amitié ! Dimanche 17 novembre, 12h30, 
Châteauneuf-la-Forêt, salle Bartholdi
Repas au profit de Séguénéga (Burkina Faso)
Apéritif - hors d’œuvre - pâté pommes de terre - salade - fromage – dessert
Prix du repas : 16 euros - Tombola - Ambiance amicale assurée

Inscriptions : tél : 05 55 69 73 55 ou 07 86 56 52 82 ou 06 77 04 26 30 
 
"Ouvrir la Bible"

Des lecteurs de la Bible se rencontrent régulièrement. 
Ils se rtrouveront à nouveau le 28 septembre autour de la figure de Noé.

DES LECTEURS DE LA BIBLE EN INVITENT D’AUTRES

Samedi 28 septembre de 9 h 30 à 16 h 30

Découverte de la figure de Noé

Une figure d’espérance dans une Création menacée

Présentation C. Theobald sj

Salle paroissiale de Guéret
4, rue Sylvain Grateyrolles
repas tiré des sacs
renseignements :
06 84 15 85 50

 
Mois missionnaire sur la paroisse Sainte Anne
mardi 22 octobre 2019 de 20 h à 22 h à l'église de Châteauneuf –

 A l’appel du pape François faisant du mois d’Octobre un mois missionnaire notre diocèse vaut rappeler que tout disciple est missionnaire. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus est un bon guide. Notre paroisse priera le 22 octobre en présence des reliques de Sainte Thérèse. Nous rendrons grâce pour ce que le Seigneur fait avec nous pour témoigner du Christ Jésus sur notre territoire.

Avec la Conférence Saint Vincent de Paul , se laisser conduire par la méditation du "Jugement dernier" ( Math 25, 31 – 46) pour reconnaître le Christ sur le visage des plus démunis et être présence du Christ auprès d'eux : proclamation de l’Evangile, commentaire invitant à la méditation, échange, prière et temps d’adoration” 

 

L'atelier chants 

Depuis 2 ans une petite chorale s'est formée au sein de notre paroisse afin d'apprendre des chants religieux et animer les messes et grandes célébrations.
Si vous désirez venir nous rejoindre nous nous rencontrerons :
Salle Saint Antoine, 5, rue Cruveilher à Châteauneuf la Forêt de 17h30 à 19h00.

les jeudis 19 mars, 2 avril, mercredi 8 avril (veille du jeudi saint)
- jeudi 23 avril et jeudi 30 avril 2020

 

Ecologie intégrale - Laudato Si

La 3ème Rencontre sur" Laudato si" aura lieu mardi 11 Février 2020 à 20h
  salle de la mairie à Châteauneuf .
Nature ou Création ?
Tout en respectant la libre lecture de chacun sur notre univers, cette partie du texte nous invite à réfléchir sur une approche de l'univers comme création avec une place particulière faite à l'homme et la femme. 

télécharger un "résumé " du chapitre 2.  en .pdf
J'ai noté une erreur de frappe le mot : "titre" est écrit à la place du mot "être" 

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Réunion sur l'encyclique Laudato si vendredi 10 janvier 2020 
à  20h30 st Antoine à Chateauneuf (5 rue Cruveilher- route de Sussac)
Au cours de cette soirée nous poursuivrons la lecture et les échanges autour du document distribué la soirée du 13 décembre. Si possible pensez à ramener ce document .

Réunions précédentes sur l'encyclique : 

Témoignage d'un agriculteur,  réunion du 30 mars 2017 

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Qu'y a-t-il vraiment dans Laudato Si?

Venez le découvrir et en discuter vendredi 13 décembre à 20h 
salle St Antoine - 5 rue Cruveilher - 87130 Châteauneuf 
(150 mètres à gauche en partant de la statue de la liberté et en allant vers Sussac ) 
Réunion organisée par l'association "Qu'est-ce qu'on attend?"

Quelle analyse le pape fait-il de la situation mondiale actuelle?
changement climatique
sauvegarde de la biodiversité
répartition des richesses mondiales
accès à l'eau
droits de l'homme
la justice envers les générations futures
c'est quoi l'écologie intégrale?
intérêts particuliers ou bien commun
multinationales et pouvoir politique
C'est quoi une spiritualité écologique?
la technologie est elle neutre?
anthropocentrisme et relativisme


Voici en désordre quelques uns des sujets de réflexion proposés dans ce texte que nous présentera Gilles Gracineau prêtre du Prado.

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Festival alimenterre

Film "Qu'est-ce qu'on attend?"

Association  "Qu'est-ce qu'on attend?"

Assemblée générale le jeudi 6 juin à 20 h 30
salle de la mairie de Châteauneuf-la-Forêt

Venez nombreux à l’A.G pour soutenir cette nouvelle association qui
 dans l'Esprit de l'encyclique « Laudato si », souhaite :

- Promouvoir une qualité de vie sur nos territoires ruraux qui intègre les différentes composantes de la vie humaine dans son rapport à la nature, à l'environnement, à la terre et à ses habitants dans leur quête de vie spirituelle.

- Réveiller la prise de conscience des menaces qui pèsent sur la maison commune et de l'urgence d'un changement de nos modes de vie pour habiter notre terre de manière juste et solidaire en lien avec ceux qui veulent servir le bien commun.

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Une nouvelle association vient de se créer sur le pays Monts et Barrages ( ex cantons d'Eymoutiers- Châteauneuf la forêt -Saint Léonard de Noblat ) et pourra peut être s'étendre en fonction des demandes . 

Notre nom: Qu'est ce qu'on attend? (nous avons copié mais MM Robin est d'accord!)

Notre objet: Dans l'Esprit de l'encyclique « Laudato si » :

mettre en oeuvre l'appel du pape François à prendre soin de la création, du "Vivant"et en particulier de la vie humaine dans toutes ses dimensions, 
et bien sûr sa dimension spirituelle 
Hommes et femmes, il les créa à son image,
 pour que au cours de leur vie, ils lui ressemblent

promouvoir une qualité de vie sur nos territoires ruraux qui intègre les différentes composantes de la vie humaine dans son rapport à la nature, à l'environnement, à la terre et à ses habitants dans leur quête de vie spirituelle.

Réveiller la prise de conscience des menaces qui pèsent sur la maison commune et de l'urgence d'un changement de nos modes de vie pour habiter notre terre de manière juste et solidaire en lien avec ceux qui veulent servir le bien commun.

Dans l'immédiat, notre groupe organise une soirée ciné-rencontre autour du film 
« Qu'est ce qu'on attend?» en présence de sa réalisatrice Marie Monique Robin 
au cinéma Le Colisée de Châteauneuf la forêt.

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Le film « Qu'est ce qu'on attend ? »

 a été projeté le mercredi 15 mai  à 20h au cinéma de Chateauneuf
  en présence de la réalisatrice Marie Monique Robin 
connue pour plusieurs de ses films : "le monde selon Monsanto", "sacrée croissance", les moissons du futur.

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Festival mondial alimenterre

Le film "Le Champ des Possibles" a été projeté à la Mairie d'Eymoutiers 
le lundi 12 Novembre à 20 h  et  suivi d'un temps de débats.

L'association culturelle de la Paroisse Sainte Anne veut rejoindre le CFSI ( Comité Français pour la Solidarité Internationale) et 
groupe « Ecologie intégrale-Laudato Si »

En effet de plus en plus de citoyens prennent conscience des dérives du système alimentaire, alors que de nombreux constats résonnent encore : famines en Afrique, déclin alarmant de la biodiversité, engagements sur le climat en recul, scandales sanitaires, agriculteurs et éleveurs en difficulté, concentration du secteur agro-alimentaire et tentation du repli sur soi. Nombreux sont ceux qui s’engagent pour une alimentation durable et solidaire et pour le droit à l’alimentation. Le CFSI propose cette année une sélection de 8 films documentaires. Du 15 octobre au 30 novembre, 1600 évènements et 65 000 participants sont attendus dans 600 communes en France dont EYMOUTIERS, et 12 pays.

 
RELAIS PAROISSIAUX

Notre paroisse a mis en en place des missionnaires de villages
 qui remplissent bien leur mission.

Les relais vont nous permettre d’aller plus loin dans l’esprit missionnaire. 
Ainsi la Paroisse veut se doter de 6 petits Relais paroissiaux de proximité. Ces Relais, comme « des foyers de vie chrétienne » pour s’aider à s’aimer, pour se soucier de l’initiation des enfants à la foi, pour se soucier de la prière, aux grandes fêtes mais aussi à des moments choisis, pour se nourrir de l’Evangile.

Voici ces Relais :
Peyrat (Augne, St Julien, Saint Moreil, Cheissoux, Saint Martin, Saint Amand).
Nedde (Beaumont, La Villedieu, Faux, Rempnat).
Linards  (Saint Bonnet, Roziers Saint Georges)
La Croisille (Saint Méard, Surdoux)) 
Châteauneuf (Neuvic, Saint Gilles les Forets, Sussac)
Eymoutiers (Domps. Sainte Anne)

Certains peuvent paraître trop petits. 
L’expérience nous aidera à faire les ajustages nécessaires.

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Réunion de toutes les équipes de relais de la paroisse  à Eymoutiers Dimanche 3 Mars 2019: 
10 h 30 messe à la collégiale, 
puis salle St Psalmet :  repas partagé à partir de midi, débat à partir de 14h

Tous les acteurs de la vie paroissiale sont invités à y participer …. 

Le dimanche 3 Mars, après la messe qui aura lieu à Eymoutiers se tiendra la première rencontre des Relais, commençant par un repas partagé. 

Le but est de faire dialoguer les diverses expériences de vie de Relais. 
Chaque Relais pourra raconter ce qui lui parait significatif sur son petit territoire, significatif en vie sociale, économique, culturelle, significatif en vie ecclésiale, significatif en initiatives missionnaires. 
Chaque Relais pourra raconter la manière de préparer, de vivre, de relire «l’itinérance pastorale ». 
Chaque relais pourra raconter ses interrogations et ses projets. 
Ensemble, nous nous aiderons à vivre en disciples-missionnaires afin de trouver de nouveaux chemins pour que l’Évangile 
soit une Bonne Nouvelle dans nos territoires ruraux.

 

lettre du 23 Juillet 2018 aux responsables politiques

Père Gilles Gracineau 

2 rue des Pénitents

87120 Eymoutiers

à

Mesdames et Messieurs,

Préfets, Députés, Sénateurs, Présidents de Conseils Départementaux, de Creuse, Corrèze, Haute Vienne

Mesdames et Messieurs,

Des chrétiens, et des personnes se reconnaissant dans un même courant de valeurs, veulent attirer, avec respect mais aussi avec insistance, votre attention sur la situation des personnes migrantes capables de s’intégrer sur notre territoire limousin à l’heure où la France, notre pays, cherche de la main d’œuvre.

Vous souhaitant bon accueil de notre réflexion en vue de décisions à prendre dans le registre des responsabilités qui sont les vôtres

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs en responsabilité politique, l’expression de mon profond respect.

P. Gilles Gracineau

La « clameur » des migrants !

Aux portes du Plateau de Millevaches et sur le Plateau depuis plusieurs années des hommes, des femmes, des familles se battent pour donner hospitalité à des personnes migrantes. La Cimade, le Mas (Montagne Accueil Solidarité) sont en première ligne. Des chrétiens participent à ces efforts sur notre territoire, ils veulent les soutenir. 

Ce ne sont pas seulement des « migrants » mais des « personnes migrantes » qui sont accueillies, aspirant à une dignité après avoir traversé l’obscurité des violences de toute sorte, des sévices dont on ne peut prononcer le nom sans effroi. 150 personnes attendent leurs papiers. Certains sont reçus comme des frères, logés au mieux, accueillis dans des familles. Et voici que, sans ménagement sur leur histoire, notre pays frileux les rejette alors que leur intégration fait l’admiration de tous. 

Que fait-on ? 200 personnes se mobilisent à Felletin et voici qu’on rejette, sans état âme et non sans violence, un homme dont la famille a été décimée au pays de l’horreur soudanaise. Les chrétiens héritiers d’une hospitalité fraternelle millénaire sont choqués, blessés devant des frères et sœurs malmenés et, une fois de plus, humiliés. Notre pays serait-il saturé de migrants à l’heure où des employeurs cherchent des ouvriers ? Notre pays aurait-il perdu cœur ? Ferait-il insulte à ceux et celles qui pratiquent l’hospitalité ? Le Sénat va-t-il être capable de relever le défi de l’hospitalité quand il annonce une loi sur la fraternité définissant la fraternité comme « un principe à valeur constitutionnelle » ainsi découlerait « la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire, sans condition de régularité de son séjour sur le territoire national ?» 

Des chrétiens souhaitent une heureuse issue et interprétation des travaux du Sénat. Notre pays de la liberté et de l’égalité, deux principes servis par des lois diverses, se trouverait grandi en protégeant de manière constitutionnelle le principe de la fraternité. Alors, sans peur, notre terroir creusois serait à la hauteur des valeurs à vivre sur un territoire à haute densité d’humanité. 

Des Communautés chrétiennes de Creuse

 
LE POINT SUR LA COLLECTE DU DENIER DE L’ÉGLISE

www.collectedudenier.fr.  

En début d’année, nous lancions la collecte du Denier de l’Église. Vous le savez peut-être, les sommes collectées à cette occasion sont la seule ressource dont dispose le diocèse pour assurer une rémunération aux prêtres et à ses salariés chaque mois. Aujourd’hui, nous voulons vous informer de l’état de la collecte.

Malheureusement, nous faisons face à une collecte en baisse. Nous devons vraiment tous nous mobiliser pour inverser cette tendance. Toute participation est importante. Vous pouvez donner en ligne : c’est rapide, pratique et sécurisé sur www.collectedudenier.fr. Si vous avez déjà donné, nous vous en remercions. Vous pouvez encore nous aider en partageant cette actualité au plus grand nombre !

Chaque don compte : merci pour votre contribution ! 

 
Migrantscene  du 18 novembre eu 10 décembre
festival organisé par la CIMADE, 
(Comité Inter mouvements auprès des évacués)

*à Chateauneuf, mercredi 22 novembre 20h30, cinéma Le Colisée 
"On s'est guéri ici" en présence du réalisateur

* Peyrat, dimanche 22 novembre, Cinéma, Passion de Van Gogh

* Eymoutiers, salle des fêtes, samedi 2 novembre à 19h concert 

* St Martin Chateau, .mercredi 6 décembre à l'auberge, 
repas à 19h suivi qu'une projection à 20h30.

Migrantscene,  programme complet sur www.migrantscene.org

 

Le calendrier de l'Avent géant en 2018

qui était l'an dernier dans la collégiale d'Eymoutiers est cette année dans l'église de La Souterraine et chaque jour nous pouvons voir et écouter 
la fenêtre qui vient d'être ouverte

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Calendrier de l'Avent géant à la collégiale d'Eymoutiers (8 mètres sur 3)
du 3 décembre 2017 au 14 janvier 2018

Pourquoi ce calendrier de l'Avent?

"Fenêtres sur nos vies"

Ce calendrier restera en place jusqu’à la mi-janvier 
et sera toujours ouvert aux visites dans la journée.

Tous les jours et jusqu’à Noël, il sera possible de nous rejoindre à distance …
• En consultant les sites
http://www.ostensions-eymoutiers.fr/

http://www.diocese-limoges.fr/
qui de jour en jour montreront les nouvelles fenêtres ouvertes.

• En écoutant la radio RCF Limousin (Radio Chrétienne Francophone) 
pour une très brève retransmission 
de l’ouverture d’une des fenêtres du calendrier 
avec des voix de quelques-uns des enfants de la paroisse.

Le Calendrier de l’Avent de la Collégiale d’Eymoutiers 

En cette fin d'année, voilà un beau cadeau. Et c'est un cadeau offert à chacun de nous sur notre terroir de Monts et Barrage et du Plateau ; un cadeau à ouvrir, à découvrir et surtout à accueillir des yeux et du cœur : à partir du 3 décembre et jusqu'à la mi-janvier, au fond de la collégiale d'Eymoutiers, sera présentée une « fresque » monumentale (8 mètres de large sur plus de 3 mètres de haut) ou, plus exactement, un calendrier de l'Avent géant, destiné à nous faire comprendre et intérioriser le désir de Noël, de la Nativité.

Le tableau de la collégiale comporte des sortes de "fenêtres" qu'on ouvre de jour en jour. En soulevant chaque matin une nouvelle "fenêtre", on découvre une scène de la vie de Jésus de Nazareth et de personnages d’aujourd’hui. Vie de Jésus et vie d’aujourd’hui s’entremêlent pour nous orienter vers Noël. 

Eh bien, une artiste à la fois écrivain et peintre spécialisée dans les ouvrages

 chrétiens pour enfants, reconnue bien au-delà des frontières françaises, Maite Rochea créé cet immense calendrier de l'Avent il y a plusieurs années. C'est elle qui en a imaginé le scénario et qui en a peint la maquette. Mais pour réaliser cet imposant décor et la confection de tous les détails des personnages qui apparaissent dans les "fenêtres" à ouvrir chaque matin de l'Avent, elle a fait appel à la participation de centaines de personnes qui ont découpé, cousu, brodé, collé toutes sortes de tissus, fils et matériaux... De temps de l'Avent en temps de l'Avent, ce calendrier a été présenté d'abord à la Cathédrale de Limoges, puis à Guéret, l'an dernier à Saint Yrieix-la-Perche. Et voilà qu'il nous est prêté pour ces quelques semaines qui nous mènent à Noël. 

Artistiquement, ce Calendrier est une curiosité qui vaut le détour ! Mais bien sûr, ce qu'il nous propose c’est de découvrir et d’accueillir jour après jour le message que chaque nouvelle "fenêtre" annonce, c’est la parole qui nous est adressée et qui nous rapproche de plus en plus de ce qu'est en vérité Noël, ce qu’est en vérité la Nativité. Alors, qu'une à une, s'ouvre une des fenêtres de ce grand tableau
 sur la surprenante Bonne Nouvelle de Noël, sur le mystère de la Vie à recevoir et à partager dans les relations humaines sur notre territoire, sur notre terroir.

Évènement du service diocésain de la catéchèse de Limoges

 
Permanence de "Vie libre"  
s'informer sur les problèmes d'alcool ou s'en libérer 

tous les 2eme samedi du mois à 10h30 salle Saint Antoine 

https://vie-libre-limoges.jimdofree.com/

Une Rencontre a eu lieu le 
Samedi 14 décembre , salle Saint Antoine à 12 h 00 Repas d’ouverture. 
Bienvenue aux sympathisants. « Vie libre »

 
Départs de sœur Jeannine et de sœur Marie-Jo
La communauté des sœurs nous a quittés en juillet 2017


Un grand émoi parcourt la campagne à l'annonce du départ des sœurs. Elles avaient quitté leur Bretagne et leur profession pour venir chez nous. Et là dans l'humilité, la simplicité, elles sont devenues familières de bien des familles, de personnes souffrantes, d'enfants en désir de connaître Jésus et son Evangile. Si elles sont proches de nos vies avec bienveillance c'est qu'elles sont proches du coeur aimant du Christ. Ne sont-elles pas, parmi nous, « Sœurs du sacré Cœur du Christ ››, servantes de sa Présence, suscitant l'étonnement qui met en éveil dans la routine où Dieu est parfois oublié ? 
Merci de votre beau témoignage de présence et de passeur de l'amour du Christ pour toute personne en commençant par les plus pauvres. 

Si vous voulez évoquer ce que vous avez vécu avec l’une des sœurs depuis leur présence à Eymoutiers et Châteauneuf, adressez votre témoignage par mail : paroisse.sainte-anne@wanadoo.fr 
ou par courrier postal : Maison Paroissiale, 2 rue des Pénitents. 87120 Eymoutiers 

Une célébration aura lieu pour leur départ le dimanche 2 juillet à 10 h 30 en l’église de Châteauneuf la Forêt, suivie d’un apéritif et repas partagé à la salle polyvalente (à partir de 12h - salle Bartholdi)

 
Neuvaine de prière à l'Esprit Saint de l'Ascension à Pentecôte 2017

en compagnie de Marie au Cénacle avec les Apôtres

"O Seigneur,
envoie ton Esprit,
qu'il suscite et ravive 
l'amour en nos cœurs 
et dans nos familles.
Qu'il renouvelle
la face de la terre!"

 
 
Le Père Pierre-Antoine BOZO devient le 107ème évêque de Limoges. 
Il était vicaire général du diocèse de Sées.

Son ordination épiscopale a eu lieu le dimanche 3 septembre à 15h00 
à la cathédrale de Limoges.

Message de Mgr Bozo aux diocésains de Limoges - mai 2017

Chers frères et sœurs, chers diocésains, 

Dans ce temps Pascal si joyeux où l’Église nous conduit jusqu’à la Pentecôte, nous lisons durant la messe le récit des Actes des Apôtres, si débordants de foi et de fraîcheur. Le message, la vie et la mission de Jésus, transmis aux Apôtres, se répandent. L’Esprit les envoie, ils se laissent guider, ils sont accueillis au nom du Seigneur et l’Église, Corps du Christ, se construit. 

Nous n’en sommes plus au début, il y a longtemps que Saint Martial a annoncé l’Évangile en pays Limousin et le christianisme a laissé sa marque profonde dans le paysage et la culture. L’Évangile est vécu et annoncé sans interruption, sous la houlette des évêques qui ont succédé à Martial. Des saints connus et inconnus ont fécondé cette contrée.


En devenant, par grâce de Dieu et par appel de l’Église le 107° évêque de Limoges, je sais que ce sont les mêmes Actes qui continuent de s’écrire, le même mystère qui s’accomplit, le même Esprit qui m’envoie et vous donne de me recevoir, au-delà de ma pauvre personne, comme un successeur des Apôtres.

Merci de m’accueillir comme tel, malgré toutes mes limites (que vous découvrirez peu à peu !), avec quelques charismes peut-être et surtout l’ardeur missionnaire et l’amour de l’Église dont le Seigneur me fait la grâce. 

Depuis que j’ai appris la mission que me confiait le Pape François, je prie pour vous, que je ne connais pas et vers qui je suis envoyé. Merci de demander pour moi la grâce d’un cœur élargi aux dimensions de cette nouvelle mission, de ce vaste diocèse, pour que vous y trouviez chacun une place. 


J’ai eu simplement l’occasion, lors d’un rapide aller et retour à Limoges, de rencontrer quelques prêtres et laïcs du diocèse. Je les remercie de leur accueil chaleureux, avec mention spéciale au Père Chartier, l’administrateur et aux consulteurs qui l’ont aidé à assurer ce temps de « vacance du siège épiscopal ». Je compte sur vous pour m’aider à m’inculturer en terre limousine. Je partage déjà vos joies et vos peines, en particulier les drames humains liés aux difficultés économiques du moment (je pense à l’avenir de l’usine de la Souterraine) et prie pour que le Seigneur et la charité fraternelle aident à traverser ces moments si inquiétants.

Je serai ordonné évêque le dimanche 3 septembre prochain à la Cathédrale. Peu à peu, nous aurons l’occasion de faire connaissance. Mon premier soin sera de rencontrer les prêtres et de visiter les communautés du diocèse. En attendant, il me faut assurer quelques obligations en terre Normande et organiser mon départ du cher diocèse de Séez. Je m’installerai à l’évêché durant l’été. 

Je rends grâces à Dieu pour vous, pour ma famille et pour l’Église de Séez qui m’a donné la vie divine, pour les pasteurs, les nombreux consacrés et les laïcs qui m’ont aidé à devenir prêtre, afin que je vienne maintenant, sans l’avoir choisi, servir dans votre diocèse au nom de Jésus Sauveur en qui je vous bénis, 
A Sées, le 13 mai 2017, en la fête de Notre-Dame de Fatima

Pierre-Antoine Bozo
Évêque nommé de Limoges

 
Vœux des prêtres pour cette année 2017.

Le Père Jean-Michel et moi , avec 1'Equipe pastorale et les différents Conseils, nous vous souhaitons un bonne année. Nous vous souhaitons de laisser le Christ réussir son amour en vous. Laissez votre porte ouverte à la venue de l'Esprit

Cette année nous poursuivrons notre effort d'appel à l'Éveil à la foi, à l'initiation chrétienne des enfants de 8 à 11 ans. Nous continuerons, en priant l'Esprit Saint, d'appeler des jeunes à l'aumônerie. C'est la PRIORITE.
Comme citoyens et disciples du Christ nous essaierons d'être présents , à notre place et dans notre registre, à la vie des cités et des territoires (loi Notre en vigueur), notamment en cette année électorale appelant au respect et à une laïcité qui honore le respect de tout homme, femme et enfant, dans la rue comme à l'école.
Les équipes bibliques, les services d'aumônier d'hôpital, de préparation au baptême et au mariage, d'accompagnement des familles en deuil sont des lieux fraternels et d'heureuses présences.

Le groupe « laudato si » reste actif et ouvert : 3 jours sur « quelle école pour demain ? Éduquer c'est quoi? ». Avec des partenaires. 7-8-9 Avril 2017

Le SILLON se renouvelle en couleur pour être plus attrayant et il voudrait nous faire entrer dans la joie d'appartenir à une église autour d'un évêque, successeur des Apôtres. Si vous le pouvez , faites le choix de vous abonner,.
Père Gilles Gracineau

 
Messe de la santé

8 et 9 février 2020 : Ta nuit sera lumière de midi

ou : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" 

samedi 8 février 18h La Croisille
dimanche 9 février10 h 30 Eymoutiers

9 et 10 février 2019 : Témoin d'une Bonne Nouvelle

10 et 11 Février 2018 "Montre-moi ton visage"

11 et 12 Février 2017, Dimanche de la Santé
« Choisis la vie »
Choisissons-nous d’être heureux en marchant selon la loi du Seigneur ?

Messe paroissiale avec sacrement des malades  le 5 mai 2019

Qu'est-ce que le sacrement des malades?

Pourquoi le dimanche de la santé?

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Ta nuit sera lumière de midi 8 et 9 février 2020

Le prophète Isaïe nous dit que le jeune qui honore Dieu en vérité est le fait d'un cœur attentif, d'une charité active qui fait droit et place à l'autre ; ce qu'il résume ainsi : « devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas » (Is 58,7). Reconnaître dans l'autre son semblable et sa propre chair, voila qui fait écho au commandement : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (B, 19,18). Certainement est-ce cette même conviction qui conduit le prophétie a reprendre l'exhortation « partager le pain » (Is 58,7) pour la reformuler en des termes plus exigeants : « Si tu donnes à celui qui a faim, ta propre bouchée, ton être... » (Is 58,10), affirmant ainsi que l'autre - même étranger ! - est mon semblable, et que sa vie a autant d' importance que la mienne.
Ne pas se dérober, mais être présent pour la personne qui connaît le malheur, la peine ou la souffrance ; consentir de tout cœur a être présent à qui est en manque de sens et de bonheur... « alors ta lumière jaillira comme l'aurore, ta blessure sera cicatrisée... et la gloire du Seigneur t'accompagnera (Is 58,8).


Cette page d'évangile sur le sel de la terre et la lumière du monde est le prolongement des Béatitudes (Mt 5, 1-12), ces paroles qui commencent toutes par « Bienheureux ». 
De fait, on ne peut pas désolidariser les Béatitudes de leur auteur. Jésus nous livre huit portes d'entrée de sa Personne. II est la somme des huit. II incarne toutes les Béatitudes. II les a toutes vécues dans sa chair. Il a été doux, pauvre, artisan de paix, persécuté, plein de miséricorde, II a pleuré ... Et II nous demande d'être ce qu Il a été. Nous appelons cela l’amitié avec Jésus, la communion avec Lui, l'amour. 

Puisque nous sommes du sel, donnons du goût à ceux qui habitent la terre. En ayant une vie  modestement mais résolument orientée dans la foi, l'espérance et l'amour. En toutes circonstances. Pas seulement quand tout va bien!
Puisque nous sommes lumière, éclairons les ténèbres de la terre. Non de notre lumière, mais de la lumière du Christ intériorisée en nous

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Témoin d'une Bonne Nouvelle, 9 et 10 février 2019

Nous sommes porteurs d'une nouvelle qui fait vivre!
Le Service Évangélique des Malades (Sem) accompagne des personnes âgées, isolées ou malades, à domicile ou en Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). Sa mission : être témoin auprès d'elles de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Quelle est cette Bonne Nouvelle quand arrive le très grand âge?
Ces personnes âgées dépendantes, pour certaines désorientées, souffrent souvent d' isolement, d'un sentiment d'abandon voire d'inutilité. Leur rythme de vie s 'est ralenti avec le temps dans une société on tout va de plus en plus vite, on les liens familiaux se distendent. Et, en même temps, la durée d'hospitalisation diminue, les soins en ambulatoire se multiplient, les maladies mortelles deviennent chroniques et avec l’augmentation de la durée de vie, apparaissent de nombreuses maladies neurodégénératives ... de quoi perdre ses repères, a domicile comme en Ehpad !
Quelle bonne nouvelle, quelle nouvelle de vie leur annoncer ? Et comment le faire ? Ce sont des questions d' actualité pour tous les visiteurs du Sem.
La Bonne Nouvelle, c'est d' abord que route personne est aimée inconditionnellement par Dieu, quelques soient son age et sa condition physique et ensuite, c'est que chacun, chacune peut aimer jusqu'à son dernier souffle, tant qu'il ou elle est en vie. C'est une nouvelle qui fait vivre et doit être partagée a tous au-delà des infirmités ou handicaps des uns et des autres. Alors nous, Sem, nous devons inventer sans cesse de nouvelles modalités pour témoigner de ce qui nous fait vivre.


 « Choisis la vie »11 et 12 Février 2017

«Choisir la vie » au quotidien, marcher selon la loi du Seigneur » chaque jour? «Si tu le veux, tu peux ». Est-ce si facile de toujours choisir ce qui nous entraînera vers plus de vie ? Dans la société actuelle où le chacun-pour-soi tend à primer, choisir la vie c'est souvent choisir son confort, ses privilèges petits ou grands, son bien-être personnel. Aller à contre-courant, est-ce possible?
« Choisir la vie, marcher selon la loi du Seigneur », notre foi en Christ Jésus nous y engage mais est-ce vrai pour tout Homme, chrétien ou non ?
Oui, dit le concile Vatican II
« Au fond de sa conscience, l'homme découvre la présence d'une loi qu'il ne s 'est pas donnée lui-même, mais a laquelle il est tenu d'obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d'aimer et
d'accomplir le bien et d'éviter le mal, au moment opportun résonne dans l'intimité de son cœur : « Fais ceci, évite cela ». Car c' est une loi inscrite par Dieu au cœur de l'homme ; sa dignité est de lui obéir, et c' est elle qui le jugera. La conscience est le centre le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre. (GS 16)
Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ Jésus, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, a savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre a tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associe au mystère pascal. (Gs 22 § 5)».

« Choisir la vie, marcher selon la loi du Seigneur », cela nous engage-t-il des comportements particuliers ? en contemplant les manières de faire du Christ, pouvons-nous trouver des attitudes à adopter pour signifier que «l'éternité n'est pas pour plus tard, et pour l'accueillir jusque dans les limites du quotidien ».

Pouvez-vous noter :
dimanche 5 mai 2019 à 10h30 à Chateauneuf et Eymoutiers
Messe dominicale avec sacrement des malades

Et signaler aux prêtres 05 55 69 11 22 
toute personne désireuse de recevoir ce sacrement 
Signe de la tendresse de Dieu pour la personne qui souffre

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Qu’est-ce que le sacrement des malades ?

Lorsqu’on lit l’Évangile, on voit que Jésus a toujours été proche des personnes qui souffrent, il ne les laisse pas seules.
Par le sacrement des malades administré par le prêtre, Jésus se fait proche de la personne qui souffre , il ne la laisse pas seule face à l’épreuve. 

On peut le recevoir plusieurs fois dans sa vie, lorsqu’on est atteint d’une maladie grave, lorsqu’on va subir une opération risquée, ou que le poids des ans se fait sentir…. Il donne du réconfort à la personne qui souffre, un soutien dans l’épreuve, un appui dans la vieillesse, la paix du Seigneur ressuscité.


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Pourquoi le Dimanche de la santé?

Depuis 1992, l’Église Universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale des Malades. Celle-ci se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé, qui est l’occasion de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique, mais aussi de sensibiliser chacun pour préserver le don de la santé.
« Sur le visage de chaque être humain, encore davantage s’il est éprouvé et défiguré par la maladie, brille le visage du Christ »
Instituée par Jean-Paul II en 1992, la Journée Mondiale des Malades est célébrée tous les 11 février, jour anniversaire des apparitions de Marie à Lourdes, lieu de guérison des corps et des
cœurs.

Le 11 février 2007, à l’issue de la messe célébrée à l’occasion de la quinzième Journée Mondiale des Malades, le pape Benoît XVI a décrit la nature de cette journée en ces termes : « Et c’est précisément à nos frères particulièrement éprouvés que la Journée mondiale des Malades d’aujourd’hui consacre son attention. C’est à eux que nous voudrions communiquer la proximité matérielle et spirituelle de la communauté chrétienne tout entière. Il est important de ne pas les laisser dans l’abandon et dans la solitude, alors qu’ils doivent affronter un moment aussi délicat de leur vie. »

Benoît XVI a souligné à cette occasion l’action des professionnels de la santé qui, avec patience et amour, mettent au service des malades leurs compétences professionnelles et leur chaleur humaine : « Je pense aux médecins, aux infirmiers, aux agents de la santé, aux volontaires, aux religieux et aux religieuses, aux prêtres qui se prodiguent pour eux sans s’épargner, comme le Bon Samaritain, sans prendre en considération leur condition sociale, la couleur de leur peau ou leur appartenance religieuse, mais seulement ce dont ils ont besoin. Sur le visage de chaque être humain, encore davantage s’il est éprouvé et défiguré par la maladie, brille le visage du Christ, qui a dit: « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). »

Qu’est-ce que le Dimanche de la Santé ?

En France, cet événement se vit en paroisse à l’occasion du Dimanche de la Santé, généralement le dimanche le plus proche du 11 février. Mgr Michel Guyard, évêque du Havre, le définit ainsi : « le dimanche de la santé s’adresse aux malades, aux soignants et à tous ceux qui participent à restaurer la santé des malades. C’est une occasion d’inviter tous les chrétiens à réfléchir sur leur santé, ce bien qui nous est donné et que nous devons sauvegarder pour être utiles à nos frères. C’est aussi l’occasion de les sensibiliser à la place de nos frères souffrants et à leur dignité ».

Initié par les diocèses de Lille, Arras et Cambrai, le dimanche de la santé s’est étendu à l’ensemble des diocèses depuis le jubilé de l’an 2000. Cette célébration, qui s’inscrit toujours dans le cadre de la liturgie dominicale, permet aux assemblées de chrétiens de prier en lien avec la Journée Mondiale des Malades.

En concertation avec le département Santé du Service national Famille et Société de la Conférence des Evêques de France, les pastorales de la santé des diocèses d’Arras, Lille et Cambrais réalisent un livret pédagogique mis à la disposition de tous les diocèses et diffusé à près de 15000 exemplaires. Celui-ci contient de nombreuses pistes : proposition d’homélie, points d’attention pour l’accueil et le déroulement de la célébration. Le dossier regroupe aussi des textes, témoignages et réflexions d’acteurs du monde la santé. 95 diocèses l’ont commandé en 2009.

« Une intention de prière le dimanche de la santé ne suffit pas ! » s’exclame Mgr Michel Guyard. Nous sommes tous concernés. Cette journée doit être l’occasion de rencontres. Comment prévenir la maladie et éviter les excès ? Comment, pour le personnel soignant, résister aux demandes des malades ? » Et les rencontres avec des partenaires de la santé concernés par le thème proposé chaque année, sont de plus en plus nombreuses ; toutes les initiatives sont possibles qui peuvent sensibiliser les communautés chrétiennes au monde de la santé : rencontres avec des acteurs de santé, liturgie préparée avec des équipes de service évangélique des malades ou d’aumônerie, témoignages de soignants, de professionnels de santé, réflexions autour de thèmes, rencontre festive avec diverses associations ou mouvements œuvrant pour les malades etc…

 

Secours Catholique 
Châteauneuf La Forêt, 32 Rue Cruveilher
Contact Tél : 07 86 56 52 82

Permanences : mardi 14 h-16 h, jeudi 9 h-12 h et vendredi 14 h-16 h. 

 
Tous au repas de l’Amitié
Dimanche 17 novembre, 12h30, 
Châteauneuf-la-Forêt, salle Bartholdi

Repas au profit de Séguénéga (Burkina Faso)
Apéritif - hors d’œuvre - pâté pommes de terre - salade - fromage – dessert
Prix du repas : 16 euros - Tombola - Ambiance amicale assurée

Inscriptions : tél : 05 55 69 73 55 ou 07 86 56 52 82 ou 06 77 04 26 30 

Fête des 50 ans de la paroisse de Seguénéga 

du diocèse d’Ouahigouya 
jumelle de notre paroisse et de la paroisse de St Léonard
le 25 novembre 2018
six personnes de la paroisse nous ont représentés 
du 22 au 29 novembre auprès de notre paroisse jumelle.
L'anniversaire d'une "fondation" nous ramène aux récits des Actes des Apôtres: fondation de l'église d'Antioche, de Corinthe, etc

Neuvaine de prière pour notre Paroisse jumelle de Séguénéga 
et le Burkina Faso
qui se terminera par une 
veillée de prière le 17 juin à la Collégiale Saint Léonard à 20 h.

PRIERE POUR LE BURKINA FASO de la Conférence épiscopale burkinabè.
Neuvaine du 9 au 17 juin
Dieu notre Père, ce qu’il y a de meilleur dans ta création, c’est l’homme. Tu l’as créé à ton image, afin qu’après le temps de sa vie terrestre, il jouisse d’un bonheur éternel auprès de toi.
Pour que notre pays soit le milieu de vie où nous obtenions cet unique nécessaire qu’est la vie éternelle, nous t’adressons cette prière : Accorde au Burkina Faso, les institutions qui lui garantissent le bien-être, la liberté et la paix : accorde-lui avant tout des autorités religieuses et civiles qui se laissent guider par l’Esprit Saint, afin qu’elles exercent leurs charges selon la justice et dans le seul souci du bien de tous.
Nous te le demandons par ton Fils, Jésus le Christ Notre Seigneur.
Très Sainte Vierge Marie, priez pour nous.
Notre Dame de Yagma, protégez ce pays.
Anges gardiens du Burkina Faso, veillez sur lui.

Pourquoi?

Nous avons tous entendu et vu ce qui se passe au Burkina Faso depuis quelques jours : burkinabé terrorisés et assassinés, soldats tués, otages libérés…
Ils s’appelaient Paul, Pascal, Victor et Jean, ils ont été assassinés alors qu’ils revenaient vers Bam après un temps de procession en l’honneur de Marie.
Ils sont nos frères dans le jumelage et le comité diocésain avec tous les chrétiens du diocèse de Limoges s’associe à la douleur de leur famille et à celle de notre Église jumelle.
Alors, parce que Jésus nous a dit « Veillez donc et priez en tout temps, afin d'avoir la force d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. (Luc 21, 36). » et « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux (Mat18.20) » Le comité diocésain vous propose de participer à des temps de prières communautaires pour la Paix au Burkina Faso.
Mardi 4 juin 2019 en l’église sainte Marie à Limoges de 20h à 21h
Mardi 11 juin en l’église d’Ambazac de 20h à 21h
Lundi 17 juin en la collégiale de saint Léonard de Noblat à 20h
A tous les comités de jumelage de notre diocèse nous lançons cet appel à réunir autour d’eux lors d’un temps de prières les paroissiens soucieux de porter auprès du Père notre demande de Paix pour nos frères du diocèse de Ouahigouya. 

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Rendez-vous paroissiaux en  2020

Eté 2020

Pèlerinage à Grigeas à l'oratoire de St Psalmet le lundi de Pentecôte 1er juin,
 départ de la collégiale d’Eymoutiers vers 9h15..
Randonnée à pied  vers l’oratoire de St Psalmet, ermite qui a fondé Eymoutiers, prière à l’arrivée à l’oratoire vers 12h30; pique-nique tiré des sacs. Il est possible de rejoindre l’oratoire en voiture. Prévoir des chaussures et vêtements adaptés à la météo.

Messe sur le lac de Sussac
dimanche 14 juin
10h à 18h, plage du plan d’eau de Sussac, les familles sont tout spécialement invitées
Cette messe festive sera célébrée sur un radeau avec le désir d’attirer l’attention des participants sur la beauté de la nature et la sauvegarde de la création.
C’est une journée missionnaire ! une paroisse « en sortie » 
selon l’expression du pape François
Que chacun de nous se sente missionnaire et responsable de par son baptême d’inviter des parents, des enfants, des jeunes à cette sortie paroissiale

Nuit des églises : samedi 4 juillet . 20h30 à 23h église de Roziers St Georges,
la messe sera célébrée à 18h à Linards, suivie du repas partagé. 
Chacun est invité à franchir le seuil de l’église de Roziers St Georges afin de découvrir sous une nouvelle lumière, les richesses de son patrimoine de proximité grâce à une animation festive.

Pèlerinage Ste Anne : samedi 25 juillet 19h à 22h, départs des églises de Chateauneuf après la messe de 18h et de la collégiale d’Eymoutiers et réflexions et prières, pique-nique, veillée en l'église de Sainte Anne. Le lendemain dimanche 26 juillet, messe du pèlerinage à l’église de Sainte Anne à 10h30 suivie de l’apéritif.

Un samedi d’été : visite d’une exploitation bio à St Moreil dans le cadre « d’Église verte », visite de la commanderie et messe à 18h à l’église – si c’est un samedi, privilégier les 11 juillet ou 8 août – pour l’alternance des lieux des messes ou prévoir un jour de semaine


Messe avec les groupes folkloriques du Festival du Mont Gargan 
 samedi 15 août à La Croisille

Kermesse : samedi 15 aout de 15h à minuit, dans les jardins du presbytère 2 rue des Pénitents, Eymoutiers - Kermesse paroissiale pour soutenir l’animation culturelle et spirituelle de la paroisse Sainte Anne. À partir de 15h : jeux, stands, boutique, animation, tombola À 19h30, dîner champêtre convivial avec animation

GRANDE FÊTE DE LA FOI dimanche 20 septembre
à 10 h 30 à la collégiale d’Eymoutiers.
Nous célébrerons les premières communions et professions de foi qui n’ont pas pu
avoir lieu aux dates prévues.
Les catéchumènes qui devaient recevoir le baptême et la première communion à la veillée pascale
et les jeunes de l’aumônerie auront aussi bien sûr leur place.
 Tous les paroissiens seront invités. 
Nous espérons pouvoir donnerdébut septembre toutes les modalités pratiques.

 
Lettre du Pape François au Peuple de Dieu
Publié le 20 août 2018

C'est une lettre importante concernant les abus sexuels, de pouvoir et de conscience commis par des prêtres et personnes consacrées de par le monde

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26).

Ces paroles de saint Paul résonnent avec force en mon cœur alors que je constate, une fois encore, la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées. Un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants. Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées. La douleur des victimes et de leurs familles est aussi notre douleur ; pour cette raison, il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables.


1. Si un membre souffre

Ces derniers jours est paru un rapport détaillant le vécu d’au moins mille personnes qui ont été victimes d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, perpétrés par des prêtres pendant à peu près soixante-dix ans. Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé, la douleur de nombre de ces victimes nous est parvenue au cours du temps et nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités et à redoubler d’efforts pour éradiquer cette culture de mort, les blessures ne connaissent jamais de «prescription». La douleur de ces victimes est une plainte qui monte vers le ciel, qui pénètre jusqu’à l’âme et qui, durant trop longtemps, a été ignorée, silencieuse ou passé sous silence. Mais leur cri a été plus fort que toutes les mesures qui ont entendu le réprimer ou bien qui, en même temps, prétendaient le faire cesser en prenant des décisions qui en augmentaient la gravité jusqu’à tomber dans la complicité. Un cri qui fut entendu par le Seigneur en nous montrant une fois encore de quel côté il veut se tenir. Le Cantique de Marie ne dit pas autre chose et comme un arrière-fond, continue à parcourir l’histoire parce que le Seigneur se souvient de la promesse faite à nos pères: «Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides» (Lc 1, 51-53); et nous ressentons de la honte lorsque nous constatons que notre style de vie a démenti et dément ce que notre voix proclame.


Avec honte et repentir, en tant que communauté ecclésiale, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies. Nous avons négligé et abandonné les petits. Je fais miennes les paroles de l’alors cardinal Ratzinger lorsque, durant le Chemin de Croix écrit pour le Vendredi Saint de 2005, il s’unit au cri de douleur de tant de victimes en disant avec force: «Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! […] La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le cœur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri: Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25)» (Neuvième Station).

2. Tous les membres souffrent avec lui

L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit. Si par le passé l’omission a pu être tenue pour une forme de réponse, nous voulons aujourd’hui que la solidarité, entendue dans son acception plus profonde et exigeante, caractérise notre façon de bâtir le présent et l’avenir, en un espace où les conflits, les tensions et surtout les victimes de tout type d’abus puissent trouver une main tendue qui les
protège et les sauve de leur douleur (Cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.228). Cette solidarité à son tour exige de nous que nous dénoncions tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne. Solidarité qui demande de lutter contre tout type de corruption, spécialement la corruption spirituelle, «car il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite: la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité, puisque « Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2Co11,14) » (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.165). L’appel de saint Paul à souffrir avec celui qui souffre est le meilleur remède contre toute volonté de continuer à reproduire entre nous les paroles de Caïn: «Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère?» (Gn 4,9).

Je suis conscient de l’effort et du travail réalisés en différentes parties du monde pour garantir et créer les médiations nécessaires pour apporter sécurité et protéger l’intégrité des mineurs et des adultes vulnérables, ainsi que de la mise en œuvre de la tolérance zéro et des façons de rendre compte de la part de tous ceux qui commettent ou dissimulent ces délits. Nous avons tardé dans l’application de ces mesures et sanctions si nécessaires, mais j’ai la conviction qu’elles aideront à garantir une plus grande culture de la protection pour le présent et l’avenir.

Conjointement à ces efforts, il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin. Une telle transformation nécessite la conversion personnelle et communautaire et nous pousse à regarder dans la même direction que celle indiquée par le Seigneur. Ainsi saint Jean-Paul II se plaisait à dire: «Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier» (Lett. ap. Novo Millenio Ineunte, n.49). Apprendre à regarder dans la même direction que le Seigneur, à être là où le Seigneur désire que nous soyons, à convertir notre cœur en sa présence. Pour cela, la prière et la pénitence nous aideront. J’invite tout le saint peuple fidèle de Dieu à l’exercice pénitentiel de la prière et du jeûne, conformément au commandement du Seigneur (1), pour réveiller notre conscience, notre solidarité et notre engagement en faveur d’une culture de la protection et du «jamais plus» à tout type et forme d’abus.

Il est impossible d’imaginer une conversion de l’agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. Plus encore, chaque fois que nous avons tenté de supplanter, de faire taire, d’ignorer, de réduire le peuple de Dieu à de petites élites, nous avons construit des communautés, des projets, des choix théologiques, des spiritualités et des structures sans racine, sans mémoire, sans visage, sans corps et, en définitive, sans vie (2). Cela se manifeste clairement dans une manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Église – si commune dans nombre de communautés dans lesquelles se sont vérifiés des abus sexuels, des abus de pouvoir et de conscience – comme l’est le cléricalisme, cette attitude qui «annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple» (3). Le cléricalisme, favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme.

Il est toujours bon de rappeler que le Seigneur, «dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine: Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple» (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.6). Ainsi, le seul chemin que nous ayons pour répondre à ce mal qui a gâché tant de vies est celui d’un devoir qui mobilise chacun et appartient à tous comme peuple de Dieu. Cette conscience de nous sentir membre d’un peuple et d’une histoire commune nous permettra de reconnaître nos péchés et nos erreurs du passé avec une ouverture pénitentielle susceptible de nous laisser renouveler de l’intérieur.

Tout ce qui se fait pour éradiquer la culture de l’abus dans nos communautés sans la participation active de tous les membres de l’Église ne réussira pas à créer les dynamiques nécessaires pour obtenir une saine et effective transformation. La dimension pénitentielle du jeûne et de la prière nous aidera en tant que peuple de Dieu à nous mettre face au Seigneur et face à nos frères blessés, comme des pécheurs implorant le pardon et la grâce de la honte et de la conversion, et ainsi à élaborer des actions qui produisent des dynamismes en syntonie avec l’Évangile. Car «chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui» (Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.11).

Il est essentiel que, comme Église, nous puissions reconnaître et condamner avec douleur et honte les atrocités commises par des personnes consacrées, par des membres du clergé, mais aussi par tous ceux qui ont la mission de veiller sur les plus vulnérables et de les protéger. Demandons pardon pour nos propres péchés et pour ceux des autres. La conscience du péché nous aide à reconnaître les erreurs, les méfaits et les blessures générés dans le passé et nous donne de nous ouvrir et de nous engager davantage pour le présent sur le chemin d’une conversion renouvelée.

En même temps, la pénitence et la prière nous aideront à sensibiliser nos yeux et notre cœur à la souffrance de l’autre et à vaincre l’appétit de domination et de possession, très souvent à l’origine de ces maux. Que le jeûne et la prière ouvrent nos oreilles à la douleur silencieuse des enfants, des jeunes et des personnes handicapées. Que le jeûne nous donne faim et soif de justice et nous pousse à marcher dans la vérité en soutenant toutes les médiations judiciaires qui sont nécessaires. Un jeûne qui nous secoue et nous fasse nous engager dans la vérité et dans la charité envers tous les hommes de bonne volonté et envers la société en général, afin de lutter contre tout type d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience.

De cette façon, nous pourrons rendre transparente la vocation à laquelle nous avons été appelés d’être «le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain» (Conc. OEcum. Vat.II, Lumen Gentium, n.1).

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui », nous disait saint Paul. Au moyen de la prière et de la pénitence, nous pourrons entrer en syntonie personnelle et communautaire avec cette exhortation afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation. Marie a su se tenir au pied de la croix de son fils. Elle ne l’a pas fait de n’importe quelle manière mais bien en se tenant fermement debout et à son coté. Par cette attitude, elle exprime sa façon de se tenir dans la vie. Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il nous est bon «de donner plus de temps à la prière» (S. Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, 319),cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Église. Elle, la première disciple, montre à nous tous qui sommes disciples comment nous devons nous comporter face à la souffrance de l’innocent, sans fuir et sans pusillanimité. Contempler Marie c’est apprendre à découvrir où et comment le disciple du Christ doit se tenir.


Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de la conversion et l’onction intérieure pour pouvoir exprimer, devant ces crimes d’abus, notre compassion et notre décision de lutter avec courage.

Du Vatican, le 20 août 2018.

FRANÇOIS
________________________

1 - «Mais cette sorte de démons ne se chasse que par la prière et par le jeûne» 
(Mt 17,21).

2 - Cf. Lettre au peuple de Dieu en marche au Chili, 31 mai 2018.

3 - Lettre au Cardinal Marc Ouellet, Président de la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine, 19 mars 2016. Vatican News

On confond souvent les termes “Rome”, “Vatican”, “Cité du Vatican”, “Saint-Siège”, “Siège apostolique”, “Curie romaine”.
Essayons d’y voir plus clair, même si l’on sait bien que tous concernent le Pape et de ses collaborateurs...

Pour en savoir plus sur : Rome, Le Vatican, La Cité du Vatican, Le Saint-Siège ou Siège apostolique, La Curie romaine

 
Visite de notre nouvel évêque Monseigneur Pierre Antoine Bozo

le week-end du 23, 24, 25 février 2018

vendredi 23 février rencontre de tous les "actifs" de la paroisse 
à 18h salle St Psalmet suivie d'un repas partagé

samedi 24 février à 8h messe sous le clocher chauffé de la collégiale d'Eymoutiers

dimanche 25 février messe célébrée par Monseigneur Pierre Antoine Bozo 
à l'église de Chateauneuf, 
les familles et enfants de l'éveil à la foi sont spécialement invités
apéritif offert dans la salle du lac « Camille Claudel » , 
suivi du repas partagé 
avec plat de résistance offert par la paroisse
;
 pour le repas s’inscrire 
aux permanences du secrétariat paroissial 05 55 69 11 22 
les lundi et mercredi matin de 9h30 à 11h30 
ou par mail : paroisse.sainte-anne@wanadoo.fr

Groupes bibliques et groupes de réflexion
Ceux qui souhaitent s’inscrire à un groupe se font connaître auprès des Missionnaires de village ou à la Maison Paroissiale : 05 55 69 11 22. Une équipe anglophone est constituée, la langue utilisée est surtout l'anglais. Les francophones qui pratiquent l'anglais sont les bienvenus. Contact: Kate et John McGee katemcgee1@gmail.com
Prochaine rencontre
salle Psalmet à Eymoutiers le 1er décembre à 20h

D'autres équipes existent à Eymoutiers,  Neuvic, Nedde et  St Martin Château

Rosaire  - temps de prière

- équipe du Rosaire: tous les deuxième jeudi du mois à 15h à Neuvic Entier

-Le chapelet : 
 à la Croisille : le 1er lundi de chaque mois à la sacristie de l’église chauffée à 14 h 30

à St Bonnet : les 1er mercredi du mois à 15h

Soirée de prière à l’église de Linards (chauffée)
chaque deuxième jeudi du mois à 20 heures 

Qu'est-ce que la prière du Rosaire?  télécharger le fichier PDF

 
Le diaconat

Jean Vincent Troncard de La Croisille a été ordonné diacre le dimanche de pentecôte 9 juin à 15h dans la cathédrale de Limoges
Portons le dans nos prière ainsi que Marie son épouse et les enfants.

Comment servir la Création?    de Jean Vincent 

Les ordres mineurs ont été conférés à Jean Vincent le 9 décembre 
en vue du diaconat.

Qu'est-ce qu'un diacre
? lire les réflexions du diacre Michel Marliangeas

 

·Itinérance des prêtres :

Gilles Gracineau le curé de La Paroisse Sainte Anne, 
souhaite passer une journée ou deux 
dans tel ou tel Relais paroissial

Relais de  Peyrat :  mardi 10 décembre , messe à 18h à Peyrat 

Les deux prêtres, Gilles Gracineau et Jean-Michel Salomon, de La Paroisse Sainte Anne ont passé une journée ou deux dans tel ou tel Relais. 

Relais de Chateauneuf samedi 15 juin, 8 h 30 prière à l’église.

Relais d’Eymoutiers mardi 28 mai,  messe à 18 h, chapelle de la Collégiale.

Relais de Linards mercredi 24 avril, messe à 18h à Linards

Relais de Peyrat le Château, jeudi 21 mars,  messe à 18 h à Saint Moreil

Nedde et Faux la Montagne : mercredi 20 février, 
messe à 18 h à Faux la Montagne

La Croisille mercredi 23 janvier, messe à 18h

Chateauneuf vendredi 14 décembre 2018, messe à 8h30.

Eymoutiers le mercredi 14 novembre, toute la journée, messe à 8h30.

Linards le mercredi 24 octobre, messe à 8h30. 

Peyrat le Chateau et environs
mercredi 20 juin, messe à 8h30 à Peyrat le Chateau 

La Croisille sur Briance 
vendredi 16 mai, messe à 18h30 à La Croislle 

Neuvic, Chateauneuf, Roziers St Georges 
le jeudi 19 avril  2018 - messe à 8h30 à Neuvic

Les "relayeurs" des communes préparent leur venue dans un esprit missionnaire

Nedde et Faux La Montagne Vendredi 5 janvier 2018
messe à  18h à l'église de Nedde 

Cheissoux, St Moreil, St Julien le Petit, samedi 14 octobre 2017

Peyrat, St Martin Chateau, 6 juin

Eymoutiers  mercredi 19  avril et jeudi 20 avril 2017– messe à 8h30 à la collégiale 
vous pouvez signaler aux prêtres des personnes à aller voir

Sainte Anne St Priest, Sussac, St Gilles, Domps, jeudi 1er décembre 2016
messe à Sainte Anne à 8h30
 réunion des missionnaires et ceux qui peuvent se mobiliser 
après la messe à 8h30

Linards, St Bonnet Briance, Roziers St Georges : mardi 4 octobre - 2016
 réunion des missionnaires et ceux qui peuvent se mobiliser à la sacristie 
après la messe à 8h30

La Croisille, St Méard, Surdoux :  mardi 11 octobre2016
réunion des missionnaires et ceux qui peuvent se mobiliser à la sacristie 
après la messe à 8h30

 

Au XIXème siècle, une lyonnaise, Pauline Jaricot, pense devant la montée de l’athéisme, que la prière est le seul remède. Elle institue ce qu’elle appellera « le Rosaire vivant » : la prière du chapelet est confiée à des groupes de quinze personnes. Ce « Rosaire vivant » va fonctionner. En 1955, le père Joseph Eyquem, dominicain, souhaitant créer des communautés de prière propose un nouvel élan missionnaire dans l’esprit du Rosaire vivant de Pauline Jaricot ; cet élan il le confie à la prière de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Il exprime ainsi une perspective missionnaire universelle. Il souhaite que ces communautés de prière aient lieu « à la maison » pour accueillir dans la simplicité, la convivialité, l’amitié, des personnes qui ne viendraient pas prier dans une église…
Le Rosaire est une prière mariale centrée sur le Christ. Il se compose de vingt mystères, chacun représente un événement de la vie de Jésus ou de la Vierge Marie. Un mystère révèle quelque chose qui nous est donné à voir de l’invisible. Les mystères du Rosaire médités sont des signes de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ et du salut qu’il obtient pour nous. 
Une Equipe du Rosaire est un petit groupe de personnes qui prient la Vierge Marie avec le chapelet et se retrouvent en deux temps de prière :
Chaque mois, la prière ensemble pour méditer la Parole de Dieu en s’appuyant sur le feuillet mensuel « le Rosaire en Equipe ». Cela permet en temps de partage, de réflexion et de prière. L’important, c’est qu’ensemble, nous sommes plus forts pour porter les intentions du monde, de
l’Eglise et tout ce qui touche notre propre vie. Toutes ces prières, nous les présentons à la Vierge Marie. Marie est la médiatrice, elle intercède pour nous auprès de Jésus, son Fils. Marie dans la prière du Rosaire, nous guide vers Jésus et la Vérité.
Chaque jour, la prière personnelle par la méditation d’un mystère de la vie de Jésus-Christ, en lien avec les autres membres des équipes grâce au calendrier d’Equipe. 


Les Equipes du Rosaire sont des communautés de prière, une école de prière avec Marie grâce à ces deux temps de prière. Elles sont aussi un mouvement missionnaire, un mouvement d’apostolat des laïcs, par l’invitation personnelle, et par la rencontre mensuelle « à la maison ».
Notre évêque, Monseigneur Kalist, s’adressant aux membres des équipes du rosaire lors d’un rassemblement diocésain, leur a dit : « Les équipes du Rosaire comptent parmi les plus beaux fleurons de la prière de l’Eglise, que l’Esprit de Pentecôte vous donne la force nécessaire pour continuer cette œuvre et la faire développer dans tout le diocèse. »
Pauline Jaricot avait raison : la prière est un excellent « remède » ! Non le chapelet n’est pas démodé ! Il est plus que jamais nécessaire de prier et de prier ensemble ! Une équipe du rosaire est ouverte à toute personne désirant prier avec d’autres, pratiquantes ou non. Si vous le
désirez, venez nous rencontrer : pour la paroisse Saint Anne, la prière du Rosaire a lieu chez Monique Vedrenne, Sivergnas Haut, à Neuvic Entier. Venez, vous êtes attendus !

Renseignements 05 55 69 18 19

 
Forum de l'éducation 7-8-9 Avril 2017
à EYMOUTIERS et CHATEAUNEUF-LA-FORÊT 
 Forum de discussions et d’échanges 
sur l’éducation d’aujourd’hui et de demain

Anne Barth est une réalisatrice franco-québécoise. Elle produit et réalise des courts métrages. Invitée à participer au Forum sur l’Éducation, elle a présenté en « ciné-rencontre » deux films « Quels enfants laisserons-nous à la planète ? » et « L’arbre de l’enfance, aux racines de l’être ».
Au cours de son séjour à Eymoutiers, la rencontre avec le Père Gilles Gracineau a permis un beau moment « d’échanges"  que les Amis de Psalmet vous proposent en vidéo 

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Éduquer, c’est quoi ?

Bernard VIGNERAS

Éduquer, c’est quoi ? Cela va sans dire, mais c’est mieux en le disant, il s’agit d’éduquer une personne – ou plusieurs -, une personne singulière dont le visage est l’une des premières manifestations. Un visage, c’est comme une porte qui ouvre sur un être absolument unique, quoique l’espèce soit très développée. Dans l’éducation, il est d’abord question de relations, et avant même toute intervention, la manière d’entrer en relation offrira ou non des conditions favorables pour une rencontre, même s’il y a dissymétrie dans la responsabilité. Quelle démarche éducative réelle et prometteuse pourrait se passer de la qualité de cette rencontre initiale ? Et comme pour toute rencontre vraie, il nous faut écarter d’emblée toute tentation de contraindre, de posséder, de manipuler et même de séduire. Deux libertés se rencontrent dans l’acte éducatif, et s’éduquent l’une l’autre. 
Le premier défi que tout éducateur doit relever est donc de poser les yeux sur les visages offerts par la jeunesse d’aujourd’hui, pour les accepter et leur sourire. Il faut absolument que l’autre se sache vu et reconnu tel qu’il se présente. « Tout visage d’homme vous sollicite, parce que vous êtes bien obligé d’en comprendre la singularité, le courage et la solitude » (Marilynne Robinson, Gilead). Sachons voir le courage, la bonté, l’humour et la solitude inscrits dans le visage des enfants et des jeunes. Seulement ensuite, nous pourrons inviter à découvrir une identité plus enfouie. 

Après cette introduction suggestive, essayons de poursuivre dans la réflexion. La question de l’éducation est vieille comme l’humanité. Depuis toujours, on s’est interrogé sur la/les manière(s) de transmettre les connaissances et les savoirs pratiques, mais aussi des arts de vivre ensemble, et ce, dans un contexte empreint de violences à réguler. Car nous n’avons jamais été dans un monde de bisounours ! La question éducative se pose justement parce que les choses ne vont pas de soi et qu’avant même de donner forme à un projet et de l’inscrire dans une histoire, il faut établir un contrat minimum pour que la rencontre ait lieu, qu’un apprivoisement élémentaire soit possible, que des repères communs commencent de lier confiance, là où peurs réciproques et violence originaire défont l’humain. 
Cette question de l’éducation est vieille comme l’humanité, et nous ne cessons de comprendre que les recettes mises en œuvre au cours des âges demandent des réajustements, voire des refontes complètes, car nous ne vivons pas entre ciel et terre. Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer, écrit Michel Serres dans Petite poucette. 
Devant ces modes démodées, pourquoi ne pas plonger dans nos origines et relire quelques mythes fondateurs de nos civilisations ? Alors même que les sciences n’existaient pas dans les formes que nous connaissons, des sagesses expérimentales ont posé quelques points de repère à même d’autoriser les bases d’une humanisation socialisante, dans un univers dangereux, que l’on croit peuplé d’esprits plus ou moins bienveillants, de divinités craintes mais encombrantes. Des réalités sacrées régissent un monde dans lequel un certain fatalisme oblige à réserver les comportements les plus irrationnels. Il y a des lois peu à peu discernées qui fondent le vivre ensemble, une manière d’être et de connaître, parfois au moins de survivre. S’établissent ainsi les interdits religieux du meurtre, de l’inceste, du mensonge… la nécessité de prendre femme ailleurs, la part de rêve dans l’acquiescement à la finitude et à la mort (Icare), le risque de l’enfermement mortifère sur soi (Narcisse)… Ces interdits – il faudrait plutôt dire « ces « entre dits », ce qu’on se dit entre soi – visent essentiellement à préserver la mort toujours possible du groupe, en se liguant s’il le faut contre les transgresseurs, jusqu’à finir par se trouver éventuellement un bouc émissaire. Le mythe répond au besoin quasi-pathologique de l’homme de « trouver sa place », dans la société, dans sa famille, dans sa patrie, dans sa fratrie, dans son travail, dans son environnement proche ou lointain. Il exprime toujours le rapport complexe entre l’individu et la société dans laquelle il vit : Icare ou comment fuir l’enfermement du dédale de la société grecque ? Prométhée ou comment échapper à une condition humaine bien misérable dans un univers si puissant ? Antigone ou comment faire ce qu’on croit être bon face à une cité qui le réprouve ? Iphigénie ou comment échapper à son destin de fille sacrifiée au nom de toutes les causes ?... Ce rapport complexe entre individu et société se double d’une tension entre ce qu’on pourrait appeler le mythe de l’éternel retour, fondé sur une conception circulaire du temps, liée à l’observation des cycles de la nature, et le mythe de Pandore, - Pandore, la première et la plus belle des femmes dit-on, qui laissa échapper tous les maux mais retint pour « son » homme, l’espoir, l’espérance folle de chaque génération pour inventer une nouvelle forme de vie - mythe individuel de la fuite en avant. Autrement dit, articulation jamais pleinement acquise de la pérennité et de la nouveauté, de la continuité et de la rupture.
Nous voici donc replacés au cœur des défis toujours présents dans les questions d’éducation : construire une identité, servir une liberté, vivre ensemble différents, trouver les mots justes pour des relations ajustées, juguler la peur et la violence… On pourrait aussi traduire par : « Comment travailler ensemble ? Comment vivre avec moins ? Qui est capable d’inventer les formes de vie de demain ? Avec qui ? Pour qui ? Comment développer un mode d’organisation, en réseaux plus qu’en boucles ? 
Je propose maintenant de préciser quelques termes de vocabulaire : élever, former, instruire, transmettre, dresser, développer, initier… avant de revenir au verbe éduquer.
Peut-on risquer quelques synonymes pour parler d’éducation ?
Elever ? L’image est belle, elle parle de quitter le sol pour grandir. Le petit est à quatre pattes, il ne parle pas. Il faudra qu’un jour, droit dans ses bottes, il assume ce qu’il dit. Ce jour-là, on dira de lui qu’il est bien ou mal élevé. 
Former ? Donner une forme, il y a l’idée d’une pâte qui se travaille avec art, avec minutie. Mais on peut aussi formater, cloner. L’éducation est-elle un moyen de reproduire le modèle de départ ?
Instruire ? Transmettre des savoirs et des savoir-faire. Donner des connaissances, du contenu. Enseigner. Cultiver. Entretenir la curiosité. Entrer dans l’histoire qui nous précède, on ne part pas de rien. Se reconnaître héritier. Cela demande une mémoire, et des apprentissages, il faut faire des exercices. Cela demande des maîtres compétents et pédagogues. Mais instruire suffit-il à faire un citoyen, un honnête homme ? Peut-on instruire le cœur ?
Favoriser le développement ? La personne humaine est tissée de multiples liens physiques, intellectuels, psychologiques, affectifs, … spirituels. L’éducation ne se place-t-elle pas au service d’une harmonie dans le développement, prenant en compte toute la personne, dans le respect des lois qui régissent chacun des domaines ? Cela renvoie l’éducateur à l’idée qu’il se fait de ce que c’est qu’être humain : corps, cœur, esprit… 
Initier ? C’est entrer dans un processus, avec des étapes, pour acquérir une science et une conscience qui ont à voir avec les raisons mêmes d’exister, et d’exister dans une société. L’initiation va de passages en passages, de petites morts en naissances, tout en utilisant le registre symbolique, dans les durées nécessaires, avec des initiés ayant eux-mêmes traversés ces expériences auparavant, comme des sages. Quelque chose se révèle peu à peu et le nouvel initié s’ouvre, s’éveille, à une autre réalité, se rend sensible à d’autres présences.

Eduquer, étymologiquement, c’est faire sortir de. Sortir de l’indifférencié, de la fusion et de la confusion. C’est cela seul qui fait de l’enfant, puis du jeune, un être de désir et de relation, parce qu’il a éprouvé le manque. Ce manque, c’est la prise de conscience progressive qu’il n’est pas le centre du monde et que les choses et les personnes ne sont pas ses esclaves, pour son petit plaisir d’enfant tyran. 

Je propose maintenant de risquer 4 principes d’action (le temps est supérieur à l’espace, l’unité prévaut sur le conflit, la réalité est plus importante que l’idée, le tout est supérieur à la partie) pour parler de croissance et d’art de vivre, alors que nous connaissons un temps malade de son espérance. 

En premier lieu «le temps est supérieur à l’espace». Donner la priorité au temps c’est initier des processus plutôt que de posséder des espaces. Dans notre relation éducative, nous avons pu mesurer l’importance d’initier des chemins, d’ouvrir des voies pour les enfants et les jeunes qui ont besoin de se construire. A ce niveau il faut donner du temps au temps et être patient. Ce principe permet de travailler à long terme, sans être obsédé par les résultats immédiats. Il aide à supporter avec patience les situations difficiles et adverses, ou les changements des plans qu’impose le dynamisme de la réalité. Il est une invitation à assumer la tension entre plénitude et limite, en accordant la priorité au temps. Un des choses pénibles qui parfois se rencontre dans l’activité socio-politique (ce n’est pas la campagne présidentielle qui me démentira, hélas !) consiste à privilégier les espaces de pouvoir plutôt que les temps des processus. Donner la priorité à l’espace conduit à devenir fou pour tout résoudre dans le moment présent, pour tenter de prendre possession de tous les espaces de pouvoir et d’auto-affirmation. C’est cristalliser les processus et prétendre les détenir. Encore une fois, donner la priorité au temps, c’est s’occuper d’initier des processus plutôt que de posséder des espaces. Le temps ordonne les espaces, les éclaire et les transforme en maillons d’une chaîne en constante croissance. Il s’agit de privilégier les actions qui génèrent les dynamismes nouveaux dans la construction d’une personnalité et impliquent d’autres personnes et groupes qui les développeront, jusqu’à ce qu’ils fructifient. Sans inquiétude, mais avec des convictions claires et de la ténacité."
En second lieu « l’unité prévaut sur le conflit». De même que la paix sociale repose sur l’acceptation des conflits et la forte volonté de les résoudre, de même l’éducation doit gérer le rapport à la violence née de la différence et des rapports de force. Le conflit ne peut être ignoré ou dissimulé. Il doit être assumé. Mais si nous restons prisonniers en lui, nous perdons la perspective, les horizons se limitent et la réalité même reste fragmentée. Quand nous nous arrêtons à une situation de conflit, nous perdons le sens de l’unité profonde de la réalité. Face à un conflit, certains adultes regardent simplement celui-ci et passent devant comme si de rien
n’était, ils s’en lavent les mains pour pouvoir continuer leur vie. D’autres entrent dans le conflit de telle manière qu’ils en restent prisonniers, perdent l’horizon, projettent sur les institutions leurs propres confusions et insatisfactions, de sorte que l’unité devient impossible. Mais il y a une troisième voie, la mieux adaptée, de se situer face à un conflit. C’est d’accepter de supporter le conflit, de le résoudre et de le transformer en un maillon d’un nouveau processus, en apprenant à développer une communion dans la différence, en regardant l’autre dans sa dignité la plus profonde. 

En troisième position, «La réalité est plus importante que l’idée». Il existe aussi une tension bipolaire entre l’idée et la réalité. La réalité est, tout simplement ; l’idée s’élabore. Entre les deux, il faut instaurer un dialogue permanent, en évitant que l’idée finisse par être séparée de la réalité. Il est dangereux de vivre dans le règne de la seule parole, de l’image, du pseudo raisonnement. A partir de là se déduit qu’il faut postuler un troisième principe : la réalité est supérieure à l’idée. Cela suppose d’éviter diverses manières d’occulter la réalité : les purismes angéliques, le tout-se-vaut, les grandes formules, les projets plus formels que réels, les fondamentalismes antihistoriques, les éthiques sans bonté, les intellectualismes sans sagesse. On pourra avoir toutes les grandes théories éducatives et les plus beaux principes, rien ne remplacera le compagnonnage quotidien, qui s’appuie sur la capacité d’observation et la faculté de se laisser remettre en cause par le réel. C’est ainsi qu’on ne fera pas de la même manière pour deux frères et sœurs, ou pour deux copains, ou plus généralement pour divers individus,
sinon quoi on fera du formatage soit disant égalitaire mais au résultat parfaitement injuste car mal ajusté à chacun. On voit parfois ainsi que tel grand ponte n’est ni compris ni suivi, avec ces belles théories !
Enfin «le tout est supérieur à la partie». Il existe certes toujours une tension entre vue globale et point de vue particulier. Nous sommes à des moments éducatifs précis et nous pensons déjà à l’adulte qui s’émancipera de nous. Mais cette tension doit être surmontée en élargissant notre horizon, en regardant plus loin que nos simples intérêts particuliers. 
Le tout est plus que la partie, et plus aussi que la simple somme de celles-ci. Par conséquent, on ne doit pas être trop obsédé par des questions limitées et particulières. Il faut toujours élargir le regard pour reconnaître un bien plus grand qui sera bénéfique à tous. Mais il convient de le faire sans s’évader, sans se déraciner. Il est nécessaire d’enfoncer ses racines dans la terre fertile et dans l’histoire de son propre lieu. On travaille sur ce qui est petit, avec ce qui est proche, mais dans une perspective plus large. De la même manière, quand une personne qui garde sa particularité personnelle et ne cache pas son identité, s’intègre cordialement dans une communauté, elle ne s’annihile pas, mais elle reçoit toujours de nouveaux stimulants pour son propre développement. Ce n’est ni la sphère globale, qui annihile, ni la partialité isolée, qui rend stérile. Le modèle ne veut pas que nous soyons tous pareils, mais qu’au contraire, les différences deviennent une chance à intégrer, pour un bien commun dans lequel chacun est attendu. 

La ligne de partage aujourd’hui est devenue, me semble-t-il, un écart entre les gens qui vivent
une certaine confiance, sans naïveté, bien sûr, et ceux qui sont pris par la peur. La peur replie sur soi, paralyse, conduit à la méfiance, voire à la violence. La confiance, elle, espère tout, met de la lumière partout. On veut tellement protéger de tout qu’on ne vit plus que dans le calcul, la stratégie. On prend les risques par procuration et on cherche les coupables en dégageant sa propre responsabilité, s’il le faut. C’est la peur ! Dans quel monde voulons-nous faire grandir les enfants et les jeunes d’aujourd’hui ? Dans un monde pseudo aseptisé où tout le monde s’observe et dans lequel on meurt à petit feu, faute de prendre le pari de vivre, quoiqu’il en coûte ? Deviendront-ils un jour des êtres libres, responsables et solidaires si nous ne le sommes pas nous-mêmes ? Evidemment, ce n’est pas du conformisme… Faire le choix d’une véritable confiance, et en payer le prix, s’il le faut. Seule une vie donnée est pleine et porte l’amour qui accomplit l’humanité. Comment nos enfants et nos jeunes pourront-ils entrer dans ce chemin sans crainte si nous autres adultes ne leur montrons pas ce que cela produit comme fruit en nous ? Dans l’éducation, il faut sans doute poser des limites, redresser ce qui doit l’être, corriger les attitudes (plus que les personnes), dire non chaque fois qu’il le faut, mais c’est aussi donner une orientation, proposer un horizon, conduire vers une humanité authentique et pleine, souvent exigeante comme tout ce qui en vaut la peine. Ce n’est pas indiquer un idéal inatteignable, mais communiquer ce qu’est votre propre raison de vivre. C’est dire humblement mais sûrement que tout ne se vaut pas, que tout n’est pas possible, que rien ne se fait sans le temps et les autres, que l’effort grandit les personnes. C’est accepter d’être la planche sur laquelle l’enfant ou le jeune tape quand il refuse les bornes qui lui sont proposées. 
Éduquer, c’est servir cette liberté qui invite chacun à entendre l’appel personnel à être et à aimer, dans le discernement de ce qui nous anime vraiment, là où se jouent la vie et la mort. Pourrons-nous accompagner sur ce chemin, si nous ne prenons pas le temps d’écouter comment nous sommes nous-mêmes habités ? Dans notre monde, on fait tant d’efforts pour les choses matérielles ! La vie de quelqu’un se jouerait-elle seulement dans l’apparence et dans l’accumulation des biens et des savoirs ? On a fabriqué un monde de gros cerveaux et de gros biscotteaux, mais on se retrouve avec des atrophiés du cœur et de l’esprit !!! On ne sait plus parler de ce qui nous atteint en profondeur, de nos émotions et de nos élans, de nos enthousiasmes et de nos tristesses, de nos ouvertures et de nos résistances. L’éducation pourrait-elle se développer sans une spiritualité, quelle qu’elle soit ? 

Il est temps de conclure. Je le fais en revenant au visage et à la personne comme singularité irréductible, et aussi comme histoire toujours devant nous. Je le fais en parlant de défi et de passion, d’espérance aussi. N’avons-nous qu’un monde plat et fade à offrir à notre jeunesse ? Quel enthousiasme communiquer ? Quel avenir leur confier ? Quels rêves accompagner ? Comment faire découvrir et expérimenter avec eux le risque de vivre, d’aimer, de servir ? Que devrons-nous perdre pour gagner ? N’éduquons pas les enfants et les jeunes à être déjà des petits vieux ! 

 
Le prieuré du Jassonneix 
(ou prieuré Sainte-Marie du Jassonneix) est une communauté de cisterciennes-trappistines récemment fondée en 1981 à Meymac, 
en Corrèze (France).

Fondation et développement

Madame des Places ayant fait don de sa propriété de Meymac (un château du XIIe siècle) à l’abbaye Notre-Dame de la Coudre (Laval, Mayenne) un groupe de trois moniales y est envoyé
pour fonder une communauté en 1981.

En 2003, une chapelle conventuelle est consacrée et, le 4 février 2006, le jeune monastère est érigé en prieuré autonome.

Sept fois par jour les moniales se réunissent dans l’église pour l'office divin.

Suivant la règle bénédictine, les religieuses travaillent pour leur subsistance. 
Depuis 1987, elles se sont spécialisées dans la culture des myrtilles et de petits fruits divers dont elles font des confitures, gelées et confits, vendus sur place et sur les marchés locaux (tous les 18 du mois sur le stand paroissial à la foire de La Croisille sur Briance) ou expédiés vers divers magasins monastiques . 
Une hôtellerie d’une dizaine de chambres reçoit également des personnes qui désirent y passer quelques jours de recueillement et prier avec elles.

L'office divin

En semaine: 

- Vigiles : 4h30
- Laudes 7h00
- Tierce-Eucharistie : 9h00 
- Sexte : 12h30
- None : 14h45
- Vêpres : 18h00
- Complies : 20h00

 

LA DEMEURE AUX MILLE SOURCES (d’après « Église de Limoges »)

« Celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissant pour la vie éternelle. » Jn 4, 14 j
Sous l'impulsion de participants à « Diaconia », l'association « La demeure aux mille sources» a été créée le 10 juin 2015. 

Elle a le projet d'un lieu d'hébergement chrétien pour des personnes souffrant de maladies psychiques stabilisées. Ces dernières ont déjà acquis un niveau d'autonomie, mais sont confrontées à l'isolement. Elles peuvent également éprouver des difficultés à gérer leur temps et à donner sens à leur quotidien.
C'est pourquoi ce lieu d'hébergement, à taille familiale, sous la responsabilité d'un animateur qualifié et salarié, proposera au sein de la demeure :
Une vie individuelle dans une chambre louée, 
Une vie collective par le partage
- de la prière
- des tâches communes (préparation des repas, entretien ...)
- des activités proposées.
- de la vie paroissiale et diocésaine
Ainsi, insérés dans la vie quotidienne, avec le soutien de l'association et des chrétiens locaux, les
résidents seront, de nouveau, acteurs à part entière de leur vie de foi et retrouveront du sens à leur vie.


Association « La demeure aux mille sources », 43, rue Edison 87000 Limoges tel 06 63 69 59 12 lademeureauxmillesources@gmail.com 
On peut soutenir l’association en adhérant pour 20 € ou faire un don de soutien 

Pour mieux connaître la maladie psychique et ses conséquences : dsv-soures-vives.fr 

 
Le service Évangélique des malades 

Nous sommes un dizaine de bénévoles qui allons visiter des personnes âgées, seules, malades à leur domicile et dans les maisons de retraite, sur la paroisse.
Notre mission est surtout d’écouter les personnes. Lorsqu’elles se savent écoutées, elles sont très heureuses.
Voici deux lettres que nous avons reçues et témoignent de ce que peuvent apporter ces rencontres:

"L’amitié c’est une écoute
Quand le cœur est en déroute
Qui jamais ne se permet 
De juger ni de peiner
Elle peut tout partager
De nos joies, de nos secrets
Que ce soit la nuit, le jour
Elle vole à notre secours
Impalpable comme le vent
Forte comme l’océan
L’amitié c’est de l’or
Que l’on garde comme un trésor"

"Je te remercie d’être venue ce dimanche pour me remonter le moral. Et nous te remercions pour cette délicieuse tarte, je me suis tout simplement régalée (et mon époux aussi).
Tu es un ange qui viens toutes les semaines m’apporter du bonheur. Je ne t’en remercierai jamais assez.
J’ai vraiment de la chance de t’avoir comme meilleure amie. Quand ce sera ton tour de ne pas être bien, j’espère que tu auras quelqu’un qui s’occupera de toi comme tu as fait pour tant d’autres.
Merci d’être là pour moi et de m’apporter cette joie de vivre.
Je t’en remercie du plus profond de mon cœur."

Nous lançons un appel aux bonnes volontés.
Contacter la paroisse.

 
A vous tous qui cherchez la paix, en ce mois de décembre 2015

Après les événements qui ont endeuillé la France le mois dernier l'interpellation retentit avec plus de force : comment faire advenir la paix entre les peuples ? Juste avant la Toussaint, s'est réunie à Castel Gandolfo, l'Assemblée européenne de Religions for Peace à laquelle ont participé juifs,
chrétiens et musulmans. Leur sujet de réflexion « s'accueillir les uns les autres : de la peur à la confiance ». Dans un message de bienvenue, le Cardinal Tauran rappelait que « la véritable mission de la religion est la paix parce que la religion et la paix vont de pair ». Oui, comment pouvons-nous transformer la peur en confiance, la discrimination en respect, l'inimitié en amitié, une culture du jetable en une culture bienveillante et la confrontation en dialogue ? Voilà bien les questions à porter dans notre prière.

L'événement COP21 « 21ème conférence des parties signataires de la Convention Climat des Nations Unies » revêt une importance capitale pour notre avenir commun. Parmi les quatre enjeux soulignés par Justice et Paix, enjeu pratique, enjeu responsable, enjeu solidaire, prêtons attention au quatrième enjeu qui est spirituel et nous engage dans la prière.
« Le quatrième enjeu est d'ordre spirituel et moral car la crise climatique relève d'un tel défi. Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants dit un proverbe africain cité en 1939 par Antoine de Saint-Exupéry dans Terre des Hommes. La voix des autorités religieuses est considérée en ce sens comme une alliée importante dans la perspective d'une réussite du sommet climatique. Il n'est pas anodin en France, pays à laïcité revendiquée, de préparer un événement international avec la contribution des voix des religions et des spiritualités. En tant que ces voix portent le sens d'un bien commun pour l'humanité. » (La Lettre de Justice et Paix, n° 206, octobre 2015 / http://www.justice-paix.cef.fr)

La réussite ou l'échec de COP21 aura un impact direct sur l'avènement ou le recul de la paix
entre les peuples, pensons notamment au déséquilibre démographique provoqué par les migrations climatiques. Il est en ce sens significatif qu'ait été lancé à Rome le 26 octobre dernier un appel signé des Cardinaux, des Patriarches et des Évêques du monde entier représentant les cinq continents. Dans la continuité de l'Encyclique Laudato Si' ces pasteurs réaffirment que le climat est un bien commun de toute l'humanité, que l'environnement est un bien collectif sous la responsabilité de tous. Les pauvres, premières victimes du changement climatique, doivent être associés au développement durable. L'appel de Rome se décline en dix appels précis que vous pouvez trouver en suivant le lien suivant: http://zenit.org/fr/articles/cop21-appel-inedit Paul VI déclarait en 1967 : « le développement est le nouveau nom de la paix. » 
Prions pour que grandisse notre conscience écologique, elle conduira à la paix.

Prière pour la terre qui conclut l'appel de Rome : 
Dieu d'amour, enseigne-nous à prendre soin de notre maison commune.
Inspire nos chefs de gouvernement au moment de leur réunion pour :
· qu'ils entendent le cri de la terre et le cri des pauvres
· qu'ils soient unis de cœur et d'esprit en répondant avec courage
· en cherchant le bien commun et la protection de ce jardin que Tu as créé pour nous, pour nos frères et sœurs, et pour les générations à venir. A M E N


Frère Joël, moine bénédictin

 
Le père Gilles Gracineau nouveau curé de la paroisse Sainte Anne 
vient d'arriver au presbytère d'Eymoutiers le 1er septembre 2015

Originaire de Vendée je suis venu, dans les turbulences et les incertitudes de mai 68, travailler dans une entreprise à Crocq, puis, le temps s’étant éclairci... j'ai continué une formation dans le Beaujolais et à Lyon, dans l'association des prêtres du Prado. Ordonné prêtre en 1975 j'ai été envoyé à Felletin 10 ans, puis à Bourganeuf également 10 ans, avec un lien important avec l'Association des Plateaux Limousins, le MRJC à la Foret Belleville, et de même avec la communauté turque. Ensuite le Prado, avec l'accord de l'évêque de Limoges, m'a appelé à être formateur de jeunes candidats à devenir prêtres. Au bout de 7 ans Mgr Dufour m'a rappelé pour un ministère dans l'Est Creusois sur le territoire de Combraille en Marche à la paroisse Saint Marien à laquelle s'ajoutait 8 ans plus tard celle de Sainte Croix des Deux Creuse.
Au long de ce ministère en paroisse, j'ai aimé collaborer avec les prêtres de Creuse - dont Jean-Michel Bortheirie - se réunissant avec le Père Christoph Théobald jésuite, (notamment avec Pierre Morin pour un ministère d'itinérance sur l'Est Creusois) avec de nombreux chrétiens et personnes soucieuses du développement local. J'ai servi les divers mouvements ruraux. Un temps vicaire épiscopal, puis délégué épiscopal pour le monde rural. Aujourd'hui, après m'avoir été consentie une année de réflexion et ressourcement à la maison du Prado à Limonest, Mgr Kalist m'envoie sur Monts et Barrages à la Paroisse Sainte Anne des Monts et Rivières, avec la mission renouvelée de délégué épiscopal pour le monde rural.
Père Gilles Gracineau

 

Laudato Si, l'écologie intégrale

Trois jours sur « quelle école pour demain ? Éduquer c'est quoi? »
Avec des partenaires. 7-8-9 Avril 2017

Témoignage d'un agriculteur, à la réunion du 30 mars 2017 : quelles pistes d'avenir?

Le texte de l’encyclique est en vente pour 4.5 € au presbytère d’Eymoutiers et sera proposé à l’entrée de la réunion..

Suite à la parution de l'encyclique "Laudato si" adressée à tous les habitants de la terre "notre maison commune" la paroisse a lancé un groupe avec les objectifs (et modalités) suivants:
- un groupe ouvert à tous croyants ou non mais sensibilisés à l'avenir de notre monde (question écologique, économique, sociale, démocratique...)
- un groupe conscient que la rupture ou conversion ne pourra pas venir des seuls politiques mais que chaque citoyen du monde est concerné et a un rôle à jouer.
- un groupe conscient que toutes ces questions actuelles ont certes une dimension politique mais plus radicalement une dimension spirituelle qui interpelle chacun de nous et que la lumière naît du dialogue.

Laudato Si - Réunion du 31 mars 2016
La question agricole sur notre territoire : 
témoignage d’un agriculteur suivi d’un débat: quelles pistes d’avenir?

L’encyclique pose la question de la terre, « notre maison commune ». Nous constatons aujourd’hui les difficultés des agriculteurs et leurs espoirs et avons demandé à Frédéric et Véronique de témoigner.

En 1994, Frédéric s’installe en reprenant l’exploitation familiale., 66 ha, 46 vaches laitières, 280 000 litres de quotas laitiers et des vaches limousines pour la viande. Véronique puis en 2005 le frère de Frédéric s’associent avec Frédéric, les quotas montent à 500 000 litres de lait avec la même surface. Ils investissent dans un nouveau bâtiment et leur sont alloués 70 000 litres de lait supplémentaires. Ils ont 80 vaches. Si le prix du lait est inférieur à 0.285 € du litre, ils ne peuvent plus rembourser.
En 2009, le prix du lait tombe à 0.26 E. Le frère part comme salarié agricole. Frédéric voulait tout arrêter.
Véronique suit une formation à Aurillac et découvre que sur de petites structures, des agriculteurs d’un «groupe herbe» s’en sortent.
Frédéric et Véronique font leurs calculs. En réduisant les volumes produits et les charges, ils
pourront y arriver. Ils vendent 20 vaches, réduisent leur chiffre d’affaires, remboursent leurs emprunts et autofinancent un atelier de transformation.
Leur banque ne comprend pas leur choix. Ils ont vendu du capital et investi cet argent au lieu de le placer et faire un nouvel emprunt.
Maintenant les vaches mangent de l’herbe, avec une bonne gestion du pâturage sans apport d’engrais. Ils n’ont plus besoin de faire calculer les rations de chaque vache, de transporter les aliments avec un tracteur, de faire les litières, transporter le fumier toute l’année, produire du maïs et d’acheter du soja produit dans des conditions désastreuses pour les hommes et l’environnement.
La reconversion a été douloureuse. Il est difficile de remettre en question ce qu’on a toujours fait..
Ils ont d’abord essayé de gérer une parcelle sans engrais comme le conseillait le «groupe herbe» des Civam (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural). A leur grande surprise, le trèfle a poussé. Il apporte de l’azote, il est inutile d’acheter de l’engrais. Peu à peu, l’herbe a remplacé le maïs. Il n’y a plus besoin de soja.
La production de lait par vache a diminué d’un tiers, mais les achats ont été divisés par trois.
Maintenant ils peuvent vivre sur l’exploitation, ils ont beaucoup moins de travail et ont embauché un ouvrier à plein temps. 
Le lait est vendu à une coopérative, seulement une petite partie est vendue sans intermédiaire.
Au marché ils rencontrent les consommateurs et des agriculteurs. Le lien social est très important, ils ne sont plus isolés.
Maintenant ils comprennent qu’ils étaient enfermés dans une spirale .infernale. Le lait supplémentaire était produit uniquement grâce à des achats dont les prix augmentaient alors que le prix du lait diminuait. 

Les autres agriculteurs présents décrivent leur pratique, certains tout herbe avec très peu d’investissements, plusieurs pratiquent la vente directe, d’autres une agriculture plus classique en limitant au maximum les produits phytosanitaires.
Une agricultrice souligne la difficulté d’accès au foncier. Les gens ne font pas confiance à une personne qu’ils ne connaissent pas et refusent de lui vendre ou louer leur terre. Comment prouver ses compétence si l’on a pas de terre ? Elle trait les brebis à la main pour ne pas investir dans une salle de traite.
Un agriculteur produit des mélanges céréaliers pour compléter l’alimentation du bétail.
Un autre a fait construire une stabulation avec panneaux photovoltaïques. L’électricité vendue payera le gros œuvre.. Les vaches auront un abri.

Bernard Rebière de la chambre régionale d’agriculture rappelle que les agriculteurs ne doivent
pas hésiter à demander de l’aide bien avant d’être au bout du rouleau.
Ceux qui veulent s’installer comme agriculteurs sur une exploitation peuvent demander qu’elle soit sous surveillance SAFER quelques années avant le départ de l’exploitant. 
Pour accorder des prêts, les banques regardent surtout les primes reçues par l’agriculteur.
Il existe d’autres structures comme MIIMOSA https://www.miimosa.com/ qui mobilise des fonds participatifs pour aider de nouveaux agriculteurs.
Les agriculteurs doivent se réapproprier la gestion de leur ferme. 
La Politique Agricole Commune encourage actuellement à utiliser moins d’intrants (engrais ou compléments alimentaires achetés), et aussi l’agriculture biologique.

Une association de médecins du limousin souligne les problèmes de santé (cancers) des agriculteurs qui utilisent les produits phytosanitaires et des personnes habitant leur voisinage. Les doses utilisées diminuent mais les concentrations de ces produits augmentent. La France en utilise de plus en plus, elle est le premier pays d’Europe et troisième pays du monde.
Nous savons maintenant que la viande, le lait, le beurre produits par des vaches nourries à l’herbe contient des Oméga 3. Si les vaches sont nourries au maïs, la viande, le lait, le beurre contiennent des Oméga 6 mauvais pour la santé.

Une date et un thème seront proposés pour la prochaine réunion du groupe
 toujours ouvert à tous.

 
Messe chrismale, mercredi 12 avril 2017 à 18h dans la cathédrale de Limoges 

La  messe Chrismale du grec khrísma qui veut dire huile ou onction, concerne la cérémonie au cours de laquelle l'évêque consacre le saint chrême, huile qui servira dès les baptêmes de Pâques et tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

 
Lancement d'une année ostensionnaire - http://www.ostensions-eymoutiers.fr/
- Un slogan pour toute l'année : 
" Tous appelés à la sainteté par la miséricorde de Dieu" 

Le jour de la Toussaint a été annoncée la grande " Tous saints" du 19 juin 2016 à la collégiale et dans les rues d'Eymoutiers 

Homélie du Père Gilles « Fête de la Toussaint »
Collégiale d’Eymoutiers – 01 novembre 2015

Fête des Saints.. Fête de l’ouverture de cette année ostensionnaire où les saints sont vénérés au sein de l’Eglise mais aussi sur la place publique.

En effet les saints s’ils ont été reconnus par l’Église pour avoir, au milieu de leurs péchés et faiblesses, laissé la grâce prendre le dessus, ont apporté aux hommes un surplus d’humanité ; en effet l’amour et le don soi -souvent vécus de manière très belle sans la foi – sont ouverts sur un futur, au-delà de la mort; et ce futur engendre l’Espérance ; c’est un élan qui fait marcher vers un Rendez-vous de plénitude. La vie humaine est alors dilatée par ce rendez-vous d’accomplissement en Dieu.

C’est pourquoi, lors des ostensions, des visages de sainteté vont parcourir un bout de rue comme pour dire ceci : la sainteté se vit dans les rues, sur les chemins, les villages, les places publiques ; elle se vit dans l’histoire humaine. C’est là que le Chrétien est attendu pour montrer un chemin d’humanisation – non pas la religion comme un système moral et moralisant – mais pour montrer ce que produit la foi libre au Christ accueilli comme un amour. C’est le ressuscité ! Il vient demeurer dans cœur humain, dans des mains humaines, des yeux et des paroles humaines. Notre Dieu est venu habiter chez nous ! Et toute l’œuvre de l’Esprit Saint c’est de faire naître et demeurer le Christ en nous pour être son cœur, ses mains, ses yeux sa bouche. Pour agir et parler dans le respect et l’amour. Les reliques des saints n’évoquent-elles pas cela ? Elles nous font comprendre que la foi n’est pas une affaire vaporeuse ! Jean-François Penhouet, aumônier National des prisons viendra en Avril nous dire : « la sainteté elle est là où on l’attend pas » quand des hommes et des femmes se laissent arracher à leur misère par l’Amour. Quel combat ! Vous viendrez l’écouter avec plaisir !

Quelle merveilleuse nouveauté que la foi ! Elle ne change pas les tracas et turbulences de la vie. Mais elle est un compagnonnage, une présence, et plus encore une Espérance qui à certaines heures donne sens à la souffrance obscure en elle-même.. L’horizon ? C’est d’avoir rendez-vous avec Dieu ! Rendez-vous d’accomplissement des amours plus ou moins maladroites. N’oubliez pas cela !

Pour ne pas l’oublier…il y a le soutien de l’Eglise des baptisés.. ceux qui sont en route, ceux qui sont parvenus à bon port.. L’Eglise, c’est nous tous les baptisés qui formons une communauté fraternelle, bien loin d’être un corps finissant chargé de soins palliatifs spirituels. En effet, notre communauté est formée d’hommes et de femmes dont le cœur est chaque jour ensoleillé de l’amour du Christ qui veut faire du neuf, chaque jour, dans des yeux ,des mains, des visages. Chaque jour le Christ ressuscité frappe aux volets de notre cœur pour nous inviter à croire en le Vie Je pense à une maman catéchiste atteinte d’un cancer et dont le mari allait travailler, eh bien chaque jour les mamans catéchistes se sont relayées pour faire à manger aux enfants et au papa. Œuvre gracieuse, gratuite de Dieu dans des mains humaines ; elle vient contester l’esprit de rentabilité et productivité qui gangrène l’intérieur de bien des vies ; elle impulse, inexorablement et mystérieusement, un esprit de fraternité et d’hospitalité.

Oui nous croyons à cette « communion des saints », c’est-à-dire de ceux qui font confiance au Christ ! En Avril encore un ami jésuite de renommée internationale, Christoph Théobald, viendra nous entretenir de la solidarité entre les baptisés, de cette « communion des saints » proclamée dans le Credo. Vous viendrez l’écouter avec plaisir

Combien nous devons nous sentir solidaires les uns des autres. Ne sommes-nous pas les membres du Christ ? Avec lui nous sommes fils du Père, avec lui nous sommes frères. Nous formons son corps dans une fraternité qui, en assumant celle de la république, prend sa source en amont, dans une fraternité en Christ. A cause de cela ne devons-nous pas tout faire pour rendre nos familles, nos villages plus fraternels. « C’est à l’amour que vous aurez entre vous, qu’on vous reconnaîtra pour mes disciples », dit Jésus.

Une clef nous est donnée pour prendre la route de la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés :
« Heureux les pauvres de cœur, le royaume des cieux est à eux » Tout est là !! Tristesse qu’un cœur replié, encombré, riche de ses avantages ! Au bout du chemin c’est l’impasse assurée. Mais quel bonheur qu’un cœur de pauvre ouvert, disponible. Dieu peut y faire sa demeure. Alors le cœur peut se faire hospitalier aux petits et aux humbles et aux passages de l’Esprit Saint
Je vous laisse avec cette clef. Qu’elle vous serve en toute circonstance ! Ne vous souciez pas de votre nombre et encore moins de quelque prosélytisme. Goûtez la joie de croire ! L’Esprit fera le reste par votre rayonnement. Quant à vous, en cette année ostensionnaire, allez, humbles et libres, au coude à coude avec ceux et celles qui vivent, en quête spirituelle ou sans altérité à la condition humaine, mais qui vivent par le cœur et le don de soi pour une terre plus humaine.

Ostensions sans ostentation, pour prendre part à la biodiversité de l’expression humaine sur un territoire, dans une histoire commune et une « maison commune », selon l’expression de François. Amen
                                                                               Père Gilles, Curé de la paroisse Sainte Anne
 
" VOUS AVEZ DIT FAMILLE ?"

Questionnaire "Vous avez dit famille? 

Vous avez dit famille ?
Compte-rendu de la réunion du Vendredi 5 juin 2015 à Châteauneuf

Une quinzaine de personnes des quatre coins de la paroisse se sont retrouvées. Réunies pour s’interroger très librement sur les différentes questions posées sur la feuille d’invitation dont le thème était : "Vous avait dit Famille" . 
Le dialogue s’est instauré dans une ambiance de respect et d’écoute, la diversité de l'âge des intervenants et les situations particulières de chacun ont permis d’enrichir les échanges dont voici par écrit quelques extraits:

1 – Qu’aimez-vous dans vos vies de famille ?
Nous transmettons des valeurs, nous aimons partager tout ce qui est important pour nous. Nous voyons que nos enfants à leur tour transmettent des valeurs à nos petits enfants. Eloignés les uns des autres, certains les voient peu. 
Dans le cocon familial nous aidons nos enfants à se former.
Nous sommes heureux du fait que nos enfants et petits enfants ont de bonnes relations entre eux.
Nous transmettons un patrimoine culturel : chansons, histoires, souvenirs… la famille donne des racines et des repères. Pourtant, certains jeunes préfèrent vivre en dehors leur famille…surtout après 1968.
Il est important de transmettre tout ce qu’a appris une grand mère très aimée qui savait beaucoup de choses.
La famille élargie donne un témoignage : les enfants de familles éclatées côtoient d’autres couples qui durent.

2 – Qu’est-ce qui est le plus difficile dans vos vies de famille ?
La séparation des couples.
Lorsque nous nous retrouvons il est difficile de maintenir l’harmonie du fait des opinions et des façons de vivre de chacun. Il n’est pas toujours évident d’intégrer certaines « pièces rapportées». Les relations peuvent devenir difficiles ou impossibles avec le fils à cause de son épouse.
Nous devons accepter la différence, beaucoup écouter, nous effacer. Nos enfants sont libres, ils font ce qu’ils veulent !
Dans certaines familles, on ne parle pas de politique ou de sujets sensibles pour que les retrouvailles soient un moment heureux. Il peut être difficile de creuser certaines questions, les idées sont très différentes, et chacun doit pouvoir s’exprimer. 
Certains jeunes parlent très peu dans leurs familles, c’est dommage. 
Il est nécessaire d’apprendre à s’exprimer, pour être capable d’échanger en profondeur dans son couple. Peut être que les couples ne durent pas parce qu’il n’y a pas d’échange sur ce qui est important pour chacun. 
Le bonheur se construit.
Souvent les parents travaillent tous les deux, il leur reste très peu de temps pour voir les enfants.
Le repas du soir ou l’on mange tous ensemble peut être le moment ou toute la famille se retrouve.

3 – Des situations particulières : qu’exprimons-nous ?

Les divorcés remariés, mères célibataires, couples homosexuels se croient rejetés par l’Eglise. Une mère célibataire pense qu’elle ne peut pas faire baptiser son enfant. 
L’Église ne rejette jamais les personnes.
L’un de nous a appris à 20 ans (il y a 30 ans) qu’une de ses sœurs est homosexuelle. D’autres personne du groupe connaissent des couple homosexuels avec ou sans enfant : la différence fait peur, mon semblable me rassure….
L'église protestante de France autorise la bénédiction des couples homosexuels.. A cause de cela, l’église orthodoxe russe suspend ses relations avec les protestants français... Chez les protestants, le mariage n’est pas un sacrement...
Dans l’église, le mariage religieux n’est pas possible si une personne souhaite épouser un divorc酠
Mais certains prêtres proposent aussi, en dehors du sacrement de mariage, une célébration pour unir l’amour du couple dans un temps de prière qui précède le mariage civil.
Certains sont superstitieux et pensent que si les alliances sont bénies par un prêtre, leur mariage va durer. Le mariage religieux peut être un fardeau qui ne peut pas être porté parce que les conjoints n’ont pas la foi.
Beaucoup d’entre nous pensent que l’Église ne doit pas changer sa manière de faire. Mais les gens manquent de lieux de parole. Il faudrait qu’ils puissent participer à des débats et échanges avec d’autres divorcés remariés, homosexuels,…parce que l’Église doit accueillir les gens tels qu’ils sont.

*                        *                         *                 *
Questionnaire: "Vous avez dit Famille?

 télécharger le questionnaire

En octobre 20l4 , des évêques et des chrétiens du monde entier se sont rassemblés à Rome pour réfléchir autour du thème de la FAMILLE. 
Cette réflexion commune s ' appelle un SYNODE.
 Il y en aura un second en octobre 2015, toujours à Rome.
D'ici là, les catholiques des 5 continents - même et surtout ceux de la Paroisse Sainte Anne -sont invités à échanger et à faire remonter leurs partages aux responsables de la pastorale familiale du diocèse de Limoges (Creuse et Haute Vienne). Nous pourrons en être "d'humbles facteurs".

Nous vous souhaitons de riches échanges. 
L'Équipe Pastorale. 

1 - QU' AIMEZ-VOUS DANS VOS VIES DE FAMILLES ? POURQUOI ?

2 - QU' EST-CE QUI EST LE PLUS DIFFICILE DANS VOS VIES DE FAMILLES ? POURQUOI ?
3 - DES SITUATIONS PARTICULIERES ( familles mono-parentales, divorces, homosexualité,..) PARAISSENT DEVENIR PLUS FREQUENTES AUJOURD--HUI. AVEZ-VOUS DES REACTIONS, DES CONVICTIONS, DES QUESTIONS A EXPRIMER ?

4 - ETES-VOUS MARIES RELIGIEUSEMENT ? SI OUI, QU'AVEZ-VOUS APPRECIE LORS DE VOS PREPARATION et CELEBRATION DE MARIAGE CATHOLIQUE ?
AVEC LE RECUL DE QUELQUES ANNEES, QU'AURIEZ-VOUS SOUHAITE ? POURQUOI?.

5 - SI VOUS ETES MARIES SEULEMENT CIVILEMENT, AVEC LE RECUL, AURIEZ-VOUS SOUHAITE UNE REFLEXION SUR L'ENGAGEMENT DU MARIAGE ? 

6 – « LA FAMILLE EST LA PREMIERE COMMUNAUTE CHRETIENNE DE BASE", a dit un Pape.
Ce la vous paraît-il JUSTIFIE, LOGIQUE,.... ou bien EXCESSIF; IMPOSSIBLE ? POURQUOI?

Vous pouvez réfléchir seul à ce questionnaire. Mais aussi avec d'autres: avec des amis, des vosins, des membres de familles, des parents de catéchisme, de l'aumônerie, .... en équipe Bible ou autre équipe,. .etc.

Et déposer , envoyer vos réponses dans la boite aux lettres du presbytère 2 rue des Pénitents 87120 EYMOUTIERS ou bien la donner lors des messes, dans une enveloppe avec la mention : " SYNODE SUR LA FAMILLE". ou par mail à paroisse.sainte-anne@wanadoo.fr

 
Prière pour l’unité des chrétiens

Seigneur Jésus, qui à la veille de mourir pour nous,.
as prié pour que tous tes disciples soient parfaitement un,
comme toi en ton Père, et ton Père en toi,
Fais-nous ressentir douloureusement
l'infidélité de notre désunion.

Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter ce qui se cache en nous d'indifférence, de méfiance,
et même d'hostilité mutuelle.

Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi,
afin que, de nos âmes et de nos lèvres,
monte incessamment ta prière pour l'unité des chrétiens,
telle que tu la veux, par tes moyens que tu veux.

En toi, qui es la charité parfaite fais-nous trouver la voie qui conduit à l'unité, dans l'obéissance à ton amour
et à ta vérité. Amen.
(D'après l'abbé Couturier)
 
Prière « à portée de la main » du Pape Francois

Il y a vingt ans, Jorge Mario Bergoglio, évêque de Buenos Aires et actuel Pape François, a écrit une prière qui est devenue très populaire en Argentine. C’est une Prière simple qui reflète, en fait, le caractère et le style du Saint–Père. Une prière « à portée de la main », une prière sur les doigts de la main, une prière universelle complète et riche, une prière pour les enfants comme pour les grands .

1- Le pouce est le doigt le plus proche de vous.
Donc, commencez par prier pour ceux qui vous sont le plus proches. Ils sont les personnes les plus susceptibles de revenir à vos mémoires. Prier pour les gens qui nous sont chers est un « doux devoir ».

2- Ensuite l’index qui montre la direction à suivre
Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et des soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres, les catéchistes. Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres. Ne les oubliez pas dans vos prières.


3- Le doigt qui suit est le majeur, le plus long.
Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le Président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique. Ils ont besoin de l’aide de Dieu.

4- Le quatrième doigt est l’annulaire.
Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie. Ils ont besoin de vos prières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Nous sommes aussi invités à prier pour les mariages.

5- Et enfin, il y a notre petit doigt,
Le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible, « les derniers seront les premiers ». Le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même. Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pourrez le faire pour vous en toute confiance.

Pape François

 

Prière pour les familles du pape François

Jésus, Marie et Joseph
en vous nous contemplons
la splendeur de l’amour véritable,
à vous nous nous adressons avec confiance.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
des lieux de communion et des cénacles de prière,
des écoles authentiques de l’Évangile
et des petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que jamais plus dans les familles on fasse l’expérience
de la violence, de la fermeture et de la division :
que quiconque a été blessé ou scandalisé
connaisse rapidement consolation et guérison.

Sainte Famille de Nazareth,
que le prochain Synode des Évêques
puisse réveiller en tous la conscience 
du caractère sacré et inviolable de la famille,
sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph
écoutez-nous, exaucez notre prière.

Prière du pape François – Angélus du 29/12/2013

Fête de la Sainte Famille

 

ACAT (Action de Chrétiens pour l'Abolition de la Torture)

Une équipe existe sur notre paroisse, vous trouverez dans les églises "l'appel du mois"

Nuit des Veilleurs 2019

* Veillée de prière organisée à la collégiale de St Léonard  le 17 juin par le comité de jumelage diocésain.

* 26 juin date internationale officielle de la nuit des veilleurs, les membres de notre paroisse sont  invités par le groupe de Limoges à partir de 18h30 pour un pique nique partagé avec les musiciens de musictus dans les jardins de l'abbatiale, la veillée par elle même commence à 20h30 jusqu'à 22h environ https://www.eglise-protestante-unie.fr/limoges-p50449/actualite/nuit-des-veilleurs-2019-7045

À l’occasion de la « Journée internationale de soutien aux victimes de la torture » (26 juin), l’ACAT-France et un grand nombre d’ACAT de par le monde, proposent aux chrétiens de toutes confessions de devenir « Veilleurs », en portant dans leurs prières ceux qui dans de trop nombreux pays sont torturés, et de former ainsi une longue chaîne de prière mondiale. 
C’est un évènement œcuménique unique, une action à la fois individuelle et collective, à l’initiative de l’ACAT qui invite tous ceux qui le désirent à s’associer à elle : groupes œcuméniques, mouvements chrétiens, associations de défense des droits humains.
À l’origine de la première « Nuit des Veilleurs » en 2006, Anne Cécile Antoni, alors présidente de l’ACAT-France, précisait la tonalité spirituelle de ce rendez-vous annuel :
« Les souffrances des prisonniers pour lesquels nous prions marqueront une forme d’actualisation de la Passion du Christ. Il a lui-même été maltraité, flagellé, condamné à mort. Parce qu’il a souffert pour nous, en qualité de chrétiens, nous ne pouvons accepter que d’autres humains, nos semblables, subissent le même sort. »

Nuit des veilleurs 2018
de l’ACAT 
(Action de Chrétiens pour l'Abolition de la Torture)
 le vendredi 22 juin 2018 à 20h sous le clocher de la collégiale d'Eymoutiers
Thème : La fraternité... jusqu'à aimer ses ennemis"

La Nuit des Veilleurs 2014

Le thème de la « Nuit des Veilleurs » cette année sera une parole de l’Evangile 
« Heureux les assoiffés de justice » (Mt 5, 6)
Jésus dit : « Si vous voulez être heureux, soyez assoiffés de justice ». Se battre contre l’injustice c’est rejeter l’indifférence. Gardons un cœur sensible à la souffrance, à la détresse, un cœur disponible pour aider, soutenir, pour aimer tout simplement.

L’ACAT nous appelle à devenir « Veilleurs », en portant dans la prière ceux qui sont entre les mains des bourreaux, qui appellent au secours et croient à l’espérance.
Cette veillée œcuménique, composée de témoignages, contes, chants, est prévue à 

LIMOGES à l’église Ste BERNADETTE le jeudi 26 juin de 20h30 à 22h30 
et à EYMOUTIERS au MUSEE REBEYROLLE le mercredi 25 juin de 20h30 à 22h. 

 
Dimanche fraternel 

* 14 juin 2020 messe et journée au bord du lac de Sussac

10h à 18h, plage du plan d’eau de Sussac, les familles sont tout spécialement invitées
Cette messe festive sera célébrée sur un radeau avec le désir d’attirer l’attention des participants sur la beauté de la nature et la sauvegarde de la création.
C’est une journée missionnaire ! 
une paroisse « en sortie » selon l’expression du pape François
Que chacun de nous se sente missionnaire et responsable de par son baptême d’inviter des parents, des enfants, des jeunes à cette sortie paroissiale

 

Catéchèse ou découverte de la foi
 
aumônerie 6eme
  aumônerie 5eme, 4eme et 3eme
dans la paroisse sainte Anne  

Eveil à la Foi (enfants de 3 à 7 ans) et catéchisme de proximité (enfants à partir de 8 ans)
Tous les enfants sont les bienvenus, quel que soit leur âge ou leur questionnement, 
pour apprendre à connaître Jésus.
Dans chaque relais paroissial, (Eymoutiers, Châteauneuf, Peyrat, La Croisille, Faux la Montagne, Linards) une ou plusieurs équipes de proximité sont constituées. 
Renseignez-vous auprès du responsable de Relais (Christian Parseghian - Châteauneuf, Colette Marliangeas -Linards, Hélène Laigneau - Peyrat, Florence Sevti - Faux, Kate Mac Gee Eymoutiers, Anne-Marie Meyzeaud- La Croisille) ou au presbytère (05 55 69 11 22) ou auprès de Colette Marliangeas (06 77 04 26 30) qui coordonne l’initiation à la foi. 

Paroisse Sainte Anne - Tel 05 55 69 11 22

www.paroissesainteanne.com
Permanences lundi et jeudi de 9h30 à 11h30 

L'Eveil à la foi .
 
Il est proposé avec des animatrices aux enfants de 3 à 7 ans. Ainsi les parents qui ont demandé le baptême pour leur enfant en vue d'une connaissance de l'Évangile, pourront trouver du soutien. 
renseignements: Colette Marliangeas : 05 55 69 47 25 - 06 77 04 26 30 - marliangeas@hotmail.fr  

Eveil à la foi à Eymoutiers : samedi à 15h30, 4 avril et 16 mai - Lucie You

Inscription des enfants en CE2 : 
contact : paroisse Sainte Anne tel : 05 55 69 11 22, Colette Marliangeas : 05 55 69 47 25 - 06 77 04 26 30 - marliangeas@hotmail.fr

Catéchisme CE2, CM1, CM2 : des équipes se constituent à Peyrat le Chateau, Eymoutiers, Chateauneuf
contact : paroisse Sainte Anne tel : 05 55 69 11 22, Colette Marliangeas : 05 55 69 47 25 - 06 77 04 26 30 - marliangeas@hotmail.fr

Aumônerie :des équipes de 6ème pour les jeunes des collèges d’Eymoutiers et Châteauneuf la Forêt, se retrouveront régulièrement  pour approfondir les bases de leur foi, échanger sur leur vie au collège et leur vie de chrétien, et préparer la fête de la foi. Ils participent aux dimanches pour tous. 
Des catéchistes et animatrices accompagnent toutes ces équipes et nous serions heureux d’accueillir de nouvelles personnes pour cet accompagnement.
contact : Jean Vincent Troncard 06 85 65 00 52

La Profession de foi et la première communion sont préparés et célébrés dans le cadre du catéchisme et de l'aumônerie

Du côté des jeunes: une Équipe d'aumônerie est proposée pour les plus grands (5eme, 4eme, 3eme), qu’ils aient participé ou non à l’aumônerie ou au catéchisme.
Une aumônerie des jeunes fonctionne depuis 2017.
Contact Jean-Gab : jeangab_you@hotmail.com - tel 06 24 97 60 03.

N’hésitez pas à nous contacter pour avoir plus de renseignements, inscrire un enfant, ou proposer vos services :

contact : paroisse.sainte-anne@wanadoo.fr

L'enfance missionnaire propose un site pour les enfants de 8 -12 ans, 
pour découvrir la vie quotidienne et la vie avec Jésus d'enfants du monde entier, 
et comment devenir des enfants missionnaires

 

Pasteurs pour la paroisse Sainte Anne 
de septembre  2013 à fin août 2015

Notre curé Jean Michel Bortheirie est déchargé à partir du 1er septembre 2013 à 18h de notre paroisse.

Le père Jean Marin Longin, reste curé de la  paroisse St Léonard en Limousin ( St Léonard de Noblat) et est nommé curé modérateur de la paroisse Sainte Anne. C'est lui qui est responsable devant l'évêque.

Le père Barthélémy Binia reste curé de la paroisse St Jean Baptiste (Pierre Buffière) est nommé curé in solidum (solidaire) de la paroisse Sainte Anne

A la fin de la messe d'installation des pères Jean Marin et Barthélemy, Monseigneur Kalist a donné quelques explications sur ces changements.
Jean Michel Bortheirie a été déchargé de ses fonctions de curé de la paroisse Sainte Anne le 1er septembre au soir. Il part pour une année sabbatique. L'évêque tient à ce que les prêtres qui ont de lourdes charges aient la possibilité de se ressourcer spirituellement et intellectuellement pour être fortifiés dans l'exercice de leur ministère. C'est pourquoi, tous les ans il autorise un ou deux prêtres du diocèse à prendre une année sabbatique.
Beaucoup de travail a été fait par Jean Michel pour l’évangélisation..
Monseigneur Kalist invite la communauté de la paroisse sainte Anne à tenir bon

Il y a maintenant dans le diocèse plus de paroisses que de prêtres capables d’en assumer la charge.
Plusieurs solutions sont possibles : il peut y avoir plusieurs paroisses pour un seul prêtre, ou… une paroisse sans prêtre…. 

Monseigneur Kalist a décidé de nommer solidairement curés de la paroisse le père Jean Marin Longin et le père Barthélemy Binia. De plus, le père Jean-Marin Longin est modérateur, c’est à dire qu’il a la charge de veiller à ce que « tout se passe bien sur la paroisse ».
Et le père Barthélemy Binia est doyen des paroisses de la Haute Vienne du sud est. Pour les
quatre paroisses de ce doyenné, il coordonne leur travail pastoral et représente l’évêque. La paroisse Sainte Anne, la paroisse St Jean Baptiste, la paroisse St Léonard en Limousin en font partie.

Nous devons remercier Dieu pour ces prêtres qu’il nous donne.
Nous constituons une église Corps du Christ. Le Christ est fidèle. Avec enthousiasme, continuons l’histoire de l’église de la paroisse Sainte Anne des Monts et Rivières.

Présentation du père Barthélemy Binia
Il est né le 19 février 1944 en république démocratique du Congo Kinshasa.
Il a été cinq ans secrétaire chancelier de l’archidiocèse Kinshasa.
Il a été ordonné prêtre en 1971 dans son diocèse d’origine d’Idiofa. Il a été directeur du petit séminaire 3ans puis 8 ans curé de paroisse.
Puis il est parti au Cameroun comme prêtre Fidei Donum (Don de la Foi, pour aider un autre diocèse, en accord avec les évêques) ou il est resté, 3 ans professeur et vice-recteur du grand séminaire puis 13 ans en paroisse. 
En 2004, il y a eu jumelage avec la paroisse Saint Jean Baptiste (Pierre Buffière), dans laquelle il est venu en 2005 pour un congé sabbatique pendant lequel il a été très occupé.
Au bout d’un an, les paroissiens, les mairies et les communautés de communes ont fait une pétition pour qu’il reste.
Il a été nommé en 2006 curé Fidei Donum de la paroisse Saint Jean Baptiste. Il a renouvelé
deux fois son mandat qui devrait se terminer en 2015.
Il aime la musique, compose des chants, a édité quelques CD. Un film va paraître sur FR3 : « Un prêtre venu d’Afrique » . KTO, chaîne de télévision catholique, va passer un film qui parle aussi de deux autres prêtres d’origine africaine de la région.

Il est heureux d’apporter sa contribution dans notre paroisse pour éveiller la foi qui a  pu s’endormir, apprendre à accepter nos différences. Avec ses qualités et ses faiblesses il fera ce qu’il peut pour porter la charge de deux paroisses,.

Présentation du père Jean Marin Longin
Il est né en 1951 à Thonon les Bains (Haute Savoie) pendant les vacances, a vécu à Lyon et a une formation d’économiste.
Il a été ordonné prêtre à Lyon en 1979, où il a vécu différents ministères en paroisse, aumônerie, mouvements chrétiens d’enfants de jeunes et d’adultes.
Il est arrivé dans le diocèse de Limoges en septembre 1998 et a été 3 ans curé de Beaubreuil, puis de la paroisse Sainte Valérie à Panazol de 2001 à 2012. Il était en même temps accompagnateur de mouvements d’enfants, jeunes et adultes.
Il est depuis un an curé de la paroisse St Léonard en Limousin et maintenant curé de la paroisse Sainte Anne.

Il aime la natation, pour le bienfait du dos et le bonheur de nager, et le bricolage. 

Dans notre paroisse, il va mettre nos pas dans les orientations du diocèse. Une délégation de sept personnes participera au lancement de la priorité numéro 3 du texte d’orientation de la catéchèse du diocèse : « Rassembler un peuple ». Il va écouter, accueillir les signes du travail de l’Esprit Saint. Il va travailler avec l’équipe d’animation pastorale qui soutient le curé dans sa charge de conduire, sanctifier et enseigner au nom de Jésus Christ 

Il considère qu’il existe un trésor commun aux croyants et incroyants : 
c’est la vie de tous les jours.

 


Message du Pape François pour la Journée missionnaire mondiale
 
dimanche 19 octobre 2014 sur le thème : « La joie de l’Évangile ».


Aujourd’hui encore, très nombreux sont ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ. C’est pourquoi la mission ad gentes (vers ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ) demeure une grande urgence, à laquelle tous les membres de l’Église sont appelés à participer, parce que l’Église est, de par sa nature même, missionnaire : l’Église est née « en sortie ». La Journée missionnaire mondiale est un moment privilégié durant lequel les fidèles des différents continents s’engagent par la prière et par des gestes concrets de solidarité à soutenir les jeunes Églises des territoires de mission. Il s’agit d’une célébration de grâce et de joie. De grâce, parce que le Saint Esprit, envoyé par le Père, offre sagesse et force à ceux qui sont dociles à son action. De joie, parce que Jésus Christ, le Fils du Père, envoyé pour évangéliser le monde, soutient et accompagne notre œuvre missionnaire. C’est justement sur la joie de Jésus et des disciples missionnaires que je voudrais offrir une icône biblique, que nous trouvons dans l’Évangile de Luc (cf. 10, 21-23).

1. L’Évangéliste raconte que le Seigneur envoya les soixante-douze disciples deux par deux, dans les villes et les villages pour annoncer que le Royaume de Dieu s’était fait proche et pour préparer les personnes à la rencontre avec Jésus. Après
avoir accompli cette mission d’annonce, les disciples revinrent pleins de joie : la joie est un thème dominant de cette première et inoubliable expérience missionnaire. Le Divin Maître leur dit : « Ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. A cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : “Je te bénis, Père” (…) Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : “Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !” » (Lc 10,20-21.23). Ce sont les trois scènes présentées par Luc. D’abord, Jésus parla aux disciples, puis il s’adressa au Père avant de recommencer à parler avec eux. Jésus voulut faire participer les disciples à sa joie, qui était différente et supérieure à celle dont ils avaient fait l’expérience.

2. Les disciples étaient pleins de joie, enthousiastes du pouvoir de libérer les personnes des démons. Toutefois, Jésus les avertit de ne pas se réjouir tant pour le pouvoir reçu que pour l’amour reçu : « parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux » (Lc 10, 20). En effet, l’expérience de l’amour de Dieu leur a été donnée ainsi que la possibilité de le partager. Et cette expérience des disciples est un motif de gratitude joyeuse pour le cœur de Jésus. Luc a saisi cette jubilation dans une perspective de communion trinitaire : « Jésus tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint », s’adressant au Père et lui rendant gloire. Ce moment de joie intime
jaillit de l’amour profond de Jésus en tant que Fils envers Son Père, Seigneur du ciel et de la terre qui a caché ces choses aux sages et aux intelligents mais qui les a révélées aux tout-petits (cf. Lc 10, 21). Dieu a caché et révélé et, dans cette prière de louange, ressort surtout le fait de révéler. Qu’est-ce que Dieu a révélé et caché ? Les mystères de son Royaume, l’affirmation de la seigneurie divine en Jésus et la victoire sur satan. Dieu a caché tout cela à ceux qui sont trop pleins d’eux-mêmes et prétendent déjà tout savoir. Ils sont comme aveuglés par leur présomption et ne laissent pas de place à Dieu. Il est facile de penser à certains contemporains de Jésus qu’il a avertis à plusieurs reprises mais il s’agit d’un danger qui existe toujours et qui nous concerne nous aussi. En revanche, les “petits” sont les humbles, les simples, les pauvres, les marginalisés, ceux qui sont sans voix, fatigués et opprimés, que Jésus a déclarés “bienheureux”. Il est facile de penser à Marie, à Joseph, aux pêcheurs de Galilée et aux disciples appelés le long du chemin, au cours de sa prédication.

3. « Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir » (Lc 10, 21). L’expression de Jésus doit être comprise en référence à son exultation intérieure, où le bon plaisir indique un plan salvifique (qui sauve) et bienveillant de la part du Père envers les hommes. Dans le contexte de cette bonté divine, Jésus a exulté parce que le Père a décidé d’aimer les hommes avec le même amour qu’Il a pour le Fils. En outre, Luc nous renvoie à l’exultation similaire de Marie : « mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 47). Il s’agit de la Bonne Nouvelle
qui conduit au salut. Marie, en portant en son sein Jésus, l’Évangélisateur par excellence, rencontra Elisabeth et exulta de joie dans l’Esprit Saint, en chantant le Magnificat. Jésus, en voyant la réussite de la mission de ses disciples et, ensuite, leur joie, exulta dans l’Esprit Saint et s’adressa à son Père en priant. Dans les deux cas, il s’agit d’une joie pour le salut en acte, parce que l’amour avec lequel le Père aime le Fils arrive jusqu’à nous et, par l’action de l’Esprit Saint, nous enveloppe, nous fait entrer dans la vie trinitaire. Le Père est la source de la joie. Le Fils en est la manifestation et l’Esprit Saint l’animateur. Immédiatement après avoir loué le Père, comme le dit l’Évangéliste Matthieu, Jésus nous invite : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger » (11, 28-30). « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n.1). De cette rencontre avec Jésus, la Vierge Marie a eu une expérience toute particulière et elle est devenue « causa nostrae laetitiae ». Les disciples par contre ont reçu l’appel à demeurer avec Jésus et à être envoyés par lui pour évangéliser (cf. Mc 3, 14) et ils sont ainsi comblés de joie. Pourquoi n’entrons-nous pas nous aussi dans ce fleuve de joie ?

4. « Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 2). C’est pourquoi l’humanité a un grand besoin de puiser au salut apporté par le Christ. Les disciples sont ceux qui se laissent saisir toujours plus par l’amour de Jésus et marquer au feu de la passion pour le Royaume de Dieu, afin d’être porteurs de la joie de l’Évangile. Tous les disciples du Seigneur sont appelés à alimenter la joie de l’Évangélisation. Les Évêques, en tant que premiers responsables de l’annonce, ont le devoir de favoriser l’unité de l’Église locale dans l’engagement missionnaire, en tenant compte du fait que la joie de communiquer Jésus Christ s’exprime autant dans la préoccupation de l’annoncer dans les lieux les plus lointains que dans une constante sortie en direction des périphéries de leur propre territoire, où se trouve le plus grand nombre de personnes pauvres dans l’attente. Dans de nombreuses régions, les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée commencent à manquer. Souvent, cela est dû à l’absence d’une ferveur apostolique contagieuse au sein des communautés, absence qui les rend pauvres en enthousiasme et fait qu’elles ne sont pas
attirantes. La joie de l’Évangile provient de la rencontre avec le Christ et du partage avec les pauvres. J’encourage donc les communautés paroissiales, les associations et les groupes à vivre une vie fraternelle intense, fondée sur l’amour de Jésus et attentive aux besoins des plus défavorisés. Là où il y a la joie, la ferveur, le désir de porter le Christ aux autres, jaillissent d’authentiques vocations. Parmi celles-ci, les vocations laïques à la mission ne doivent pas être oubliées. Désormais, la conscience de l’identité et de la mission des fidèles laïcs dans l’Eglise s’est accrue, tout comme la conscience qu’ils sont appelés à jouer un rôle toujours plus important dans la diffusion de l’Évangile. C’est pourquoi il est important qu’ils soient formés de manière adéquate, en vue d’une action apostolique efficace.

5. « Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Co 9, 7). La Journée missionnaire mondiale est également un moment pour raviver le désir et le devoir moral de participer joyeusement à la mission ad gentes. La contribution économique personnelle est le signe d’une oblation de soi-même, d’abord au Seigneur puis à nos frères, afin que l’offrande matérielle devienne un instrument d’évangélisation d’une humanité qui se construit sur l’amour.


Chers frères et sœurs, en cette Journée missionnaire mondiale, ma pensée se tourne vers toutes les Églises locales. Ne nous laissons pas voler la joie de l’évangélisation ! Je vous invite à vous immerger dans la joie de l’Évangile et à alimenter un amour capable d’illuminer votre vocation et votre mission. Je vous exhorte à faire mémoire, comme dans un pèlerinage intérieur, du « premier amour » avec lequel le Seigneur Jésus Christ a réchauffé le coeur de chacun, non pas pour en concevoir un sentiment de nostalgie mais pour persévérer dans la joie. Le disciple du Seigneur persévère dans la joie lorsqu’il demeure avec lui, lorsqu’il fait sa volonté, lorsqu’il partage la foi, l’espérance et la charité évangélique.

À Marie, modèle d’évangélisation humble et joyeuse, adressons notre prière, afin que l’Église devienne une maison pour beaucoup, une mère pour tous les peuples et qu’elle rende possible la naissance d’un monde nouveau.

Du Vatican, le 8 juin 2014, Solennité de la Pentecôte.

 

DIACONAT
Impressions et réflexions sur le diacre, son rôle dans notre monde, dans l'Eglise, et auprès du peuple de Dieu, croyant et incroyant.

Le jour de l'ordination diaconale, le diacre reçoit une lettre de mission donnée par l'évêque.
Cet appel a un tronc commun : le diacre se doit à sa famille et à son milieu de travail. II peut célébrer les baptêmes, recevoir le consentement des époux lors du sacrement de mariage, présider les funérailles. Enfin, il proclame la parole de Dieu et de ce fait, il peut prêcher.
L'Évêque, le plus souvent lui donne d'autres missions définies avant l'ordination avec le consentement du futur diacre et, s'il est marié, de son épouse. Ces missions sont remises pour un temps, elles peuvent être reconduites et encouragées, ou annulées ; d'autres missions sont alors données.
Mes missions personnelles sont : au niveau diocésain, accompagner, en particulier spirituellement, la Fraternité Chrétienne des Personnes Malades ou Handicapées et sur le plan paroissial, accompagner les familles en deuil en lien avec le curé et les équipes de laïcs qui ont en charge les funérailles.
On découvre peu à peu le rôle du diacre dans la communauté et hors de la communauté chrétienne. Le diacre est le ministre du seuil (en particulier pour les incroyants), il est donné pour le peuple de Dieu, croyant et incroyant pour que celui-ci puisse s'épanouir et vivre dans la paix.
Ce ministère fut remis à l'ordre du jour par le Concile Vatican II, après des siècles de « disparition», alors qu'il était présent dès les premiers temps de l'Église primitive (voir Actes des Apôtres 6, 1-15). Ce ministère est donné pour le service du petit, du pauvre, de l'Église Corps du Christ (dans la liturgie et le témoignage auprès du peuple de Dieu). Il est vrai que, pendant des siècles, l'expression diaconale ne s'exprimait que dans une étape vers la prêtrise mais la spécificité du diacre, en tant que ministre, avait disparue. Peu à peu, le rôle diaconal, après une adaptation, revient et semble mieux compris, aussi bien par les prêtres que par les laïcs, engagés ou non.
Le serviteur n'est pas le pasteur ; il n'a pas vocation à orienter, à commander une paroisse ; il lui faut susciter des rencontres, favoriser des échanges entre chrétiens, entre des femmes et des hommes d'autres religions ou croyances avec une attention particulière aux petits et aux pauvres pour que chacun puisse se sentir aimé et servir fraternellement conformément à l'Évangile.
Chaque diacre est profondément différent dans le travail, les affinités, la sensibilité spirituelle, le caractère, comme tout homme est différent et unique. Chaque diacre s'exprimera différemment dans sa vie et dans sa mission. Le jour de son ordination, le diacre reçoit, selon Hyppolyte de Rome, l'Esprit de grâce et de zèle qui fera de lui auprès des hommes le serviteur du Christ dans la simplicité et l'humilité. Les diacres sont donc très différents ; cependant quand je les regarde, ils ont tous une petite flamme dans leurs yeux et on les sent gagnés par l'esprit de service.
Le diaconat permanent nous fait réaliser que, malgré nos faiblesses, notre caractère et peut-être notre péché, nous sommes appelés à être auprès des plus petits et des plus faibles, et en les servant nous servons le Seigneur, Celui qui n'est qu'Amour pour ces petits, ces personnes
malades ou handicapées, avec la sensation d'être entièrement dépassé par Lui qui est, qui était et qui vient.
Le diacre «accueille» les gens. Au figuré il a un pied dans l'église puisqu' ordonné et un pied dehors «sur le seuil» pour accueillir les incroyants.
Alors, nous nous partageons entre nos tâches familiales et professionnelles et notre ministère du mieux que nous le pouvons, nous adaptant aux demandes de l'Evêque et en essayant de discerner ce que le Seigneur attend de nous. Nous nous posons beaucoup de questions sur le diaconat, sur l'Eglise, sur l'avenir et nous les partageons ensemble au sein de fraternités diaconales. Le moteur de chacun, c'est la prière : liturgie des heures, rosaire, louange, liturgie eucharistique, retraites et récollections, oraison pour certains.
Si le Seigneur Dieu a besoin de nous pour le servir, nous avons un besoin essentiel de Lui, jour après jour, pour notre vie. Nous savons que vous êtes nombreux à prier pour nous tous.
Merci. Continuez. Bien fraternellement.

                                                                                                     Michel MARLIANGEAS

 

Prière d'intercession pour la paix en Syrie (septembre 2013)

      Dieu de compassion,
Écoute les cris du peuple syrien,
Réconforte ceux qui souffrent à cause de la violence,
Console ceux qui pleurent leurs morts,
Fortifie les pays voisins de la Syrie 
dans leur secours et hospitalité pour les réfugiés,
Convertis les cœurs de ceux qui ont pris les armes,
Et protège ceux qui se dévouent à la paix.

        Dieu d'espoir,
Inspire les dirigeants de choisir la paix au lieu de la violence
et de chercher la réconciliation avec leurs ennemis,
Inspire de la compassion à l'Église Universelle pour le peuple Syrien,
Et donne-nous l'espérance d'un avenir de paix fondé sur la justice.

        Nous te le demandons par Jésus Christ Prince de la Paix et Lumière du monde,

        Amen

Chaque jour pendant une semaine, du 30 août au 6 septembre, 
vous êtes invités à réciter la Prière d'intercession pour la paix en Syrie. 

Sur propositions de l'AED (Aide à l'Église en Détresse)

 

Campagne du Denier de l'Église 2015

Chers amis,

Comme chaque année, voici le moment venu de remplir votre devoir pour la marche de notre église en prenant une enveloppe pour le Denier de l'Église dans l'église de votre commune. Certains d'entre vous l'ont déjà reçue par la Poste. 

Qu'est ce que !e Denier de l'Eglise ? 

C'est une collecte qui a lieu un fois par an. C'est un devoir pour tout baptisé né dans la famille Eglise, de participer, selon ses moyens, à la vie de sa famille, la famille de Dieu.
A quoi sert-elle ? à payer le traitement de nos prêtres et religieuses et certains laïcs salariés du diocèse engagés à leur côté. Aujourd'hui dans notre diocèse, 108 prêtres et religieux, 28 animateurs en pastorale.

1. ce que vous donnez aux quêtes du dimanche ou d'autre cérémonie ne va pas dans la poche du prêtre : cet argent reste à la paroisse pour couvrir ses frais (électricité, chauffage et toutes les charges)
2. les prêtres ne reçoivent de subventions ni de l'État ni de la commune

L'Église doit donc assurer seule sa subsistance matérielle.
Chaque baptisé est responsable de la vie matérielle de l'Église, vous êtes les seuls responsables de la vie matérielle de vos prêtres et laïcs au service de l'Église.

Frères et sœurs, essayons cette année 2015 de faire un peu mieux que l'année dernière où nous avons perdu des cotisants ! Soyons généreux pour le Denier de l'Église, et pensons à nos fidèles donateurs qui ont quitté cette terre depuis l'année dernière et essayons de tout faire pour les remplacer.
Avec tous nos remerciements au nom de tous les membres engagés dans l'Église,

                                                                Père Jean-Marin Longin
                                                                Curé de la Paroisse Sainte Anne des Monts et Rivières

Des enveloppes du denier de l'Église sont à votre disposition 
dans les églises des communes de la paroisse 
à partir de la fête des Rameaux, les 28  et 29 mars .

www.collectedudenier.fr.